TF1 NEWS
De l'incivilité au viol collectif: la dérive de huit jeunes aux assises
Par TF1 News (D'après agence), le 03 mars 2011 à 05h50, mis à jour le 03 mars 2011 à 11:13
Huit jeunes hommes sont jugés depuis jeudi dans les Yvelines. Parmi eux, cinq sont accusés d'avoir violé une jeune femme dans un RER en avril 2009.
" Jusque-là, ils commettaient des incivilités dans le RER ; un jour de 2009, ils auraient franchi un cap dramatique. Depuis jeudi, huit jeunes hommes comparaissent devant les assises des mineurs des Yvelines. Cinq sont accusés d'avoir violé une jeune femme de 18 ans ; les trois autres de n'être pas intervenus. Le procès aura lieu à huis clos, la plupart des accusés étant mineurs à l'époque.
Les faits reprochés se déroulent dans un train de banlieue le 18 avril 2009. Dans un RER entre Poissy et Les Mureaux au petit matin. La lycéenne monte dans un train au terme d'une soirée à Paris. Selon son témoignage, elle se retrouve dans le même wagon que plusieurs personnes. Elle demande une cigarette à l'un des jeunes. Toujours selon son récit, lorsqu'elle décide de descendre à l'arrêt suivant, le groupe l'agresse. Elle est violée par plusieurs garçons. Les agresseurs présumés descendent ensuite du train en gare des Mureaux après avoir volé à la victime ses papiers, son téléphone portable et son lecteur MP3.
" Un "phénomène de groupe"
Dès que la jeune femme a demandé une cigarette, "les choses ont dégénéré", explique Me Solanet, qui défend l'un des accusés, sans casier judiciaire, qui avait "à peine 16 ans". Selon la défense, les accusés reconnaissent "plus ou moins" leur participation et se rejettent la responsabilité des faits. "En fonction des déclarations de chacun, à chaque fois, il y a un meneur mais ce n'est pas toujours le même mis en cause", précise Me Balanger. La défense évoque un "phénomène de groupe" entre de jeunes garçons dont certains présentent des "fragilités", intellectuelles ou socio-éducatives selon les cas.
"Ce qui est préoccupant, c'est que ces garçons ne mesurent que très relativement la portée de leurs actes", déplore de son côté Me Maisonneuve, l'avocat de la victime. La jeune femme, qui a mis entre parenthèses ses projets universitaires depuis son agression, "attend vraiment ce procès", selon Me Maisonneuve. Outre le témoignage de la victime, les agresseurs présumés avaient été incriminés par le système de vidéosurveillance des gares mais aussi par des tests génétiques, des préservatifs usagés ayant été trouvés sur les lieux. Verdict attendu vendredi 11 mars. " "
Huit animaux irrécupérables...
Pour la jeune fille, pour sa famille, pour la société, pour ces pauvres types eux-mêmes, huit... :

Message édité par kortexe le 05-03-2011 à 07:01:04