Philou écrit (24/10 – 00 h 04)
« A propos du "sport", rappelez-vous de la victoire des milliardaires en short s'ébrouant sur du gazon, courant derrière une baballe, en 1998 ; les sociologues en herbe ainsi que des politiques foireux clamaient haut et fort que la victoire de cette équipe "black blanc beur" était la parfaite illustration d'une intégration réussie. »
Ah! Si je m'en souviens! Pasqua, l'initiateur des charters pour le retour des subsahariens au pays, en 1ère page du Monde le lendemain matin était prêt à donner des papiers sans condition à tous ceux qui n'en avaient pas. Et sans test ADN (à son crédit, et c'est la seule chose que j'y mettrai, il s'est récemment opposé à l'amendement Mariani).
Etienne 45-75 écrit (24/10 – 15 h 46)
« Le sport spectacle est il un outil du pouvoir?
Sport spectacle et sport business, est ce la même chose? »
Bah évidemment. S'il n'y avait pas autant de fric derrière, il n'y aurait pas autant de mouches en train de voler autour du tas de merde. Je ne vais pas ici en tartiner 20 pages. Je vous renvoie au livre déjà cité : J.M. BROHM & MARC PERELMAN "Le football, une peste émotionnelle", chapitre 2 (p.60) : "L'empire football, une multinationale du ballon rond". Édifiant! Allez, un court extrait quand même : "Le « jeu » sur la pelouse verte n'est que le prétexte visible pour d'autres jeux autrement plus sérieux : les investissements bancaires, les droits de retransmission télévisée, les recettes, les contrats de sponsoring, […] les produits dérivés, les subventions, les transferts, sans compter les « primes », les dessous de table, les doubles billetteries, les caisses noires, les détournements divers…[etc.]" Retenez les subventions. Tous les "clubs" touchent de l'argent public…. J'ai lu quelque part que plus tu es gros, plus tu touches. Faut bien payer les joueurs (et les dirigeants, et les entraîneurs, et sans doute quelques autres).
Bon, je n’ai émis un avis que sur le 2ème point : pas tout le même jour !
Philou écrit (24/10 – 16 h 36)
« Pour sortir un peu du sujet mais pas tant que ça, finalement. Il en va de même pour la culture, une autre forme de divertissement. »
Certainement. Toutefois, peut-on considérer que tout ce que recouvre la définition du mot "culture" est assimilable à du divertissement? (Et, à l'inverse, est-ce que certains spectacles peuvent être considérés comme ayant un caractère culturel?)
« Le divertissement honnête et non abrutissant est de plus en plus rare. La diversité est tuée avant même de pouvoir exister, non pas par censure mais en lui coupant les vivres.
« C'est en ça qu'elle rejoint la fonction du sport actuellement : mouler les comportements et les uniformiser.
Mis à part habiter Paris ou une ville de plus de 500 000 habitants, la diversité culturelle est pauvre, peu diffusée par manque de moyens. Elle reste située à un niveau confidentiel et associatif que seuls quelques initiés et leurs proches connaissent. »
Pour 80% des Français (c'est une estimation à moi…) l'unique mode d'accès à la "culture", c'est la télé. Pour 80% des vieux (encore une estimation à moi…), la télé, c'est TF 1, dont nous nous souvenons tous que son but c'est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau disponible….
