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Discussion : 7 ans de droite = faillite de la France |
| bebert. |
Le Figaro du 03/10/2007
L'ISF rapportera l'an prochain moins que cette année. Et la nouvelle fiscalité sur les dividendes coûtera très cher en 2009.
Les mesures fiscales votées cet été et celles inscrites dans les budgets de la Sécurité sociale et de l'État pèseront lourds en 2009. Selon le rapport sur les prélèvements obligatoires annexé au projet de loi de finances pour 2008, elles représentent une baisse des prélèvements de 8 milliards d'euros net en 2008, puis de 4,1 milliards d'euros en 2009. Ce qui permettra de ramener le taux de PO de 44 % de PIB en 2007 à 43,7 % l'an prochain, comme l'a annoncé Bercy la semaine dernière. Quant à 2009, le rapport ne fait pas mention d'un objectif. Mais il devrait baisser à nouveau. Durant la campagne, le candidat Sarkozy a promis de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires et de « redonner 68 milliards d'euros » aux ménages et aux entreprises. Question de compétitivité !
Le rapport sur les PO révèle que la modification de la fiscalité sur les dividendes inscrite dans le projet de budget pour 2008 coûtera très cher en 2009. À partir de l'an prochain, le contribuable aura le choix entre le système actuel - c'est-à-dire l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu - après abattements, et le prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 16 %. Cette mesure va permettre à l'État d'engranger, en 2008, 600 millions de recettes fiscales supplémentaires puisqu'il encaissera éventuellement deux années.
Les « voies et moyens »
À partir de 2009, le nouveau dispositif se traduira en revanche par une perte de recettes conséquente pour l'État, un « contrecoup » de 830 millions, bien plus que le bouclier fiscal. Compte tenu de l'ampleur de ce coup de pouce - accordé aux ménages les plus aisés -, il n'est pas très étonnant que les ministres des Finances et du Budget, Christine Lagarde et Éric Woerth, aient été assez peu diserts sur le sujet.
Un autre document annexé au projet de loi de finances pour 2008, « Les voies et moyens », permet par ailleurs d'y voir plus clair sur le rendement de l'ISF. Comme le révélait La Tribune hier, Bercy table sur 4,2 milliards d'euros de recettes l'an prochain. Un rendement en baisse qui intègre les pertes de recettes du paquet fiscal de l'été : 660 millions, dont 120 au titre de l'abattement sur la résidence principale porté à 30 %, 380 millions au titre des capitaux investis dans les PME et 160 millions pour les dons aux établissements de recherche et autres. Sans compter le bouclier fiscal à 50 % (CSG et CRDS inclus), dont le coût est estimé à 625 millions et dont Bercy ne précise pas la ventilation.
C'est beau la droite libérale [:ablette] [:ablette]
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| bebert. |
Le Figaro du 03/10/2007
L'ISF rapportera l'an prochain moins que cette année. Et la nouvelle fiscalité sur les dividendes coûtera très cher en 2009.
Les mesures fiscales votées cet été et celles inscrites dans les budgets de la Sécurité sociale et de l'État pèseront lourds en 2009. Selon le rapport sur les prélèvements obligatoires annexé au projet de loi de finances pour 2008, elles représentent une baisse des prélèvements de 8 milliards d'euros net en 2008, puis de 4,1 milliards d'euros en 2009. Ce qui permettra de ramener le taux de PO de 44 % de PIB en 2007 à 43,7 % l'an prochain, comme l'a annoncé Bercy la semaine dernière. Quant à 2009, le rapport ne fait pas mention d'un objectif. Mais il devrait baisser à nouveau. Durant la campagne, le candidat Sarkozy a promis de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires et de « redonner 68 milliards d'euros » aux ménages et aux entreprises. Question de compétitivité !
Le rapport sur les PO révèle que la modification de la fiscalité sur les dividendes inscrite dans le projet de budget pour 2008 coûtera très cher en 2009. À partir de l'an prochain, le contribuable aura le choix entre le système actuel - c'est-à-dire l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu - après abattements, et le prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 16 %. Cette mesure va permettre à l'État d'engranger, en 2008, 600 millions de recettes fiscales supplémentaires puisqu'il encaissera éventuellement deux années.
