La dernière en date me plaît tout autant.
Tout ministre qui brique un mandat aux législatives et qui perd les élections, perd, aussi, son ministère...
Cela appelle quelques réflexions.
- C'est un gouvernement de circonstance et de campagne ou de séduction, peu importe, lui même vient de l'avouer (implicitement) par cette "mesure"...
- Il est certain que ce n'est définitivement pas un farouche défenseur du non cumul de mandat mais vu sa conception du pouvoir, ce n'est pas une source d'étonnement.
- Je viens, aussi, d'apprendre qu'un fonctionnaire doit désormais faire preuve d'une légitimité pour espérer obtenir un poste... Belle démonstration de personnalisation du pouvoir !!
- La compétence du-dit fonctionnaire importe peu pourvu qu'il obtienne un mandat qui, du coup, justifiera son action future. Un ministre est choisi et nommé et c'est au parlement de décider si son action est légitime.
- En "obligeant", quasiment, les ministres à obtenir une circonscription, il "shunte" le parlement en envoyant un message aux citoyens/électeurs : "Mes ministres sont aussi légitimes que vos élus car eux aussi sont passés par les urnes, c'est vous qui les avez choisis, je me suis juste contenté de vous les proposer". Ainsi parla nôtre Président. Amen. Il y en a, encore, qui pense que nous sommes en démocratie ?! Plus pour très longtemps.
Ce type ose tout avec un aplomb incroyable et personne ne relève quoi que ce soit... Pourquoi s'arrêterait-il en si bon chemin ?!