T.R.O.L.L = Trouble récurrent obsessionnel de la libido et la lucidité.
Le T.R.O.L.L (équivalent en anglais C.L.O.R.D. : Clear-mindedness and Libido Obsessive Repetive Disorder ) se caractérise par la présence d'obsessions et/ou de compulsions qui reviennent sans arrêt et s'expriment par des messages Internet répétitifs et considérés comme céliniens par leur auteur.
L'obsession est une pensée angoissante qui s'impose et dirige toute la vie de l'individu, au point de lui faire perdre le sens de son ridicule achevé. Tenaillée par l'angoisse, la personne tente de se soulager rapidement au travers de messages sans contenu réel et toujours basés sur la mise en cause de l'autre et l'utilisation des mots les plus insignifiants de l'époque. La répétition de messages rituels tels que "faut te faire greffer un cerveau" ou 'MDR" , appelés aussi compulsions, et l'évitement de réponses pourvues de sens font partie du trouble.
Les victimes d'un TROLL ont toutes conscience de l'absurdité de leur comportement ou de leurs pensées, mais elles ne parviennent pas à s'en débarrasser malgré leurs efforts. C'est un besoin irrépressible, incontrôlable.
Ce trouble débute soit de façon très graduelle, soit de façon rapide suite à un traumatisme.
Prévalence
Le T.R.O.L.L.est loin d'être rare, bien que l'on en parle peu, car les sentiments de honte et de culpabilité de la plupart de ceux qui en souffrent ont longtemps contribué au maintien du secret autour de cette maladie.
Sa prévalence, c'est-à-dire la proportion de personnes qui en souffrent à un moment donné de leur vie, est estimée à 8% de la population.
60 à 70 % des personnes souffrant de T.RO.L.L. seraient atteintes avant 30 ans, et 50 % avant 18 ans. Les cas qui se déclarent après 40 ans sont les plus graves et aujourd'hui quasiment impossibles à soigner.
Origine des TROLL
Rien n'a été démontré à ce jour.
Les chercheurs pensent à un dysfonctionnement de certains neuromédiateurs : la sérotonine, la dopamine, la vasopressine (actuellement à l'étude).
On soupçonne l’existence de facteurs familiaux et génétiques.
Les TROLL concernent surtout les sujets mâles (94% de la population) et sont renforcés par un célibat prolongé, accompagné des carences affectives et sexuelles inhérentes à cette situation.
La dimension psychologique de ces troubles est importante bien qu'il existe sans doute une base biologique chez un grand nombre de personnes, comme le démontrent les nouvelles techniques d'imagerie cérébrale qui permettent de visualiser les zones du cerveau impliquées, avant tout les lobes frontaux et les ganglions de la base.