Les « voies et moyens »
À partir de 2009, le nouveau dispositif se traduira en revanche par une perte de recettes conséquente pour l'État, un « contrecoup » de 830 millions, bien plus que le bouclier fiscal. Compte tenu de l'ampleur de ce coup de pouce - accordé aux ménages les plus aisés -, il n'est pas très étonnant que les ministres des Finances et du Budget, Christine Lagarde et Éric Woerth, aient été assez peu diserts sur le sujet.
Un autre document annexé au projet de loi de finances pour 2008, « Les voies et moyens », permet par ailleurs d'y voir plus clair sur le rendement de l'ISF. Comme le révélait La Tribune hier, Bercy table sur 4,2 milliards d'euros de recettes l'an prochain. Un rendement en baisse qui intègre les pertes de recettes du paquet fiscal de l'été : 660 millions, dont 120 au titre de l'abattement sur la résidence principale porté à 30 %, 380 millions au titre des capitaux investis dans les PME et 160 millions pour les dons aux établissements de recherche et autres. Sans compter le bouclier fiscal à 50 % (CSG et CRDS inclus), dont le coût est estimé à 625 millions et dont Bercy ne précise pas la ventilation.
C'est beau la droite libérale [:ablette] [:ablette]
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| bebert. |
micky-souris a écrit :
Ca c'est comme dans les couples : 7 ans un cap difficile à passer !
Nous ne sommes pas en Argentine, mais bon effectivement la France est surendetté à hauteur de 1100 milliards d'Euros (NAn, nan, ne vous effrayez pas !!) ! Soit environ, 17500 Euros par habitant ! Ce n'est qu'une voiture aprés tout ! Une voiture que la France met 30 ans à rembourser.
Mais bon aps d'inquiétude, nous ne sommes pas en faillite : la sécu annonce encore 12 milliards de trou (en un seul trou !). Donc NON, nous ne sommes pas en faillite et ni une entreprise, sinon avec de tels chiffres, la France serait une entreprise deja revendu pour etre délocaliser en Chine !!! ;)
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ce qui est troublant dans cette histoire, c'est que pour faire des cadeaux fiscaux aux classes les plus aisées, on ne parle pas de faillite :D Par contre, quand on aborde les régimes spéciaux de retraite, la baisse du nombre de fonctionnaire, la sécurité sociale, etc, là subitement, on évoque la situation financière de la France. :D Bref, après avoir offert 15 milliard aux nantis, on vient expliquer aux plus modestes qu'il faut se serrer la ceinture au regard de l'état des finances de la France :sarcastic:
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| bebert. |
Le Monde du 24/09/2007
Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier". Les propos de François Fillon, tenus vendredi 21 septembre en Corse devant des agriculteurs, n'ont pas fini de faire réagir les opposants au gouvernement. Le premier ministre a ensuite affirmé avoir voulu utiliser "une image" pour expliquer la nécessité de réformes en France.
Mais pour François Bayrou, qui avait axé une partie de sa campagne présidentielle sur la question de la dette, ces propos constituent "un aveu estomaquant" et "une autocritique" après le vote du paquet fiscal. Le gouvernement "a décidé, en contradiction absolue avec le bon sens, de creuser le déficit en dépensant 15 milliards d'euros par an pendant la législature au profit de ceux qui avaient déjà beaucoup" dans le cadre du paquet fiscal voté à l'été, a-t-il dit.
"FAILLITE DE LA DROITE"
"Faillite ? Mais non, certainement pas !", a pour sa part estimé l'ancien premier ministre Lionel Jospin sur France 2. Il a accusé la droite d'avoir fait "exploser la dette" depuis 2002, année où i la quitté le pouvoir. Le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, a réagi en estimant que si faillite il y a, "c'est d'abord la faillite de la politique de la droite depuis 2002". Le gouvernement "a distribué 15 milliards d'euros" avec le paquet fiscal pendant l'été et "il se trouve à l'automne fort dépourvu", a souligné M. Le Foll.
