PremiereTV-replay
Facebook
Vous avez aimé !
Twitter
Newsletters
Nos applis
Nos magazines
OK
forum actualité forum cinéma forum musique forum arts et scènes forum livres
forum télé et séries forum fun forum foot forum jeux vidéo forum sexe
 


 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

l'immobilier

n°15192
ifickrat
Premier Sinistre Honorifique
Profil : Tête d'affiche
ifickrat
Posté le 01-04-2007 à 23:07:53  profilanswer
 

En prenant les problèmes un par un, je suis arrivé à ce constat : la base, c'est le lieu où on habite et le lieu où l'on travaille, donc le logement, donc le foncier.
 
Question qui en découle : pourquoi les politiques ne font rien pour agir sur la base de ce problème ?
 
Imaginez un pays avec un prix de l'immobilier au mètre carré habitable juste :  
- Possibilité pour tout un chacun de se loger. Il y a la place en France ;
- Des prix (de services au moins, la distribution c'est autre chose) justes et équilibrés sur tout le territoire car le calcul du prix de revient prend en compte un prix de l'immobilier fixe ;
- Possibilité pour l'entrepreneur d'investir plus d'argent dans sa nouvelle entreprise. Argent qu'il n'aura pas mis dans l'immobilier ;
- Pour ceux qui ont les moyens, possibilités d'investir dans des énergies renouvelables ;
- Pour tous, possiblité de relancer la croissance (qui n'est que la dépense) car ++ d'argent à dépenser ;
- Possibilité pour les collectivités locales d'augmenter leurs impôts (ex : pour les communes, taxe foncière) pour pouvoir réaliser des politiques efficaces sans trop pénaliser ceux qui les payent en fin d'année.
    Dans le domaine du raisonnable bien-entendu.
    -> On peut d'ailleurs la sélection du lieu d'habitation par le particulier entre ville, banlieue, campagne, grâce non plus au prix de l'immobilier mais grâce aux impôts des collectivités conjugué avec le temps de trajet et prix de l'essence.
- Possibilité de réaliser la mixité sociale : plus de communautarismes... Dans l'idéal.
 
Certains disent : "faites des efforts, sacrifiez vous et la France ira mieux !"
Pourquoi ? En quel nom ? Alors que les solutions sont pas si loin, presque à notre portée.


---------------
Retirons nous élever nos moutons au fin fond de la campagne.
(Publicité)
n°15193
Agone
Profil : Habitué(e)
Posté le 01-04-2007 à 23:22:51  profilanswer
 

Ton raisonnement est globalement faux.
L'argent qui actuellement est consacré à l'immobilier n'est pas "perdu" comme tu sembles le croire.
Il va dans la poche des propriétaires, qu'ils vendent ou qu'ils louent.
Il est ensuite réinjecté dans l'économie.
Pas de boost de la croissance à attendre de ce côté là, donc.
Au niveau de la croissance, la seule différence qui peut résulter d'un immobilier abordable, c'est la nature des dépenses. La baisse de l'immobilier va augmenter le pouvoir d'achat des plus pauvres (qui ne sont pas propriétaires) au détriment des plus riches.  
On verra donc moins d'investissements, de consommation de luxe, mais plus de consommation de base.
 
La baisse de l'immobilier est un élément de justice sociale. Mais il ne faut pas en espérer une quelconque hausse des revenus de l'état ou hausse du pouvoir d'achat global.  
La conséquence unique est une répartition des richesses entre possédants et locataires.


---------------
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
 
                                                                                                                      Beaumarchais
n°15196
ifickrat
Premier Sinistre Honorifique
Profil : Tête d'affiche
ifickrat
Posté le 01-04-2007 à 23:48:35  profilanswer
 

J'entends tes arguments. Je parle de justice sociale.  
 
