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Sarkozy, danger majeur

n°21485
ventdouest​07
Profil : Novice
Posté le 04-05-2007 à 20:02:35  profilanswer
 

Sarkozy, danger majeur
 
 
Rappel historique - "l'homme providentiel"
 
En 1933, à la suite d'une élection démocratique, Hitler accédait au pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à cause d'un chômage massif et d'une inflation galopante, créant dans l'opinion un sentiment d'amertume et le désir d'un changement fort pour remettre l'Allemagne sur la bonne voie.
 
Hitler était alors perçu comme "l'homme providentiel", le seul ayant l'autorité et la détermination nécessaires. Il bénéficiait du soutien du patronat et des classes aisées, en même temps que d'une partie des classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les médias et par la majorité de "l'intelligentsia".  
 
A l'issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands ont durablement pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de conscience n'a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy pouvait être considéré comme imposé par la défaite et l'occupation, et non véritablement choisi par les Français, alors qu'en réalité, les fascistes représentaient une force politique importante en France pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d'un large soutien populaire. Mais les Français se sont dispensés de faire leur examen de conscience, et la "bête immonde" n'a pas été éradiquée dans les esprits comme en Allemagne. D'où la montée en puissance du Front National et l'actuelle dérive du principal parti de droite (l'UMP) vers l'extrême-droite.
 
Nous sommes aujourd'hui au 21è siècle, et le fascisme est de retour avec un nouveau visage. Il a évolué vers une forme "moderne", débarrassé de l'anti-sémitisme, mais en conservant les mêmes principes et les mêmes méthodes: autoritarisme, culte de la répression, mépris de la démocratie, propagation de la haine, désignation de boucs-émissaires, et absence de scrupules ("la fin justifie les moyens" ).
 
Ainsi, Nicolas Sarkozy n'est pas anti-sémite (au contraire), mais il est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions différentes de la sienne.
 
Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la vindicte publique et en les utilisant comme boucs-émissaires:
 
- les jeunes des banlieues (les "racailles", à nettoyer au "karscher" )
- les "assistés"
- "ceux qui se lèvent tard"
- les "soixante-huitards" et l'esprit de Mai 68 (cause de tous les maux de la France selon Sarkozy)
- les syndicalistes ("ces braillards", comme il dit)
- les défenseurs des droits de l'homme, qu'il appelle avec mépris les "droits-de-l'hommistes"
 
Ce n'est pas un hasard si l'édition italienne du livre de Sarkozy a été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l'Alliance Nationale, précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien dont l'Alliance Nationale a conservé le logo, une flamme tricolore aux couleurs de l'Italie (un logo repris et mis aux couleurs de la France par le Front National).
 
Et ce n'est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième personnalité préférée des électeurs du Front National après Jean-Marie Le Pen.
 
Une personnalité inquiétante
 
Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu'il ne pense qu'à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur si il est élu. Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels.
 
Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu'il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a dit "je trouverai le responsable et je le pendrait à un croc de boucher".
 
Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera avec brutalité, "à la cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005 ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il s'empare du pouvoir.
 
Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la constitution le permet lorsque "l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".
 
 

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n°21486
ventdouest​07
Profil : Novice
Posté le 04-05-2007 à 20:04:27  profilanswer
 

Ce qu'il a fait - Le bilan de Sarkozy
 
 
- Baisse en trompe l'oeil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.
 
- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.
 
- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédant des bavures et des violences policières.
 
- Généralisation du flashball et introduction du taser
 
- Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant.
 
- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra-répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.
 
- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines.
 
- Privatisation partielle d'EDF
 
- Fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.
 
 
 
 
 

n°21488
ventdouest​07
Profil : Novice
Posté le 04-05-2007 à 20:10:17  profilanswer
 

Harcèlement policier
contre la France d'en-bas
 
A la demande d'une meilleure sécurité dans les quartiers populaires, le gouvernement français et son ministre de l'intérieur ont répondu par une répression sans précédent, orientée non pas contre les vrais délinquants, mais contre les citoyens ordinaires, et souvent, aux mépris des droits de l'homme. Et une fois de plus, dans cette hystérie répressive, il y a 2 poids et 2 mesures...
 
Quand Sarkozy en fait trop
 
 avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, une répression policière hystérique et maniaque s'est abattue sur les automobilistes, et sur les citoyens ordinaires en général.
 
Entre Orwell et Kafka !
 
Les contrôles policiers sur la route sont devenus incessants. Des amendes (qui représentent souvent le dixième d'un salaire ordinaire) sont infligées pour la moindre broutille. Ainsi, des automobilistes se sont vu infliger des amendes pour défaut d'assurance, sous le prétexte qu'ils n'avaient pas signé une petite case présente sur le certificat d'assurance et dont 90% des gens ignorent l'existence. Sous cette case, en petits caractères, il est en effet précisé que le certificat d'assurance n'est pas valable sans la signature du titulaire.
 
