qi185 a écrit :
Pougtachev et toi, Philou, vous êtes des amours! Explications:
Je ne sais pas si c'est un mal ou un bien, mais la "culture gauchiste" (je désigne par cette expression maladroite la culture qui a progressivement eu tendance à grossir et se reconnaitre dans une adhésion générale à l'idéal de gauche sans trop accepter de se lancer d'une manière bornée dans des révolutions communistes) a développé une redoutable technique. Très tôt, ses leaders charismatiques ont compris que, contrairement aux peuples de droite (notions assez floue) les gens qui pourraient être amenés (à tort ou à raison) à voter pour "la gauche" étaitent majoritairement les "faibles" (notion relative à un contexte économico-matérialiste) ou les gens, intellos, mais pas riches. L'inconvénient du capitalisme, du libéralisme enfin bref des idéologies adversaires est qu'elles ont en partie (je souligne!) un caractère sérieux et scientifique. Se heurter donc, à "l'infaillibilité" de la science était gênant et progressivement s'est mis en place un genre de "virus" (sans son sens péjoratif) linguistique. Je précise pourquoi je dis "virus". Parce que c'est un mécanisme qui s'attaque au niveau le plus profond du cerveau de la pensée, et peut donc modifier légèrement ou même beaucoup la seule chose que, normalement, tous les hommes ont en commun: un bon discernement logique. Aucun être humain normalement constitué ne fait d'erreur de raisonnement!!! (contrairement à un préjugé répandu par bcp de pédagos des maths qui se veulent supérieurs et faux). Au pire (et souvent) il fait des "mauvaises hypothèses" mais c'est tout. Par contre, si on arrive à "aliéner" les bases même du langage, on peut "hypnotiser" les gens de manière à presque arriver à leur faire faire des erreurs de raisonnements (un peu comme on fait compter 1,2,3,5,6...) les hypnotisés dans les spectacles. C'était donc une super idée et un super enje de reconstruire une "culture" langagière complètement différente. Typiquement en "apprenant" progressivement aux genx à "déifier" la collectivité (les habituer à se demander si oui ou non ceci ou cela est acceptable, tolérable (réflexe de pougatchev, par ex "tu n'es pas là pour jouer au prof" (création d'une vocation du forum), etc) pour qu'ils en "oublient" qu'elle n'existe pas en tant qu'autre chose qu'une somme d'actions modestes nécessitant de l'huile de coude, en leur rappelant très souvent que l'infaillibilité de la science n'est qu'un axiome (les habituant petit à petit à en douter, et, MAIS surtout à "jeter les arguments déplaisant à ce titre" (exemple "ouais mais là c'est de l'humain) et en faisant tout çà non pas avec des phrases classiques, mais en inventant soit des nouveaux mots soit en utilisant d'anciens mots en déclarant leur sens modifié par quelque entité surnaturelle (exemple: la "vraie" solidarité c'est..." suivi d'une déclaration enflammée sur le partage) etc, etc. Ainsi, le cerveau du "gauchiste" se retrouve comme "transcendé": il s'énivre de parler de politique avec la sensation qu'il fait partie d'un réseau privilégié convoqué par un dieu tout puissant qui l'aurait convoqué à faire un voeu, avec comme seule contrainte que c'est un seul voeu (et pas 2) et donc qu'il faut que la "collectivité" s'accorde avant d'adresser la doléance officielle à Dieu (dans un genre de mouvement "quand on veut on peut" )
C'était un double merci Philou pour ta déclaration de fréquentabilité et pour avoir "améliorer" mes exemples: [Exemple de chose imposée par la nature: l'homme est mortel Mais de par ses actions il est en quête immortalité]
Ce n'est pas si évident que ça, et surtout, pourquoi éprouver le désir de le rappeler?
Exemple de chose pour laquelle il est "légitime" de demander l'avis du peuple souverain: l'institution peut-elle se permettre de tuer (peine de mort) Quelles institutions ?? !!! Tu veux parler sans doute de système politique... Je voulais parler du choix pour ou contre la peine de mort
Exemple: quand une personne devient pauvre (à cause de sa faiblesse "relative au contexte", puis fragile physiquement, puis tombe malade et souffre atrocement, se soigne, mais mal, car maladie prise trop tard, puis meurt, l'évènement est un grand malheur! un "gauchiste" substituera le mot "injustice" au mot malheur et dira qu'il s'agit d'une grande injustice Le malheur soulève et draine des notions religieuses, où se situe l'objectivité ??!! Sans le faire exprès tu viens de donner (involontairement?) un léger coup de pied à beaucoup de laiques qui n'aiment pas que leurs paradigmes soient rapprochés du paradigme religieux: la justice est un concept religieux? Je n'ai, par ailleurs jamais parlé d'objectivité sur le fond, dans cet exemple, j'ai juste "constaté" que "la linguistique gauchiste" use de cette "équivalence" malheur<=>injustice dans ce contexte. La vocation première du syndicat est de défendre une forme de citoyenneté, pas le lobby, qui privilégie l'intérêt pur au détriment d'autrui (extérieur au lobby). T'es trop chou: heureusement qu'il n'y a pas des texts de linguistiques gauchiste. Si on te passait à leur compteur geiger, là tu serais déclaré hautement radioactif lol. Nous sommes parfaitement d'accord: le langage gauchiste prétend que défendre l'intérêt privé des salariés qui y adhère fait d'un syndicat une entité transcendante avec une noblesse émergente qui serait que cette activité se redéfinirait comme étant "de défendre une forme de citoyenneté" (Autrement dit, mon exemple était bon: le langage gauchiste voit bien une énooorme différence entre un syndicat et un lobby, comme nou s le confirme Philou)
Exemple: quand les progrès que la culture de gauche attribue à l'histoire de notre société ont imposé par la loi que les riches se montrent plus "charitables" envers les pauvres, la culture de gauche préfère requalifier le concept par le mot "solidarité" plutôt que, par exemple, appeler ça "charité obligatoire" Charité : domaine du religieux
Bah oui, comme tu dis!! Comme l'injustice, selon toi... Faudra que t'inventes un mot, le gauchisme a oublié de la faire pour le mot "justice", il ne l'a fait que pour le mot "charité", c'est à dire un mot qui veut dire "justice" mais qui ne soit pas du domaine religieux (comme "solidarité" veut dire "charité", mais avec un "refus" de la racine religieuse)
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Exemple: la culture de gauche pense qu'il existe un sens à l'expression "intérêt collectif" qui transcenderait le sens commun et factuel car contiendrait un supplément "utilité publique" non synonyme de "intéret collectif" Une somme d'intérêts privés ne font pas l'intérêt général... Comment te remercier??? Tu fais mieux que moi l'éloge de ce que je voulais illustrer par mes exemples!!!!! J'aurais dû écrire "la culture de gauche pense qu'il existe un sens à l'expression "intérêt collectif" qui transcenderait le sens commun "qui attribue la définition [interêt collectif=somme d'interêts privés composant la collectivité en question] et factuel car contiendrait un supplément "utilité publique" non synonyme de "intéret collectif" mais plutôt synonyme de intérêt général-somme d'interêts privés (signe- de soustraction)".
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