Pour ce qui est de la diversité culturelle dans les villes de moins de 500 000 h., euh… peut-être, mais le moyen de faire autrement? Encore que : des agglomérations de 300 000 h. (par ex. Strasbourg, Angers, Dijon etc.) sans avoir 50 théâtres et 300 cinémas ont des établissements culturels largement financés par la municipalité offrant des programmes variés de "divertissements" authentiquement… culturels. Et même des agglomérations d'une centaine de milliers d'habitants (Annecy, La Rochelle…). Forcément, le choix reste restreint, et c'est tel spectacle tel jour et pas un autre. Il faut accepter de se déplacer : d'Annecy, aller à Lyon ou Grenoble pour voir une expo de peinture (ou à Genève!), ou à Vienne pour assister à un festival de jazz (et tu rentres à 2 heures du mat', pour aller bosser à 8, c'est pas terrible…)
Ah! L’autre barrière, c’est le coût. Certes, des abrutis alcoolisés peuvent payer 400 € (je dis ça comme ça) une place au noir pour un match de foutre, mais on ne peut pas être au spectacle tous les jours, à 30 € ou plus, même si on travaille plus pour gagner plus…
« Et dire que sarko impose la lecture d'une lettre d'un résistant idéologique... Finalement, comme le disait Etienne, sarko n'est peut-être pas aussi malin qu'il en a l'air en proposant la lecture d'une lettre d'un homme qui a lutté contre tout ce que ce dernier représente ! Ou alors, sarko a cru qu'en 6 mois, il pouvait amadouer un peuple entier et le rallier à sa cause sans que lui soit opposé la moindre résistance. Sans la présence d'un totalitarisme absolu, c'est chose impossible en démocratie, en tout cas pas en 6 mois ! »
Mon avis est que le nain sait très bien ce qu'il fait et même que c'est du pur calcul. En s'accaparant la mémoire d'un jeune communiste (comme il s'est accaparé Jaurès, fondateur de l'Humanité!, et Léon Blum, initiateur des 40 heures et des congés payés : travailler moins!), il veut faire croire que le clivage gauche/droite n'existe plus et que ses derniers opposants sont crispés sur des certitudes idéologiques obsolètes, dépassées, ringardes. Ne tombons pas dans le panneau!
Sargolène écrit (24/10 – 20 h 24)
« Je crois que dans notre beau pays, on est déclaré innocent tant qu'on a pas été prouvé coupable. Donc tu n'as aucune idée des casseroles qu'il [Laporte] traîne derrière lui et comme d'habitude tu juges d'après les actualités. Laporte prend la place d'un énarque ou d'un polytechnicien, ce qui me ravit, mais ces incapables là ne lâcheront pas leurs places facilement et si la calomnie peut les aider ..... Laporte est peut être coupable mais dans une démocratie on attend les preuves. »
Les énarques et surtout les polytechniciens ont mieux à faire. Les polytechniciens, en particulier, préfèrent, et de loin, les fauteuils dans les conseils d'administration des très grandes entreprises où ils s'entre cooptent à qui mieux mieux. C'est moins exposé et beaucoup plus juteux qu'un minable portefeuille de secrétaire d'état aux sports dans un ministère qui s'occupe de tout (la santé, la jeunesse, les sports), donc de rien.
La présomption d'innocence, ça c'est un sujet intéressant. Elle n'existe que dans les textes cher (chère?) Sargolène, et il est évident que c'est une incommensurable hypocrisie. Tant qu'on n'est pas jugé, en réalité, on est présumé coupable. On n'interroge pas un présumé innocent, on n'interroge qu'un présumé coupable. On ne colle pas en garde à vue un présumé innocent, on colle en garde à vue un présumé coupable. Ton rang social et/ou la couleur de ta peau peuvent être des facteurs aggravants de présomption de culpabilité… Le mec qui est pris en flagrant délit, présumé innocent ou présumé coupable? En droit strict, présumé innocent!
Par ailleurs, ce n'est pas d'abord une question de "preuve(s)". On peut disposer de toutes les preuves que tu veux, c'est le jugement qui seul fait qu'on est reconnu innocent ou coupable. Ainsi, on peut prouver que tu as perpétré un meurtre, mais si on démontre aussi que tu n'étais pas responsable de ton acte, tu ne seras pas jugé(e) "coupable" (Cf. jugement rendu récemment dans l'affaire du double meurtre d'infirmières à Pau). Pourtant, avant le jugement, dans 100/100 des cas, il n'y a rien d'autre que la présomption de culpabilité (Sarkozy et les gamins électrocutés dans un poste EDF en 2005 : la présomption d'innocence n'a joué que pour les flics, AVANT TOUT JUGEMENT…).
Sargolène a écrit (24/10 – 23 h 06)
Mais la fraude fiscale c'est un sport national en France. C'est une des plaie(s) de ce pays à mon avis.
Alors là, il y a vraiment trop de choses à dire : une autre fois!
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Qu'est-ce qu'on se marre!