Début de l'année 1831, le Congrès National donnait à la Belgique une constitution. Celle-ci organisait l'État sous la forme d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le problème qui se posait alors au Congrès était de trouver un titulaire pour exercer la fonction royale. Le choix se porta sur le prince Léopold de Saxe-Cobourg Gotha.
Depuis cela, cette tradition désuète subsiste. Des personnes comme vous et moi, ont la prétention de se placer au dessus de la société, et qui plus est, de voler le pain de la bouche des gens. Car ils ne sont pas gratuit, en plus des nombreuses propriétés qu’ils possèdent (le Château du Belvédère, le Domaine du Stuyvenberg, la Villa Clémentine, le Château de Ciergnon, le Château de Fenffe), on sort de la poche du peuple de quoi nourrir et blanchir ces individus qui font un si dur métier. En effet, une famille royale n’est pas gratuite, notre cher Albert, rien qu’a lui, nous vole 6.048.602 euros par an. Fabiola, reçoit 1.115.520,86 euros, Philippe 788.401,41 euros. Pour le prince Laurent et la princesse Astrid, la dotation est de 272.682,88 euros chacun. Bien sur, aucun d’eux ne paie d’impôts. Tout cet argent est donné par la société. Pour quoi ? Rien. Et qu’on ne vienne pas dire, en prenant pour exemple la France, qu’un président coûte cher. C’est faux, qui oserait dire qu’un président suisse ou tchèque coûte plus que notre famille Royale ? Voilà la question.
On appelle souvent la monarchie « ciment » de la Belgique. Ceci reviendrait alors à prétendre que la Belgique est une entité politique artificielle qui a besoin d'une institution d’un type féodal pour se maintenir. Pourquoi alors garder l’illusion qu’une telle entité puisse perdurer dans le temps ? Comme disait le CRK (Cercle Républicain - Republikeinse Kring), « l'argument du " ciment " est absurde, et transforme la Belgique… en ciment de la monarchie » !
La monarchie, de plus, est en contradiction avec l’article premier et vingt-et-unième de la déclaration des droits de l’homme. L’article premier dit « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité », mais le roi de par sa position se place au dessus de la société, il a, dès sa naissance, plus de droit et de dignité que le peuple. L’article vingt-et-unième dit « 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. 2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote » c’est beau la démocratie. Mon voisin veut devenir roi, le peut-il ? Ha non, désolé, tu n’as pas le sang royal. La monarchie est anti-démocratique, puisqu'elle instaure des droits liés à la naissance.
On va me dire que être républicain, c’est jouer le jeu de l’extrême droite flamande. Non. Est-ce que parce que Hitler était moustachu et végétariens que tout les moustachus végétariens sont nazis ? De plus, le Vlaams Belang a introduit en 2001, un projet de loi ayant pour but de permettre l’accès au trône de la famille royale flamande. Ce qui dérange les flamands, en fait, ce n’est pas la monarchie, mais plutôt le fait que celle-ci soit représentée par la Famille Saxe-Cobourg, francophone, symbolisant la Belgique unie.
Ensuite, la monarchie, dans son principe, est dangereuse pour notre démocratie, c’est un poison anti-politique. Elle nous habitue à la figure paternelle d’un bon roi non élu, tel le petit père des peuples en URSS stalinienne, et déforce la classe politique, elle élue démocratiquement.
Pour terminer, je dirais que l’instauration d’une république serait bien possible en Belgique. L’idée serait d’élire tous les six ans, trois dirigeants, un flamand, un wallon et un germanophone, qui assureraient leur présidence et vice présidence en tournante, sur le temps de leur mandat.
Vive la République!