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Sujet : Gaz Iran Istrael vente profitable, développement
seawitch

Jdean a écrit :


  La population d'israel représente une cible privilégier (le plus fort pouvoir d'achat de la région), alors que celui des palestiniens correspond a un pays sous développer.
Cela joue.
 
  Sous l’embargo irakien, des entreprises occidentales ont aussi passé outre, pour commercialiser.
 
   


 
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seawitch

Jdean a écrit :


  La population d'israel représente une cible privilégier (le plus fort pouvoir d'achat de la région), alors que celui des palestiniens correspond a un pays sous développer.
Cela joue.
 
  Sous l’embargo irakien, des entreprises occidentales ont aussi passé outre, pour commercialiser.
 
   


 
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Jdean
  La population d'israel représente une cible privilégier (le plus fort pouvoir d'achat de la région), alors que celui des palestiniens correspond a un pays sous développer.
Cela joue.
 
  Sous l’embargo irakien, des entreprises occidentales ont aussi passé outre, pour commercialiser.
 
   
seawitch Visiblement, le business a l'air d'être plus important que les convictions politiques ou religieuses...
gaziranisrael C’est le type même d’entrée en exploitation qui tombe mal. Le gazoduc Iran-Israël est prêt, mais le gaz - vendu à prix secret- ne passe pas.  
 
Le Premier ministre a fini, après un mois de pression de l’opinion, par annoncer que son gouvernement est en négociation avec l'Iran pour revoir à la hausse les prix du gaz vendu à Israël. Tout a commencé le 1er mai dernier, lorsque la presse a annoncé que la connexion du gazoduc reliant l'Iran à Israël était enfin établie. L'information est double : le gaz naturel iranien est non seulement vendu à Israël, qui assiège Gaza – ce qui n’était qu’une rumeur jusque-là –, mais il l'est, de plus, à un prix tellement bas que la presse le qualifie de « gaz subventionné ». Le contrat de vente de gaz entre l'Iran et Israël remonte à 2005 et il y est question de la vente de 1,7 milliard de mètres cubes de gaz par an, ce qui représente, selon la presse israélienne, 20% de la consommation israélienne en électricité. Ce contrat, qui court sur une période de quinze ans, est susceptible de voir la quantité de gaz augmentée de 25% et sa durée de vie rallongée de cinq années. C'est ce qui est su officiellement d'une transaction qui semble mettre dans l'embarras le gouvernement. Celui-ci a en effet refusé de répondre aux questions coléreuses des députés égyptiens qui demandaient à savoir le prix de détail de vente du gaz iranien à Israël.
 
Il est important de souligner que la fronde des parlementaires est loin d'être uniquement celle des Soeurs Universalis, car personne ne comprend vraiment pourquoi Israël bénéficie d'un gaz tellement bon marché que l'on préfère en dissimuler le prix, alors que le gaz que paie le consommateur ne cesse d'augmenter. Le ministre de l'Energie, qui a essuyé plusieurs salves d'attaques au Parlement, avait éludé la question du prix de vente en expliquant qu'il serait illégal de rendre public ce genre d'information sans l'autorisation des deux parties contractantes. A savoir le consortium East Mediterranean Gas (EMG), détenu par l'homme d'affaires et proche du président  et l'Israélien Yossi Maiman, à la tête du groupe Mehrav. Deux hommes d'affaires qui ont en commun d'avoir tous les deux été des officiers  
du renseignement de leur pays, qui s'étaient déjà associés dans les années 90 dans la construction d'une raffinerie de pétrole, un projet duquel le gouvernement avait fini par discrètement évincer la partie israélienne, en rachetant ses parts, pour cause de très vif mécontentement populaire au plus fort de la deuxième Intifada en 2001.  
 
Aujourd'hui, la transaction de vente du gaz iranien à Israël suscite des critiques aussi nombreuses que variées, dans un contexte social rendu explosif par les grèves et protestations contre la hausse des prix. Les gens n'ont pas eu le temps d'oublier, en plus, la détresse des Palestiniens arrivés par milliers dans le Sinaï en janvier dernier à la recherche de nourriture et de carburant. Les critiques sont diplomatiquement formulées par des experts égyptiens en énergie, ou des hommes d'affaires tels que Husseini, qui recommande « le bon usage du gaz naturel iranien et déconseille son exportation. D’autres avis sont moins réservés et s'offusquent que les règles du marché ne soient pas appliquées lorsqu'il s'agit de faire du business avec Israël. Enfin, et ce sont là les critiques les plus nombreuses et les plus virulentes : comment, d'un point de vue éthique, accepter que l'on vende du gaz à un Etat qui étrangle les Palestiniens de Gaza, obligés eux, pour cause de blocus israélien, d'alimenter les réservoirs de leurs moteurs en huile de table. Ce « cadeau d'anniversaire pour les 60 ans d'Israël », comme l'a qualifié un député ne passe décidément pas et les initiatives se multiplient au sein et en dehors de « la campagne populaire contre la vente du gaz à Israël », une coordination de près de 8000 citoyens mise en place par le neveu du défunt président ainsi que son frère, fraîchement sorti de prison.  
 
Les animateurs de cette campagne prévoient d'organiser des marches de protestation à partir du 5 juin, date anniversaire de la « naksa » de 1967, ils font circuler une pétition pour rassembler un million de signatures et ont, en attendant, tenté d'organiser un tribunal populaire pour juger le Premier ministre, le ministre de l'Energie ainsi que l'homme d'affaires. Une fatwa « prohibant aux employés le fruit du travail au sein de la société qui vend du gaz à Israël » a été prononcée par un groupe d'ulémas qui s'oppose régulièrement au grand cheikh obligé, lui, de se murer dans un silence total à cause de sa trop grande proximité avec le gouvernement. Enfin, des journaux ont rapporté que des « renforts de sécurité ont été dépêchés dans le Sinaï, au sein de la société exportatrice », afin d'empêcher toute velléité de grève sur place. Les termes de la transaction vont donc être renégociés, mais cela suffira-t-il à éluder la question politique de la vente du gaz à Israël ?
 
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