Citation :
je pense que si les fonctionnaires perdaient cette sécurité de l'emploi, ils se risqueraient moins a se mettre en grève de peur d'etre licencié comme tout salarié, et les français étant désormais logés à la même enseigne, la France pourrait espérer retrouver une certaine cohésion sociale.
cette mesure permettrait enfin a un gouvernement de réaliser son oeuvre politique sans etre freiné par les contestations d'une minorité bruyante.
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Je ne vois pas en quoi ce serait une bonne idée de supprimer la sécurité de l'emploi des fonctionnaires.
Analyse les choses en détails: qu'est-ce qui est reproché aux fonctionnaires? Essentiellement leur incompétence: (je veux dire leur "pas assez de compétence", tout étant relatif).
La seule vraie motivation qui a un sens qui fait dire aux défenseurs de l'idée de supprimer cette sécurité de l'emploi est l'affirmation qu'on finit par très mal travailler si on sait, en moyenne qu'on ne risque rien à mal (ou pas) travailler.
C'est une "réalité" humaine peu contestée certes. Le problème n'est donc pas la sécurité de l'emploi mais la possibilité de sanctionner ou de mettre une "pression" (débat difficile techniquement) pour obtenir que le fonctionnaire soit incité à ne pas s'auto-dispenser du boulot qu'il s'est engagé à faire. Mais à partir du moment où il fait bien ce boulot, il a eu confiance en un contrat qui lui garantissait l'emploi et ce serait une trahison et une escroquerie de lui supprimer la sécurité de l'emploi.
Ce sont des principes de bases: on fait une promesse on la tient.
Maintenant reste à étudier ton idée en ajoutant qu'elle stipule non pas la suppression de la sécurité de l'emploi, mais qu'elle abroge la sécurité de l'emploi pour les fonctionnaires A VENIR: ie l'état n'embouche plus en promettant de ne pas licencier. C'est un autre débat, et c'est équivalent à ne plus embaucher et à passer par des emplois honoraires. Ca peut avoir de nombreux inconvénients.
C'est plutôt dans la culture qu'il faut chercher les améliorations: celle qui "interdit" toute évaluation. Nombreux sont ceux qui sont attachés à ne pas être payés au mérite (j'entends sur le principe, je ne parle pas de ceux qui sont d'accord, mais prétendent que ce mérite est inévaluable et donc s'opposent PRAGMATIQUEMENT au "mérite" ) et là il y a un énorme problème de non prise en compte du réel: en effet, nous ne décidons pas de la pluie et du beau tps, et le monde n'est pas magique: si quelqu'un fait pas son boulot, c'est un problème et quoique fasse les jolis votes, ça ne le résout pas.
Concernant les grèves qui tu ne sembles pas aimer, là encore ça rejoint des problèmes de fond: il ne s'agit pas de contester le droit de grève (c'est une arme dans les rapports de force entre entités rapports dont il ne faut pas nier l'existence), mais de faire progresser les mentalités de manière qu'elle comprennent que croyant s'adresser au pouvoir (et elles sont bêtes le faisant) elles manifestent en fait contre les problèmes du monde. Ca c'est un problème profond: combien de tps mettront ces gens à comprendre que manifester contre des tremblements de Terre ou des pandémies ils ne changent rien, et que pour avancer ce sont de solutions et non de "dénonciations vides" dont on a besoin.
Par exemple, plutôt que manifester contre un pandémie, il faut chercher et trouver un traitement. Plutot que manifester contre le froid, il vaut mieux construire de quoi s'en protéger
etc etc
Mais la source de ce fléau des sociétés développées est qu'elles ont infantilisé leurs classes pauvres qui du coup croient que les riches ont de vraies richesses (qui supposées redistribuées sauveraient le monde)