Mardi, on a assisté au paroxysme de la mauvaise foi! Sir Sarkozy se voyait plus royaliste que le roi. Il a tenté de démontrer que sa légitimité était incontestable, voire même divine, face à une prétendante qu’il semble trouver bien hésitante. Mais ces hésitations ne sont-elles pas la force même de Mme Royal? Car, je m’en excuse, mais nous ne sommes plus dans une monarchie de droit divin : le pouvoir se base sur nous, Français. Face à un prétendant « ultra-nombriliste » (et ce n’est pas la chaîne NSTV -Nicolas Sarkozy TV- sur son site qui démentira!), s’est présentée hier, une prétendante démocrate, populaire qui souhaite redonner de la place aux Français dans la politique! Son pacte ( le terme n’est pas anodin) est le fruit de débats participatifs qui ont voulu saisir les besoins populaires (bien loin des préoccupations de Sir Sarkozy) . Or, les désirs des Français ne sont pas immuables (surtout face à une conjoncture changeante en 5 ans) et donc son pacte n’est pas totalement fixé, borné. Si les grandes lignes de son pacte sont tracées (ses sept piliers); le reste, ça reste à faire avec les partenaires sociaux, avec nous. Sir Sarkozy s’est dès lors, offusqué. Quelle idée saugrenue, de donner la parole aux sujets? Mieux vaut une politique bien tracée où l’on ne puisse pas discuter : ce sera plus efficace (cf le CPE)! En voulant être plus royaliste que le roi, sir Sarkozy s’en est réduit au vague statut de bouffon; bouffon il est vrai, divertissant à volonté une Ségolène il faut bien le dire, mardi soir, royale!