Je sais pas si la réorientation telle que tu la présentes est une bonne idée.
En tout cas si, comme tu sembles vouloir le dire, on disait aux jeunes bacheliers "ne sois pas sociologue, sois plutôt physicien".
Ou comment créer des scientifiques frustrés.
Par contre une meilleure orientation au collège et lycée, qui fait découvrir les filières existantes, avec leurs débouchés et leurs éventuels risques.
Des quotas calqués sur les "besoins du marché", je sais pas...
En fait la question que tu poses soulève la question du fondement de l'université en France.
L'université doit-elle rester un lieu d'acquisition et de discussion du savoir, quitte à perpétuer une espèce de bulle de surdiplômés en socio qui ne trouveront jamais de boulot, ou doit-elle former à un métier?
C'est un peu le point soulevé lors de l'adoption de la réforme dite LMD.
Dans l'état actuel des choses, quand tu t'engages en socio, lettres ou autre, soit tu le fais en sachant que tu vas galérer, soit tu t'en aperçois assez vite.
Donc tu as alors le choix: soit tu te réorientes pour t'assurer de trouver un "emploi stable", soit tu continues en sachant que tu prends un risque, et là c'est une question d'engagement.