La Poule et l’Œuf…
En ce saint jour de Pâques 2007, jour de Résurrection Christique, il est intéressant de rapprocher Bourgeoisie et Classe Laborieuse : laquelle est la poule ? laquelle est l’œuf ?
Bourgeoisie et « Travailleuses-Travailleurs » ont exterminé ensemble depuis un siècle les aristocrates et les paysans (de l’horrible « Grande Guerre » 1914/18 à la… funeste « politique agricole commune » de l’Union Européenne, en passant par la criminelle « Épuration » de 1944/46) et… règnent en maîtres, conjointement, ici !... Depuis 1944, et surtout depuis 1958, la classe laborieuse (les salariés ouvriers et employés et les petits fonctionnaires qui constituent 80% du corps électoral) maintient au pouvoir la bourgeoisie socialo-gaulliste, ses deux partis dominants Ps et Ump.
Paul Lafargue écrivait déjà dans l’Avant-propos de son chef-d’œuvre « Le Droit à la paresse » : « La bourgeoisie, alors qu’elle luttait contre la noblesse, soutenue par le clergé, arbora le libre examen et l’athéisme ; mais, triomphante, elle changea de ton et d’allure ; et, aujourd’hui (1883), elle entend étayer de la religion sa suprématie économique et politique. (…) La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur. (…) Les révolutionnaires ont à recommencer le combat qu’ont combattu les philosophes et les pamphlétaires de la bourgeoisie ; ils ont à démolir, dans les têtes de la classe appelée à l’action, les préjugés semés par la classe régnante. »
On doit poursuivre (dans le temps et l’espace) le raisonnement de Paul Lafargue et tenter de résumer la situation présente, en actualisant le constat et en reprenant les termes de Paul Lafargue : « La bourgeoisie, alors qu’elle voulait (à la fin du XIXème et au début du XXème siècle) triompher des travailleurs, arborait la religion et la réduction des producteurs au plus petit minimum de leurs besoins. Mais, triomphante en 1944, elle a (à nouveau) changé de ton et d’allure ; et, aujourd’hui (fin XXème et début XXIème siècle), elle a fondé sur la consommation frénétique des travailleurs, en même temps qu’elle les réduit au chômage, sur la libération de leurs mœurs, sur le rejet de la religion et des valeurs morales, sur le libre-échangisme et sur la délocalisation de la production sa suprématie planétaire, mondialiste et libéraliste. La morale capitaliste frappe aujourd’hui d’anathème quiconque s’oppose au brassage des populations et à la « mondialisation », nouvelle religion du tout-fric de la bourgeoisie… La morale bourgeoise pourfend quiconque dénonce « la pensée unique libéraliste. » On peut donc et on doit reprendre, telle quelle, la conclusion de Paul Lafargue : « Les révolutionnaires ont à recommencer le combat : ils ont à démolir, dans les têtes de la classe laborieuse (la France d’En-Bas), les préjugés semés par la classe régnante (la France d’En-Haut). »
Ce sont bien ces préjugés, semés par la bourgeoisie socialo-gaulliste (au pouvoir ici depuis si longtemps) dans les têtes du peuple français, que combattent résolument d’une part Olivier Besancenot et d’autre part Jean-Marie Le Pen.
En cela, Besancenot et Le Pen mènent un « même et vrai combat révolutionnaire » contre la classe politique régnante qui a utilisé l’éducation nationale et les médias, tant publics que privés, pour conditionner le peuple français, lui inculquer des « préjugés » qui l’amène à diaboliser ces « extrêmes » et à reconduire de scrutin en scrutin les candidats bobos socialo-gaudillots.
Le peuple français (dans son immense majorité composé de travailleurs) ainsi conditionné, manipulé, est la « victime consentante » du mauvais sort qui lui est fait : il produit, il reconduit, il choisit ses geôliers, son tyran… « la bourgeoisie sortante » : il fait « la poule », « pond et couve l’œuf » qui l’empoisonne, le ruine, le réduit à l’exclusion et à la misère !
Peuple français ! en ce temps de Pâques, renaît… ressuscite…
Libère-toi de ces préjugés que les bobos socialogaudillots t’ont inculqués depuis tant d’années !
Ce 22 avril 2007, n’aie plus peur, lâche-toi : sort les sortants.
Vote « révolutionnaire » : soit Besancenot, soit Le Pen.
Saint Expédit, « la cause est urgente », veuillez l’exaucer !