(a voté) il y a quelques minutes, dans une salle qui rappelle davantage les initiatives sociales locales que les ors de la république.
vote validé par d'autres citoyens : bénévoles et souriants.
pas fâché d'avoir voté, j'ai finalement trouvé sur un bulletin un nom en qui je puisse avoir quelque chose comme de la confiance,
un effet de 'phase'; j'ai voté pour quelqu'un qui m'a semblé sincère, en plus d'être engagé politiquement.
Quelqu'un que je puisse envoyer à l'élysée en y accordant un peu de ma représentation, celle du sentiment de mes idées.
Quelqu'un avec qui, au besoin, il me semble possible de négocier, quelqu'un avec qui j'aie mieux que l'impression de partager un lexique.
très impressionné par la technicité du débat sur flu', j'en félicite les principaux intervenants (désolé, pas préparé de liste... merci à ceux qui se sont portés candidats, ceux qui ont expliqué, ceux qui ont écouté...); sur la socio, la tva, j'en passe et des meilleures et je me suis même fait un peu engueuler pour ne pas avoir respecté le sérieux de convenance.
j'ai pas choisi mon candidat pour des raisons techniques, j'ai choisi un peu à l'intuition, un peu au coeur; davantage pour des possibilités pressenties que pour des programmes établis.
j'en avais ma tasse des techniques de gestion politique, j'attends toujours un peu davantage de surprises, et dans le cas précis de cette élection, c'est pas une liste de courses techniques qui pouvait me convaincre. pour ça,les élus font bien comme ils peuvent, entre le pape et les mollahs, entre le marché et la bourse, entre leurs conjoints et leurs enfants...
il suffisait qu'un candidat me montre dans son sourire quelque chose de prometteur, quelque chose de difficile à recouvrir par les mots, quelque chose qui puisse établir un peu de confiance, qui garantisse un peu de la mutualité de cette confiance.
des bourdes, des erreurs, des approximations, même avec tous les conseillers superspécialistes du monde, il y en aura toujours, il y en aura encore, et sans doute de très belles (et de très drôles). C'est pas très grave. Ce qui est important, c'est de pouvoir penser élire quelqu'un qui semble de bonne foi.
j'ai voté, et il y avait plein de monde au bureau : des retraités, des bien sapés, un punk (???), une black avec un boubou énorme, le poivrot de la commune, un jeune couple avec son petiot, deux djeunez en cagoule turquoise, le pilier de mairie qu'arrète jamais de parler... alors j'ai pris le bulletin qui me donnait le meilleur sentiment de vouloir vivre avec et parmi eux : concitoyens, voisins et amis.
à postériori : j'y ressens quelque plaisir....