Etienne, ta démonstration contient une bonne part de vérité.
Toutefois, il serait trop réducteur de restreindre le rugby à "un sport de bourgeois" : en France, certaines grandes équipes ont effectivement un fort enracinement dans le monde estudiantin, que ce soit à Paris, Lyon, Bordeaux, Montpellier ou Toulouse...
Mais, tout comme en Nouvelle Zélande, Afrique du Sud, Angleterre, Ecosse ou Irlande, il y a aussi un très fort enracinement auprès de populations attachées à la terre : nombre de "fermiers" (et pas seulement "gentlemen farmer" ) ont apporté leur force physique à ce sport (Béziers, Agen, La Voulte, Narbonne, Perpignan, Bourgoin et les clubs basco-béarnais [Tarbes, Pau, Lourdes, Bayonne, à l'exception de Biarritz...] ne sont pas réputés pour avoir une base très "bourgeoise" de pratiquants...) ; et dans le Sud de la France tout comme au Pays de Galles, ce sont aussi des ouvriers (pense à Toulon notamment, mais aussi à St Nazaire plus au Nord) qui ont alimenté les équipes locales.
Message édité par CrimsonPermanent le 29-08-2007 à 06:58:53
---------------
Stultorum numerus est infinitus