On nous a fait tout un plat du droit au logement opposable. L'Etat s'est engagé à construire des logements sociaux. Soit.
A quel prix ?
Non justice des classes moyennes face à ces logements sociaux : ceux qui peuvent y accéder et ceux qui peuvent pas, listes d'attente, etc...
Par rapport aux logements sociaux, quand ils viennent du privé, l'Etat "subventionne" les occupants en leur payant une partie des loyers. D'autre part ceux gérés par l'office HLM, une fois les charges payées, il ne reste pas grand chose à la collectivité.
 
Qui dit qu'un couple issu de classe moyenne sera pas apte à investir et soutenir des entreprises ?
Théorie qui me plait pas, parce qu'elle sous-tend actionariat.
 
Qui dit qu'un couple de classe moyenne qui en a les moyens consommera pas luxe ?


---------------
Retirons nous élever nos moutons au fin fond de la campagne.
n°15197
Agone
Profil : Habitué(e)
Posté le 02-04-2007 à 00:01:58  profilanswer
 

Citation :

Qui dit qu'un couple issu de classe moyenne sera pas apte à investir et soutenir des entreprises ?
Théorie qui me plait pas, parce qu'elle sous-tend actionariat.
 
Qui dit qu'un couple de classe moyenne qui en a les moyens consommera pas luxe ?


 
 
C'est mécanique : Quand les richesses sont concentrées, une fois que tous les besoins de base sont totalement satisfaits (logement, nourriture, équipement etc), le reste va au luxe ou à l'investissement.
 
En répartissant plus équitablement les richesses entre riches et pauvres, on diminue les flux en direction des achats luxe et investissement, étant donné que les besoins de base des destinataires de ces hausses de pouvoir d'achat ne sont actuellement pas totalement satisfaits.
 

Citation :

On nous a fait tout un plat du droit au logement opposable. L'Etat s'est engagé à construire des logements sociaux. Soit.
A quel prix ?
Non justice des classes moyennes face à ces logements sociaux : ceux qui peuvent y accéder et ceux qui peuvent pas, listes d'attente, etc...
Par rapport aux logements sociaux, quand ils viennent du privé, l'Etat "subventionne" les occupants en leur payant une partie des loyers. D'autre part ceux gérés par l'office HLM, une fois les charges payées, il ne reste pas grand chose à la collectivité.


 
Les logements sociaux, c'est une façon comme une autre de permettre au système actuel de fonctionner.
Ca permet aux plus pauvres d'accéder au logement en créant un marché parallèle, sans remettre en cause le fonctionnement du marché principal.
Dans cette affaire, ce sont les classes moyennes non propriétaires qui se font niquer. Elles payent plein pot.
 
Franchement, je pense qu'il y a une réelle volonté politique de favoriser les propriétaires. C'est assez dramatique, d'ailleurs.
 


---------------
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
 
                                                                                                                      Beaumarchais
n°15207
ifickrat
Premier Sinistre Honorifique
Profil : Tête d'affiche
ifickrat
Posté le 02-04-2007 à 11:05:35  profilanswer
 

Citation :

C'est mécanique : Quand les richesses sont concentrées, une fois que tous les besoins de base sont totalement satisfaits (logement, nourriture, équipement etc), le reste va au luxe ou à l'investissement.
 
En répartissant plus équitablement les richesses entre riches et pauvres, on diminue les flux en direction des achats luxe et investissement, étant donné que les besoins de base des destinataires de ces hausses de pouvoir d'achat ne sont actuellement pas totalement satisfaits.

Autre point de vue : les besoins de base des destinataires de ces hausses de pouvoir d'achat seront rapidement comblés si le prix de l'immobilier baisse et par suite, ces destinataires achèteront luxe et investiront.

 

Les logements sociaux, c'est pas loin d'être de l'investissement à perte (pour les collectivités), au vu des charges et autres à payer dessus.

Citation :

Ca permet aux plus pauvres d'accéder au logement en créant un marché parallèle, sans remettre en cause le fonctionnement du marché principal.

