L'autre jour sur Gulli, il y avait une émission sur les techniques du foot avec en guest star David Beckham. Je précise que je suis une femme qui n'y connait pas grand'chose, mais j'ai regardé presque tous les matchs de Mondial avec mon mari et intérêt. Je ne comprends pas trop le foin qu'on fait à chaque fois sur les pauvres épouses esseulées par leur mari - après tout elles n'ont qu'à aller se trouver un amant ou griller la carte bleue si elles sont si frustrées.
Bref, je me disais que c'était plutôt sympa d'avoir ce genre d'émission qui explique les gestes techniques pour les incultes telles que moi. Quand j'ai vu sur le site la rubrique "Une expression au hasard", j'ai cliqué sur "Le petit pont" pour en savoir davantage.
Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir la métaphore grotesque que le chroniqueur Benjamin Berton - visiblement très en forme cette nuit-là - a utilisée :
"Car en matière de dribble et de technique, le petit pont est plus un fantasme qu'une véritable arme offensive, le rêve d'un adversaire dont on se jouerait si facilement du haut de notre classe et de notre aisance balle au pied qu'on pourrait lui faire passer le ballon entre les jambes... comme à une fille et le récupérer derrière. [...] Le petit pont est une sorte de songe libidineux qui hante tous les footballeurs du dimanche tels que moi et qui ne leur donnera jamais autre chose que des pyjamas mouillés."
Sur ce, bonne branlette.