Marine dragueuse impénitente :
Marine Le Pen lance un appel à Philippe de Villiers
12/01/2007 - 12h25
Bien lire au 3e para Nicolas, pas Philippe, Dupont-Aignan
PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a appelé vendredi Philippe de Villiers à se ranger derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle mais le Mouvement pour la France (MPF) a rejeté toute alliance.
"Il faut que lui et les gens qui le suivent se rendent compte que la seule chance de faire appliquer nos idées dans ce pays, c'est de se ranger derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen et de faire une grande union patriotique", a déclaré la vice-présidente du Front national sur Canal+.
Elle a précisé à Reuters que son appel s'adressait également aux "chevènementistes" et aux amis de Nicolas Dupont-Aignan, candidat hors UMP se réclamant de l'héritage gaulliste, dont les positions sont proches, selon elle, du Front national.
"Il y a notamment le refus de l'Europe, c'est le camp du 'non' au référendum sur la Constitution européenne de 2005. Ces gens-là, aujourd'hui, sont orphelins. Le seul grand candidat incarnant leurs idées, c'est Jean-Marie Le Pen", a-t-elle expliqué.
Marine Le Pen a souligné que Philippe de Villiers, candidat du MPF, plafonnait "à 2% dans les sondages" et que "la seule chance pour lui de voir appliquer ses idées" était de rejoindre l'union patriotique.
"Philippe de Villiers dit exactement la même chose que le FN à peu de choses près", a-t-elle ajouté.
Dans un communiqué, le MPF a répliqué qu'il "n'y aura aucun accord entre 'le trio Le Pen-Mégret-Dieudonné' qui appartient au passé" et Philippe de Villiers, qui entend incarner "la droite patriotique de gouvernement".
"Décidément, Philippe de Villiers passionne et obsède Marine Le Pen, preuve que sa candidature est incontournable et va créer la surprise", écrit-il.
Jean-Marie Le Pen avait déjà appelé, sans succès, au printemps dernier Philippe de Villiers à soutenir sa candidature dans le cadre de l'union des patriotes qu'il entend constituer pour la présidentielle et les législatives.
"Je pense que Le Pen, c'est fini, l'élection présidentielle le démontrera", avait alors répondu le président du MPF, tout en reconnaissant avoir des difficultés pour réunir les 500 parrainages de maires nécessaires à sa candidature.
En revanche, Bruno Mégret, qui avait été traité de "félon" par le président du Front national pour avoir fait scission en 1998, a annoncé le 20 décembre le retrait de sa candidature au profit de Jean-Marie Le Pen.
Le dirigeant d'extrême droite, qui s'efforce d'adoucir son image, s'est récemment réclamé du "centre-droit" en invoquant son appartenance en 1958 au Centre national des indépendants (CNIP) d'Antoine Pinay.
Ses adversaires rétorquent qu'il s'est fait élire pour la première fois député de Paris en 1956, sous les couleurs de l'Union et fraternité française (UFF) de Pierre Poujade.
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