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Sujet : vers une bipolarisation UMP - PC ? |
| clems22 |
Salut !
Je suis pour ma part assez conforté dans l'idée que la bipolarisation traditionnelle de la vie politique (en France : UMP/PS) a de beaux jours devant elle ! 1°) Le PCF est quasiment mort désormais, et je ne pense pas que Fabius ou Mélenchon s'en rapprochent. Je crois plutôt que ce sont les communistes qui, désemparés, se rapprochent de la frange la plus à gauche du PS pour tenter de reconquérir des électeurs perdus. La LCR et peut-être les Verts ont sans doute de beaux jours devant eux, mais ils ne feront que remplacer les bons résultats de gauche remportés jadis par un PCF en bonne santé.
2°) Le Modem est inexistant ! Les municipales, les cantonales et les législatives ont été de lourds échecs, leur chef de file, auto-proclamé homme d'Etat de stature quasi-présidentielle, n'a pas été capable de se faire élire à Pau. Il n'y a eu qu'un succès de circonstance, au moment de la présidentielle, basé sur les controverses à l'égard des deux principaux candidats. Voilà pourquoi Bayrou n'était pas un candidat sérieux : son succès même portait le sceau du troisième homme, puisqu'il se nourissait des soucis rencontrés par Royal et Sarkozy dans leurs campagnes respectives. Le bon score (18,57%) du 1er tour ne doit pas faire oublier ceux de Royal et Sarkozy : avec 25,87% pour l'une et 31,18% pour l'autre, ça fait 57,05% des français qui, dès le 1er tour, se sont exprimés soit en faveur de l'UMP, soit en faveur du PS. Sur les quatre élections ayant eu lieu depuis un an, 2 (présidentielles et législatives) ont fait gagner la droite, et 2 (municipales et cantonales), la gauche : autant de signes flagrants d'une vraie bipolarisation UMP/PS ! |
| nicholas_hutchinson |
pour revenir au sujet de base du fil; la bipolarisation de la vie politique existe en france, mais elle est trés atténuée par rapport à ce qui existe chez nos voisins anglo-saxons, allemands et états uniens, voire espagnols. il existe six familles politiques qui se répartissent symetriquement à partir d'un point central, et qui sont constitutives de notre identité politique, à gauche comme à droite.
pour faire simple, il y a de chaque coté:
- un pole revolutionnaire (le pcf et les trotskards à gauche, le fn et divers groupuscules à droite)
- un pole conservateur (le ps vs l'ump)
- un pole progressiste (la gauche sociale dem d'un coté, l'ex-udf democrate-chretienne pour faire simple, l'ancien radicalisme d'hier).
à mon avis, ca ne changera pas, seul le poids de chaque partie vrie au fil de l'histoire.
ca se verifie depuis que la france a un parlement, il y a toujours eu ces trois composantes de chaque coté de l'echiquier politique.
ensuite, idéologiquement, les grandes lignes de chaque famille ont pu évoluer, voire changer (il est evident qu'il y a peu de rapport entre l'ultrisme royaliste de la periode revolutionnaire et le populo-nationalisme de le pen, de meme que robespierre et krivine ne sont pas identiques - sarkozy n'est pas lamartine, etc).
c'est d'ailleurs un exemple qui s'est solidifié au fil des époques, d'identité propre à la france - puisque le sujet est brulant, l'identité politique de la france, c'est ça, cette diversité permanente et variable, et personne ne l'a imposé, elle répond simplement à la nature de la nation francaise politiquement, pour des raisons multiples et qui s'enrichissent au gré des luttes politiques de chaque époque, attenuant l'impact des combats les plus anciens et laissant la place à des idées en phase avec ce que traverse la société francaise).
comme je m'ai pas relu, je sais pas si c'est clair ni si c'est interessant. si ca se trouve c'est du verbiage de comptoir généraliste. m'en fous, j'ai pas dormi depuis 2 jours, c'est une excuse valable. |
| micky-souris |
Le futur paysage politique ne changera pas fondamentalement : malgré tout ce qu'on nous fait croire, il ne se passe fondamentalement rien, puisqu'il n'y a pas de reel renouveau politique : Fabius, DSK, et même Sarko, sont là depuis trés longtemps en politique ! Mitterand est passé en 81, et tout un espoir avec. Un espoir qu'il allait y avoir une révolution culturelle et sociale. Mais rien. Sarko est là, et ceux qui ont voté pour lui fondent les mêmes espoirs que pour ceux qui avaient voté Mitterand : le changement. Mais il faut comprendre que le changement ne peut pas venir de la classe politique tant que la population elle-même ne veut pas de ce changement. Et, on peut tout de même constater que les Français sont conservateurs. Il y aura certainement quelques petites révolutions sociales à gauche à droite, mais fondamentalement, la mentalité ne changera pas. La situation économique de la France par rapport à sa position dans le monde nécessite certains changements rapides. Mais tout comme l'information, l'économie a changé trés vite, plus vite que ne peuvent le suivre les mentalités, qui elles ont besoin du changement de génération pour évoluer : soit 25 ans ! La révolution si elle doit être faite, c'est par le peuple, toujours par le peuple ! |