Profil supprimé | TPM a écrit :
Ce que ce texte démontre, c’est que le socialisme, le « vrai », tel que définit par Einstein (pas ‘notre’ socialisme, je précise quand même au cas où, avec les énarques qui trainent dans le coin…) est par nature, par essence, par définition, criminel.
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On va repartir dans le bon vieux combat idéologique d'antant à ce que je vois.
TPM, ça va être long, mais je voudrais que tu lises ce développement que je vais faire, et que tu le lises attentivement pour te montrer que c'est pas si simple de condamner hâtivement
Pour continuer dans le domaine purement philosophique, je dirais que l'être humain a par essence besoin de pouvoir, de domination. Comme tous les animaux, on cherche à assouvir nos instincts.
Nous sommes depuis seulement 5000 ans dans des sociétés "civilisées", nous ne pouvons renier ce qui a été parmi nos instincts primaires pendant les autres centaine de milliers d'années. (je sais, tu te dis putain qu'est ce qu'il me raconte là ! J'y viens, mon cher )
Tout cet instinct de domination, d'être le leader d'un clan, celui qui nous avait permis il y a un certain temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre ), de prendre le dessus sur l'homme de Néandertal, notre cousin, qui s'était fait massacrer par les homo sapiens parce qu'ils n'avaient pas justement cet instinct de domination, a fait de nous les homo sapiens sapiens que nous sommes aujourd'hui, après une évolution, devant nos écrans d'ordi à tapoter et à se fritter la gueule sur ce forum .
Maintenant, ces instincts de domination, de pouvoir sur l'autre, ne sont pas acquis, ils sont innés, dans nos gênes, en chacun de nous. L'individualisme, le repli sur soi, etc...c'est la nature humain, l'essence même de ce que nous sommes. Et même dans nos sociétés, nos instincts primaires restent. On les camoufle, on vit avec des lois, des interdits, mais ils sont quand même là.
On ne peut plus dominer l'autre en lui pétant la gueule s'il nous regarde de travers ou en volant les femmes de celui qu'on peut pas saquer (je caricature un peu pour que tu comprennes ). La domination et le pouvoir a changer de forme: maintenant il domine par l'argent. Les possessions matérielles. Je suis mieux que l'autre, j'ai du pouvoir parce que moi j'ai une belle bagnole, une belle baraque, une belle piscine, etc... Là seulement je deviens quelqu'un, je monte en importance, et je me fais respecter des autres. Je viens de banlieue avec rien, tout le monde s'en fout de ma gueule.
VOILA! Une fois tout cela exposé, et la nature humaine présentée brièvement, on peut comparer le socialisme et le capitalisme.
D'un côté, on a donc un système qui n veut plus de la domination par l'argent, qui ne veut plus de la prise de pouvoir, de la volonté de certains de dominer l'autre. Economie planifiée, on est tous au même rang. Conséquence: on va complètement à l'encontre de la nature humaine, on renie ce que nous sommes, nos besoins primaires de domination, de pouvoir...nous ne pouvons renier ce que nous sommes, nous ne pouvons pas être complètement socialistes. Une part de nous reste indivudualiste, une partie de nous refuse de voir l'autre être comme nous. On ne veut pas, les faibles sont d'accord, mais les forts, ceux qui veulent prendre le pouvoir, refusent pareille hérésie. Ils veulent dominer. Le socialisme n'existe donc pas, et n'existera (à mon avis, sauf preuve un jour du contraire et je ravalerai toutes ces phrases) jamais, car va à l'encontre de la nature humaine. Le système a donc failli, et comme l'enfer est pavée de bonnes intentions: les bonnes intentions étaient légitimement de voir aucune différence sociale, mais l'enfer a été de voir des mecs comme Staline, ou comme Mao transformer leur pays en une dictature atroce.
Le capitalisme, lui, va par contre dans le sens de la nature humaine, qui fait ressortir notre bestialité, la domination de l'autre, là l'individualisme et la volonté de vaincre l'autre est plus que décuplée: que le meilleur gagne. On doit donc se lancer sur un marché, et éliminer tous ses concurrents. On doit s'enrichir, et celui qui vaincra sera celui qui aura le mieux gérer.
Conséquence: le problème est qu'en allant complètement dans le sens de la nature humaine, on ne voit plus aucune "pitié" apparaitre, la domination par l'enrichissement, par les possessions deviennent le seul but. On dit que les démocraties sont toutes capitalistes. Mais en privilégiant la domination de certains par d'autres, la démocratie avec son économie engendre sa propre dictature: celle de l'argent. Et comme toutes les dictatures, elles font des victimes. Ceux qui ont tout le gardent pour eux, et continuent à dominer ceux qui n'ont rien. Ils ne partagent pas leur pouvoir, et on voit des écarts désastreux. Le capitalisme est responsable de différentes famines, et même de guerres. Et donc, de morts.
La démocratie a engendré sa propre dictature, bien plus vicieuse en fait que le socialisme, car prêche le bon, montre un visage ou on laisse les gens faire ce qu'ils veulent, dans des Etats de droit, qui pour l'argent, asservissent les pays pauvres.
Conclusion: à ce jour, je ne veux pas que tu dises ou affirmes que le socialisme est criminel tout en pronant un capitalisme salvateur.
Le manichéisme est la pire des choses. Sans compter que je n'ai pas parler de l'écologie, dont le capitalisme, la société de consommation de masse et nos attitudes énergivores en est la principale cause. Je voulais pas débattre dessus, ce serait trop long après, mais il y aussi ce problème qui vient se rajouter en plus
Nous avons donc deux systèmes complètement opposés, aux antipodes, un qui va à l'encontre de la nature humaine, l'autre dans le sens même de cette essence.
Et deux systèmes qui faillissent, qui irrémédiablement amènent à des catastrophes, à la différence que le capitalisme est beaucoup plus subtil et sait bien mieux manipuler que l'autre pour nous faire croire qu'on est dans le bon.
Le capitalisme n'est donc pas la solution
PS: je suppose très fortement que tu vas m'allumer la gueule. Ainsi, je te propose une bonne bière tranquille avant que l'on puisse montrer notre nature humaine et tenter de dominer l'autre par les idées ce coup-ci  |