Citation :
Le courage politique s'arrête là où commence le pragmatisme.
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Interrogeons un peu le concept. Pragmatisme? C'est quoi?
Citation :
« Pragmatisme », vient du grec pragmata, action, ce qui atteste du souci d'être proche du concret, du particulier, de l'action et opposé aux idées abstraites et vagues de l'intellectualisme. Il s'agit en fait d'une pensée radicalement empiriste: la notion d'effet pratique est étroitement liée à la question de savoir quels effets d'une théorie sont attendus dans l'expérience.
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Le pragmatisme, en politique, c'est apprécier la validité des moyens en fonction du résultat obtenu. Il a été érigé en valeur politique notamment par Blair. Le pragmatisme, pour un socialiste (soi-disant) c'est utiliser n'importe quel moyen, y compris ceux qui appartiennent à la sphère des moyens de la droite, pour arriver à un but. Par exemple, libérer la durée journalière du travail, adopter une flexibilité absolue ou presque, afin de créer des emplois. Cela implique des présupposés du point de vue de l'appréciation des buts. C'est ne non-dit du pragmatisme.
La flexibilité du marché du travail (moyen pragmatique) crée des emplois (dit) mais augmente la précarité (non dit).
Le pragmatisme met donc en avant le comment en passant sous silence une grande partie du pourquoi. Le pourquoi s'appuie sur ce qui apparaît comme étant évident et non soumis au questionnement. Par exemple: "Il faut travailler". "Il faut de la croissance". Il faut "gagner plus". A partir du moment ou "gagner plus" est reconnu comme le souverain bien, on ne s'interroge plus que sur "les moyens" de gagner plus.
Toute la dérive de "la gauche" tient en ces termes. On adopte une série de moyens pragmatiques même si ces mesures sont traditionnellement "droitistes" parce que les buts assignés sont grosso modo les mêmes, et surtout "non interrogés".
Qu'en pensez-vous, chers amis pragmatistes?
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Membre de l'Association Internationale des Eleveurs de Débats