Encore plus fou: récemment, un automobiliste a été verbalisé parce qu'il mangeait un gâteau tout en conduisant. Sur le PV, le fonctionnaire de police a formulé l'infraction ainsi: "Conducteur d'un véhicule en mouvement ne se tenant pas constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manoeuvres qui lui incombent, par l'utilisation à la main droite d'une viennoiserie. Art. R412-6-1CR".
 
Alors que les hôpitaux et le système éducatif sombrent dans un délabrement total, des moyens démesurés sont mobilisés pour traquer l'automobiliste: patrouilles banalisées qui se fondent dans la circulation pour surprendre les conducteurs qui n'ont pas mis leur ceinture ou qui utilisent leur téléphone portable, jumelles avec visée radar pour contrôler simultanément les excès de vitesse et le port de la ceinture, surveillance du trafic par hélicoptère, radars automatiques, etc.
 
Pendant ce temps, les véritables problèmes de sécurité ne sont toujours pas résolus: racket dans les écoles, incendies de voitures, agressions, viols collectifs dans les caves des cités, cambriolages, etc. Car cette répression vise les citoyens ordinaires, et non les délinquants qui sont utiles au gouvernement pour justifier la réduction des libertés et pour maintenir la population dans le stress et la peur.
 
La démesure de la répression
 
Pour un simple excès de vitesse sans accident, le citoyen ordinaire peut désormais être condamné à 1 ou 2 ans de prison. Or compte tenu des conditions de détention et de la surpopulation carcérale, être condamné à la prison en France, c'est être condamné à être tabassé, violé, au risque d'être contaminé par le virus du SIDA, ou par la tuberculose (en forte expansion dans les prisons à cause des conditions sanitaires dégradantes qui y règnent). Sans parler des humiliations pratiquées par les gardiens (fouille au corps quotidienne, etc).
La vie de tout citoyen peut désormais être brisée pour une simple infraction routière.
 
Par ailleurs, les radars automatiques et leur système informatisé pour l'envoi des PV ont démontré leur manque total de fiabilité. De nombreux automobilistes reçoivent des amendes pour des excès de vitesse qu'ils n'ont pas commis, sur des routes qu'ils n'ont jamais emprunté. Des retraités qui n'avaient pas bougé de chez eux, ou encore un agriculteur avec son tracteur ont reçu des amendes pour excès de vitesse (le tracteur avait été mesuré à 120 km/h). Au mépris des principes élémentaires de justice dans une démocratie, les amendes des radars automatiques sont générées par un processus entièrement automatisé. De la constatation de l'infraction jusqu'à l'envoi du PV, tout est fait par des machines, sans intervention humaine et sans contrôle. Même en cas d'erreur, l'amende (souvent équivalente à un mois de salaire) doit être payée immédiatement et sans possibilité de contester l'infraction. En cas de refus de paiement, le contrevenant risque une suspension de son permis de conduire.
 
Le résultat est que chaque conducteur vit désormais dans la peur, même lorsqu'il respecte le code de la route. Et cette peur fait peut-être aussi partie des objectifs visés par cette répression policière: créer un climat d'oppression et de soumission, pour diminuer la probabilité d'une réaction de la population contre la véritable guerre sociale menée par le gouvernement Raffarin sur le terrain économique.
 
2 poids et 2 mesures, comme d'habitude
 
Pour le citoyen ordinaire, c'est donc la "tolérance zéro". Mais pour les responsables de la corruption, pour les entreprises et leurs crimes écologiques, financiers, ou sociaux, la tolérance est illimitée et l'impunité systématique.
 
Les mesures concernant la sécurité routière ne s'appliquent pas au "monde d'en-haut". Si les ministres devaient subir eux-mêmes les contraintes qu'ils nous imposent, ils ne les auraient pas décidées. Pour eux, il est hors de question de se traîner à 90 km/h et d'allonger leurs temps de transport de 50% comme les citoyens ordinaires.  
 
En Novembre 2003, le magazine Auto Plus a utilisé une jumelle-radar pour prendre Nicolas Sarkozy en flagrant délit de "grand excès de vitesse", à 103 Km sur une portion de route limitée à 70, alors que le ministre se rendait à l'inauguration d'un radar automatique. Au retour, Nicolas Sarkozy a été à nouveau flashé à 99 km/h sur la même route limitée à 70. Pour le citoyen ordinaire, un dépassement de plus de 30 km/h entraîne au minimum la suspension du permis et une amende de 760 euros.
 
Quelques jours plus tard, les gendarmes ont intercepté une voiture du ministère de l'Intérieur qui roulait à 209 km/h sur l'autoroute, au lieu de 130. Les occupants de la voiture étaient 3 policiers du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) qui retournaient vers Paris après être partis de Nantes, où ils avaient participé avec leur ministre aux "Assises des libertés locales".
 