L'ancien premier ministre Dominique de Villepin n'a pas mâché ses mots. Il a été l'un des premiers à réagir, affirmant avoir "laissé l'Etat dans une situation meilleure qu'aujourd'hui". Sous son gouvernement, a expliqué l'ex-premier ministre sur Europe 1, la France bénéficiait d'une croissance supérieure, d'"un chômage qui a baissé de 2 points" et d'"une politique de désendettement qui avait amélioré les choses". "Depuis, on a dépensé beaucoup d'argent, plus de 15 milliards, qui ont aggravé la situation financière".
"Il ne faut pas faire de procès à François Fillon", a ajouté M. de Villepin, disant "comprendre" que l'hôte de Matignon ait voulu "noircir le trait (...) pour des raisons pédagogiques".
Ben voyons :D
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| bebert. |
FILLON avoue :whistle: Le premier ministre est revenu lundi matin sur son diagnostic alarmant de l’état des finances publiques, qui a déclenché une vive polémique ce week-end. Pour lui, "nous sommes devant l’échec d’un système".
Expliquer sans se renier. Voilà la tâche à laquelle François Fillon s’est attelée lundi matin sur RTL. Lui qui avait déclaré vendredi en Corse « être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite », suscitant du même coup la polémique au sein de la classe politique, est revenu sur ses propos rappelant qu’il s’agissait d’une « image » qu’il avait utilisée « pour (se) faire comprendre ».
Réitérant ses avertissements, François Fillon a évoqué « une situation qui n’est plus supportable ». « Nous sommes devant l'échec d'un système », a-t-il déclaré, en appelant les Français à « changer d'état d'esprit ». «Ce que j'ai voulu dire c'est qu'il fallait qu'on change d'esprit, que l'État ne pouvait plus répondre à toutes ces demandes», a expliqué François Fillon. « N'importe quel chef d'entreprise, n'importe quel chef de famille, n'importe quel agriculteur comprend qu'on ne peut pas continuer à emprunter pour financer des dépenses de fonctionnement », a ajouté le premier ministre avant de rappeler que la France n'avait plus eu de budget en équilibre « depuis 1974 ». « La dette de l’état c’est la dette des Français », a lancé le chef du gouvernement, souhaitant par un discours de vérité incarner la « rupture », thème cher au président de la République. François Fillon a d’ailleurs rappelé que si les mots pouvaient différer, il était en complet accord avec Nicolas Sarkozy sur la méthode.
Taxer les stock-options, « pertinent »
Interrogé sur le coût important du paquet fiscal (loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat), voté dans ce contexte financier calamiteux, le premier ministre s’est défendu en vantant les résultats futurs. Il a aussi rappelé que ces mesures allaient « seulement rentrer en application » et « n'ont donc pu avoir d'effets sur la croissance », critiquant au passage son prédécesseur à Matignon, Dominique de Villepin. Celui-ci avait vivement réagi aux propos de François Fillon, en affirmant notamment avoir «laissé l’Etat dans une situation meilleure qu’aujourd’hui». « Le budget que nous exécutons est le sien », a rétorqué François Fillon sur RTL.
Alors que l’OCDE et Bruxelles ont revu en forte baisse leurs prévisions de croissance, François Fillon s’est lui voulu rassurant sur la croissance française indiquant que le gouvernement tablait sur une hypothèse « de l'ordre de 2,2% » pour l'année 2008. Cette prévision « est celle que fait le FMI (Fonds monétaire international, ndlr) pour notre pays » et « elle n'est pas très éloignée de celle que fait l'Union européenne », a-t-il fait valoir.
Enfin, le premier ministre a estimé que la proposition de Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, de taxer les stock-options était "pertinente". "Je pense personnellement que tous les revenus devraient participer au financement de la protection sociale pour laquelle j'ai confié au Conseil économique et social la mission de réfléchir et de donner un avis sur l'élargissement de l'assiette des cotisations sociales", a-t-il ajouté.
Là, c'est de la faute au gauchistes et aux soixante-huitards ? :sarcastic: :sarcastic:
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