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Sujet : Le Contre-Grenelle de l'environnement
SkAlex Aux vues des positions actuelles du gvt, et ce n'est ni pour faire des procès d'intentions ni des condamnations morales (menfin j'en pense ce que j'en pense), il semblerait que l'on se dirige finalement à une fuite en avant avec des mesures catastrophiques telles la victoire du "tout nucléaire", du "tout routier" : le gvt a déjà prévu des investissements ds de nvlles autoroutes et ds de nvlles centrales équipée du très high-tech EPR...et en plus l'annonce d'un possible moratoire sur les OGM a été tué ds l'oeuf par notre omniprésident (qui décidemment devrait fourré son cul ailleurs des fois).
Je suis convaincu de tte façon que pour traiter réellement le pb de l'environnement, nous sommes en définitive obligé de remettre en cause tout notre système économique et financier et eventuellement se diriger vers les chemins de la décroissance. Ce n'est pas en restant ds un système dont la logique est purement productiviste (le capitalisme est basé sur le capital et plus précisément son essor, autrement dit la croissance) puisque de tte façon, nous allons arriver à une situation irréversible : nous finirons par manquer de ressources naturelles, et cette fois ci, la science ne pourra plus rien y faire.
Les hommes ont du mal à voir leurs limites qd elles ne sont pas clairement définies or, ici, il n'y a malheureusement aucune alternative plosible hormi une gestion plus équitable et moins gourmande des ressources ; notion parfaitement incompatible avec l'idée de croissance.
Comme le diraient les philosophes grecs, le problème est aussi que nos sociétés ont confondus le but et le moyen. La croissance économique a longtemps été vue comme un moyen d'en venir à un certain progrès social, humain. Aujourd'hui, la croissance est devenue une fin en soi. Le superprésident de la France ne veux pas 3% de croissance pour quelconque objectif fort et définit en terme de progrès...non, il veut 3% de croissance car celle-ci est vue comme la solution.
Il est aisé de conclure, aux vues des décalages idéologiques, que nos économie foncent finalement droit ds le mur. Une sérieuse remise en cause, au sens politique du terme, est maintenant  inévitable....c'est pour ça que je promeut le Contre-Grenelle (et pis en plus, ça s'passe chez moi :D ).

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SkAlex Aux vues des positions actuelles du gvt, et ce n'est ni pour faire des procès d'intentions ni des condamnations morales (menfin j'en pense ce que j'en pense), il semblerait que l'on se dirige finalement à une fuite en avant avec des mesures catastrophiques telles la victoire du "tout nucléaire", du "tout routier" : le gvt a déjà prévu des investissements ds de nvlles autoroutes et ds de nvlles centrales équipée du très high-tech EPR...et en plus l'annonce d'un possible moratoire sur les OGM a été tué ds l'oeuf par notre omniprésident (qui décidemment devrait fourré son cul ailleurs des fois).
Je suis convaincu de tte façon que pour traiter réellement le pb de l'environnement, nous sommes en définitive obligé de remettre en cause tout notre système économique et financier et eventuellement se diriger vers les chemins de la décroissance. Ce n'est pas en restant ds un système dont la logique est purement productiviste (le capitalisme est basé sur le capital et plus précisément son essor, autrement dit la croissance) puisque de tte façon, nous allons arriver à une situation irréversible : nous finirons par manquer de ressources naturelles, et cette fois ci, la science ne pourra plus rien y faire.
Les hommes ont du mal à voir leurs limites qd elles ne sont pas clairement définies or, ici, il n'y a malheureusement aucune alternative plosible hormi une gestion plus équitable et moins gourmande des ressources ; notion parfaitement incompatible avec l'idée de croissance.
Comme le diraient les philosophes grecs, le problème est aussi que nos sociétés ont confondus le but et le moyen. La croissance économique a longtemps été vue comme un moyen d'en venir à un certain progrès social, humain. Aujourd'hui, la croissance est devenue une fin en soi. Le superprésident de la France ne veux pas 3% de croissance pour quelconque objectif fort et définit en terme de progrès...non, il veut 3% de croissance car celle-ci est vue comme la solution.
Il est aisé de conclure, aux vues des décalages idéologiques, que nos économie foncent finalement droit ds le mur. Une sérieuse remise en cause, au sens politique du terme, est maintenant  inévitable....c'est pour ça que je promeut le Contre-Grenelle (et pis en plus, ça s'passe chez moi :D ).
failorn Je suis assez d'accord, même si ce n'est qu'une vision, celle du réseau "la décroissance", position qui fait débat au sein des "écolos"...
 
Après, sans vouloir me faire l'avocat de N.Hulot, mais son discours n'est pas bien différent de ce qui est dit dans la vidéo "en dehors de la théorie économique de décroissance"...et lorsqu'il a parlé de croissance, il n'a parlé que de croissance qualitative et a appelé à cesser de promouvoir la société du toujours plus...  
 