Je crois que le seuil pour accéder aux logements sociaux est encore remonté ces derniers temps. Pour un couple (je sais pas où vérifier, j'ai entendu ça à la radio), c'est 2 SMIG.
Un (r)établissement de prix de l'immobilier juste permettrait à chacun de se loger selon ses moyens et confortablement sans créer de tensions intra-utérines (mauvais terme) entre les différents niveaux sociaux en France.

 

Je vois pas comment on va s'en sortir en continuant dans la direction actuelle, c'est-à-dire en favorisant les riches propriétaires et en continuant à enculer les classes moyennes. Ou alors on va vers un système anglo-saxon et on connait les réussites sociales des pays comme la Grande Bretagne ou les Etats-Unis...

 

C'est peut-être leur nouvelle définition politique de l'Etat Providence...


Message édité par ifickrat le 02-04-2007 à 11:09:15

---------------
Retirons nous élever nos moutons au fin fond de la campagne.
(Publicité)
n°15218
Agone
Profil : Habitué(e)
Posté le 02-04-2007 à 14:07:36  profilanswer
 

Citation :

Autre point de vue : les besoins de base des destinataires de ces hausses de pouvoir d'achat seront rapidement comblés si le prix de l'immobilier baisse et par suite, ces destinataires achèteront luxe et investiront.


 
L'argent qu'ils mettaient dans le logement était directement reversé par les propriétaires en luxe et investissement.  
Il n'y aura pas "plus d'argent" si l'immobilier baisse. Il sera juste réparti différemment.  
Tout ce qui passait en loyer avant la baisse de l'immobilier sera dans un premier temps consacré à la consommation, puis, marginalement, à l'investissement.
L'investissement va donc diminuer.
 
Ca n'est pas un mal. Ca permet de relancer la consommation de façon significative, ce qui est plutôt positif.
 
Reste après à voir comment on gère cette croissance, mais ça c'est un autre débat.
 

Citation :

Un (r)établissement de prix de l'immobilier juste permettrait à chacun de se loger selon ses moyens et confortablement sans créer de tensions intra-utérines (mauvais terme) entre les différents niveaux sociaux en France.
 
 
Je vois pas comment on va s'en sortir en continuant dans la direction actuelle, c'est-à-dire en favorisant les riches propriétaires et en continuant à enculer les classes moyennes. Ou alors on va vers un système anglo-saxon et on connait les réussites sociales des pays comme la Grande Bretagne ou les Etats-Unis...


 
Je suis complètement d'accord ;)  
D'un autre côté, on commence à manquer un poil de terrains constructibles dans les grandes agglomérations. La hausse de l'immobilier, c'est la conséquence directe d'une trop grande concentration de la population.
 
Y'a de la place à la campagne, mais personne ne veut y vivre : pas assez d'infrastructures. Et c'est pas près de s'améliorer.


---------------
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
 
                                                                                                                      Beaumarchais
n°15221
ifickrat
Premier Sinistre Honorifique
Profil : Tête d'affiche
ifickrat
Posté le 02-04-2007 à 14:23:06  profilanswer
 

Citation :

Y'a de la place à la campagne, mais personne ne veut y vivre : pas assez d'infrastructures. Et c'est pas près de s'améliorer.

C'est un objet de cette politique : mettre suffisament d'infrastructures à disposition pour avoir envie de venir s'installer à la campagne.
 
Il reste dans nombre de grandes agglomérations nombre de friches industrielles à reconstruire. Me trompe-je ?
 
Autre point, autre débat sur les résidences secondaires.


---------------
Retirons nous élever nos moutons au fin fond de la campagne.
(Publicité)

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Plus de sujets relatifs à : l'immobilier

News Société
Lego au service de la dépénalisation
Il s’agit d’une insta...
Boxie, le robot documentariste
Inspiré de projets ro...
Le tank le plus cool au monde
A défaut de tirer des...
A la une rap gay Rap et homosexualité : le début du coming out ?

"J'ai toujours vu l'interdiction du mariage gay comme quelque chose de passéiste. Ce que les gens font chez eux, c’est leur affaire privée, ils ch...

.
Toutes les rubriques