La « sécurité familiale et sociale » est une exception française légitime : elle est intimement liée aux deux principes républicains d’égalité et de fraternité et leur donne une traduction concrète et palpable par les citoyens.
Elle serait incompatible en Angleterre avec le système social de classes ou aux États-Unis d’Amérique avec le système social communautariste : deux systèmes radicalement contraires aux principes et valeurs de la République française.
Qu’elle serait belle et bonne pour toutes et tous, cette exception républicaine française, si elle n’avait été défaite et totalement dévoyée par près de cinquante années de régime socialogaulliste !
Régionalisée et vraiment fondée sur la solidarité, elle l’était, au début, c’est-à-dire dans l’immédiat après guerre.
Cependant les fédérations patronales et syndicales n’ont eu de cesse de la contrôler, de la réduire et de la compliquer depuis Paris.
Et l’interventionnisme incessant des tenants du pouvoir socialogaulliste a achevé cette mise à mal par sa concentration et, pire, par l’abandon des techniques de solidarité, tout en en creusant le gouffre financier.
La sécurité familiale et sociale française a été combattue de longue date avec acharnement par la défunte Union européenne et ses médiocres fonctionnaires « eurocrates ».
Avec la complicité totale mais discrète des gouvernants français socialogaullistes, Bruxelles a mis fin récemment, pour en précipiter la ruine, à ce qu’ils appellent son « monopole », qui n’est en fait qu’une des conditions techniques de la solidarité, fondement essentiel de la sécurité familiale et sociale.
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Un plan de réappropriation et de redressement sérieux, c’est-à-dire aux antipodes des mesures ruineuses et clientélistes des socialogaullistes, s’impose pour consolider et pérenniser une sécurité familiale et sociale « digne de la République française et au bénéfice du peuple français » :
> La nationaliser régionaliser immédiatement eu égard à la situation calamiteuse de sa gestion. Le seul moyen de la sauver.
> La débarrasser de ce qui ne relève pas des techniques de solidarité mais simplement de l’assurance obligatoire, tant en dommages qu’en responsabilités : les « accidents de la vie » privée et professionnelle (dits accidents du travail) et restituer cette branche aux assureurs (qui l’avaient avant les mesures idéologiques et spoliatrices de l’épuration dans l’immédiat après guerre). Le seul moyen d’en faire un outil efficace de solidarité.
> La réserver sous sa forme « totalement fraternelle », en contrepartie de leurs devoirs, aux citoyens français et partenaires francophones résidants. Tout en dotant les étrangers en situation régulière d’un mécanisme national, distinct et efficace d’assurance maladie et de fonds de pension de retraite - ce qui, en terme de réciprocité, va bien au delà du sort réservé aux expatriés citoyens français ou partenaires francophones par les pays étrangers.
> La réformer en se référant à ce qui a prouvé sa performance dans le dispositif dérogatoire alsacien mosellan, qui de ce fait peut disparaître sans que cela nuise aux bénéficiaires de ce dispositif.
> Innover et simplifier ses prestations, notamment familiales, en orientant (en priorité vu l’urgence) celles-ci vers « l’éducation parentale des enfants », par exemple en assurant, dès le premier enfant et jusqu’au troisième inclus, une « prestation compensatoire d’éducation parentale » servie à celle ou celui des parents qui « élève à la maison » ses jeunes enfants jusqu’à leurs 5 ou 6 ans.
Faut-il rappeler ici à celles et ceux qui l’auraient oublié, ou ne le sauraient pas, que cet exemple de prestation novatrice, fraternelle et utile à la société toute entière, était en son temps un engagement (de mémoire sous la forme habituelle de promesse électorale !) jamais réalisé du tout premier Premier ministre de la Vème République, Michel Debré, un des pères fondateurs du socialogaullisme ?...
Est-il besoin de souligner qu’une telle « prestation compensatoire d’éducation parentale » bénéficie au parent concerné indépendamment des revenus de l’autre parent et de leur situation de famille (mariés ou pacsés, divorcés ou célibataires) dans le respect des principes républicains de liberté et d’égalité ?
> Supprimer les fausses économies, parmi lesquelles le ticket modérateur « élevé et assurable » - une « invention fameuse », en réalité désastreuse et calamiteuse du régime socialogaulliste, signe et aveu de la totale incompétence partagée de ses responsables politiques, des dirigeants paritaires de la prétendue « sécurité sociale » et des fédérations patronales et syndicales, car totalement contraire aux principes républicains d’égalité et de fraternité et à la technique de la solidarité, et, qui plus est, génératrice d’une grave « casse sociale », et d’un gaspillage et d’une complexité administratifs ruineux - en le remplaçant par un ticket modérateur « très faible », par exemple1%, « applicable à toute prestation et tout bénéficiaire » mais « plafonné », par exemple par personne, par famille et par année, et « inassurable » !
Faut-il souligner ici, notamment pour les Françaises et Français qui ne le sauraient pas, que, dans le système socialogaulliste en place, les « dommages matériels à un immeuble neuf » sont mieux remboursés que les « dommages corporels à une personne malade » : les dommages à l’immeuble sont, depuis 1979, obligatoirement pris en charge au 1er Franc, toute franchise étant interdite, alors que le malade doit supporter le coût élevé du ticket modérateur ou payer une prime d’assurance complémentaire ?
C’est fou, non ?!... Pour ces gens là, un être humain malade vaut bien moins qu’une construction fissurée !…
Et à les entendre, qu’il soit « socialogaulliste de l’écurie présidentielle de gauche » ou qu’elle soit « socialogaulliste de l’écurie présidentielle de droite » : le socialogaullisme serait un « humanisme » !...
Il doit vraiment falloir fermer les yeux, se boucher les oreilles et se pincer le nez, et probablement aussi vouloir défendre un misérable avantage qu’on sait indu, pour continuer de voter pour l’un ou l’autre des deux candidats habituels du régime socialogaulliste.
> Innover et simplifier son financement tout en le maintenant « par répartition », gage de solidarité, comme décrit par ailleurs, notamment supprimer la part patronale de financement où elle n’a point lieu d’être, par exemple sur la solidarité inter générationnelle, singulièrement la retraite.
> La diriger, ses salariés et ses médecins et autres prestataires, comme une entreprise dont « les clients » (en non plus les « patients ») doivent bénéficier d’un service, une compétence et une équité exemplaires, notamment procéder aux recours contre les employeurs en cas de « maladie professionnelle » et procéder effectivement aux contrôles serrés de ses prestations et des prestataires eux-mêmes, afin « d’éradiquer la triche » structurelle ou d’opportunité tant de certains médecins et autres prestataires que de certains clients bénéficiaires. C’est le juste retour de la solidarité.
> Veiller publiquement aux résultats concrets et à l’échange et l’émulation entre les structures régionales.
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Un tel plan de consolidation de la « sécurité familiale et sociale », réappropriée et rétablie dans le respect des principes républicains, et placée sous l’autorité du Sénat devenu pour la première fois dans l’Histoire, grâce à un mode d’élection innovant, représentatif du peuple français, est non seulement réaliste mais gage de fraternité et générateur de dynamisme et d’économie au bénéfice de tous.
Tout le contraire de la misérable et ruineuse gestion socialogaulliste, n'est-ce pas ?...