 

n°21497
ventdouest​07
Profil : Novice
Posté le 04-05-2007 à 20:27:52  profilanswer
 

Insurrection des banlieues 2005  
 
 
INSURRECTION DES BANLIEUES
 
Sarkozy embrase les banlieues - L'état d'urgence décrété en France
 Nov. 2005
 
  L'embrasement des banlieues est (entre autre) un résultat de l'exaspération crée par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans. C'est l'échec de sa politique de "tolérance zéro", et de son choix du "tout répressif" au ministère de l'Intérieur, avec la suppression des missions de "police de proximité" axée sur la prévention, et le harcellement pratiqué par des policiers-voyous équipés de "flashballs" par Sarkozy et qui se croient tout permis.
 
Nicolas Sarkozy a déclenché ces événements par ses déclarations irresponsables devant les caméras dans ce qu'ils concevait comme une "démonstration de virilité" populiste en vue de son élection en 2007.
 
Nicolas Sarkozy vient en fait de démontrer son incapacité à exercer non seulement la fonction de président, mais aussi celle de ministre. Et ces émeutes des banlieues ne sont qu'un avant-goût de la guerre civile qu'il provoquerait si il était un jour président.
 
Il aurait du assumer ses responsabilités en démissionnant. Sa démission aurait aussi été la meilleure façon de mettre fin aux violences aussi rapidement qu'elles avaient commencé.
 
Le gouvernement de Dominique de Villepin a cependant choisi une autre voie en décrétant l'état d'urgence, en instaurant le couvre-feu.
 
Ces mesures d'exception seraient extrêmement inquiétantes si le premier ministre avait été Nicolas Sarkozy, compte-tenu du peu de considération qu'il a pour les libertés, les droits de l'homme et la démocratie. Dominique de Villepin étant un authentique démocrate, une certaine confiance peut lui être accordée pour que l'état d'urgence de donne pas lieu à des abus. Il est toutefois nécessaire de rester très vigilant sur la suite des événements.
 
La situation actuelle pourrait en effet être instrumentalisée pour développer la peur et donc la demande de sécurité d'une majorité de la population, et justifier ainsi des atteintes graves et durables aux libertés publiques dans les prochains mois, avec par exemple une systématisation de la vidéo surveillance, et le passage à un régime policier ultra-répressif.
 
Les provocations verbales de Sarkozy lors de sa visite d'une cité d'Argentueil, la mort de deux lycéens poursuivis par des policiers équipés de "flashball" (et d'humeur "méchante" d'après des témoins), ainsi que le jet d'une grenade lacrimogène par des policiers dans une mosquée (pendant la prière du dernier jour du Ramadan) ont été les évènements déclencheurs de l'insurrection. Ils pourraient bien avoir été orchestrés délibérément afin de remettre la sécurité au premier plan des préocupations des Français. Ce thème est censé être le "point fort" électoral de Sarkozy, de même que la "guerre contre le terrorisme" était censé être le point fort de Bush face à Kerry aux élections présidentielles américaines de 2004. Or parmi les préocupations des Français la sécurité avait été éclipsée par les délocalisations et les problèmes économiques au cours de ces derniers mois, amplifiant le rejet du libéralisme (et donc du programme économique de Sarkozy). Grâce aux émeutes, Sarkozy a pu revenir au premier plan de la scène politique, alors qu'il commençait à être éclipsé par De Villepin.
 
Certains observateurs évoquent aussi la possibilité que ces événements fassent partie d'un plan élaboré par les Etats-Unis en liaison avec Sarkozy afin de déstabiliser Chirac et De Villepin (devenus des hommes à abattre pour l'administration Bush) et pour mettre fin à la démocratie en France et imposer le "libéralisme" par la force.
 
Pour l'instant, aucun élément tangible ne permet de confirmer cette hypothèse, et Dominique de Villepin a annoncé l'état d'urgence en alliant la fermeté à la volonté d'apaisement. Il s'est abstenu de recourir à l'intervention de l'armée (comme le préconisait l'extrême-droite et certains partisans de Sarkozy). Il s'est également abstenu d'utiliser les dispositions de l'état d'urgence qui permettent la censure des médias. Enfin, le couvre-feu à été limité aux mineurs et à certaines villes.
 
Néanmoins, Dominique de Villepin avait annoncé que le rétablissement du calme pourrait prendre "un certain temps", ce qui ouvre la voie à une prolongation de l'état d'urgence et du couvre-feu au-delà des 12 jours prévus par la loi du 3 avril 1955 (élaborée pour maîtriser l'insurrection en Algérie). Après ces 12 jours, une loi de prolongation doit être votée par le Parlement (largement dominé par la droite au pouvoir). Le texte de cette loi est déjà en préparation et devrait être annoncé lors du prochain Conseil des Ministres. Tout cela rappelle un peu George Bush déclarant après le 11 septembre que la "guerre contre le terrorisme" était appelée à durer "plusieurs années", afin de justifier un état d'exception qui allait devenir permanent.
 


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