En ce qui concerne le Grenelle, certes, ça me fait mal au cul que ce soit le gouvernement fillon qui l'organise, mais ce sera une première et les associations ont été consultées et pu donner un avis...Peut-être qu'il n'y aura pas d'accord sur une majorité, mais l'initiative a le mérite d'exister...
Je n'ai donc pas envie d'enterrer le Grenelle avant-même sa tenue...et si je reste sceptique quand aux résultats attendus, j'attends de voir les résultats et espère qu'il en sortira quelque chose...
 
Je ne crois pas qu'il y aura d'avancée majeure sur l'automobile, sur le nucléaire non plus, ce sera très difficile, car il y aura 2 blocs qui s'affronteront, mais sur les OGM ou sur l'habitat, j'espère qu'il pourra en ressortir quelque-chose...ça serait déjà un bon début.
SkAlex Pour éclairer les indécis, voici une ch'tite lumière :
http://www.dailymotion.com/video/x [...] t_politics
SkAlex    L'organisation d'un Grenelle de l'environnement par le gouvernement Fillon n'est ni sérieuse ni crédible.
Elle n'est pas sérieuse de la part d'un Président qui vomissait il y a quelques jours encore Mai 68 et ses accords de Grenelle.
Elle n'est pas crédible de la part d'un chef d'État et d'un parti dont le programme électoral lui a valu la note déplorable de 8,5/20 lors de l'évaluation réalisée par les ONG, aujourd'hui conviées à la table officielle et pourtant peu soupçonnables de nourrir des logiques d'extrême-gauche, regroupés au sein de l' « Alliance pour la planète ».
 
Tentative de récupération
 
Ce projet d'accords de Grenelle de l'environnement constitue une tentative d'OPA sur le monde de l'écologie. Il s’agit d’une offensive pour vider l'écologie de son discours social, politique et philosophique. Il vise à  réduire l'écologie politique à une logique d'accompagnement du programme économique néolibéral de ce gouvernement.
Cette initiative est aussi la preuve que l'opération du pacte écologique de Nicolas Hulot, qui conseillait déjà l'ancien Président Chirac en matière d'écologie, a été téléguidée par les sociétés sponsors de sa Fondation proches de l'UMP et du nouveau Président de la république.
 
Contre l'écologie-spectacle
 
Nous refusons de voir l'écologie se transformer en un rapport consumériste à la nature. L'écologie est autant inséparable de son contenu politique qu'indissociable de son contenu social.
Elle s'oppose frontalement à la logique productiviste du « travailler plus pour gagner plus » qui a été au centre de la  campagne présidentielle de ce gouvernement.
L'écologie est incompatible avec la volonté forcenée de relancer la croissance. Cette course à la croissance illimitée est autant une impasse scientifique qu'un péril social et humain.
L'écologie n'est pas dissociable des choix économiques et techno-scientifiques. Elle ne s'accommode ni des options néolibérales ni des choix de société productivistes.
Les intérêts de la grande distribution ou de TF1 ne sont pas ceux de la nature ou de l'humanité.
Par nature, l'écologie politique ne peut pas être consensuelle car elle impose à faire des choix.
 
Double danger
 
Ces pseudo-accords de Grenelle constituent donc un double danger. Danger de dilution de la question environnementale, comme le prouve déjà le Ministère Borloo où l'écologie dépourvue de budget propre pèsera bien peu aux côtés des bastions des transports et de l'énergie.
Danger de détournement de la question écologique en promouvant des solutions qui ne feront qu'alimenter les régressions environnementales et sociales.
Par exemple, la promotion massive des agrocarburants relève d'un véritable crime contre les 2 milliards de paysans pauvres dans le monde alors que la sécurité alimentaire n'est pas assurée.
Nous nous opposons à toute instrumentalisation des enjeux environnementaux pour soutenir une politique qui prend aux plus faibles pour donner aux plus gros.
 
Un contre-sommet de l'écologie
 
Face à la farce des pseudo accords d'un faux Grenelle de l'environnement, nous organisons le 6 octobre un contre-sommet de l'écologie à Lyon.
Pour mettre en accusation un gouvernement dont les premières mesures ne sont pas écolo-compatibles (défense des OGM, nucléaire, tout-routier).
Pour entrer en résistance théorique et pratique contre la course à la croissance folle, le productivisme, le néolibéralisme.
Pour promouvoir une écologie politique face à une écologie des bons sentiments et de l'accompagnement qui ressemble davantage aux soins palliatifs qu'à une réorientation de nos façons de vivre, de produire et de consommer.
Ce contre-sommet réunira des associations qui luttent depuis des années sur le terrain, des intellectuels, des universitaires, des scientifiques et des politiques. Il se donnera pour objectif de définir les véritables priorités si nous voulons vraiment concilier les contraintes environnementales avec le souci de justice sociale par un retour au politique.

 
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