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Discussion : L’Euro : le bouc émissaire européen
maxime kinder Après un grand tapage médiatique fait par les médias, ces dernières semaines, sur la faute à l’euro si  la relance économique en Europe bat de l’aile ,voici une interview révélatrice sur l’euro , faite à  Monsieur C. d’Alelio,politicien européen de la nouvelle génération, Co-Secrétaire (le Président est Jacques Santer ,déjà Président de la Commission Européenne)  d’un  cercle de réflexion, au cœur des institutions européennes à Bruxelles.  
 
Monsieur d’Alelio , que pensez-vous des innombrables attaques lancées contre  l’euro, ces dernières semaines, par plusieurs candidats à la présidentielle française ?
 
Cela ne me surprend pas car, pour apaiser les craintes des citoyens français sur leur avenir dans une Europe en pleine mutation, il est facile  pour les candidats,en panne d’arguments sur l’économie du pays ,de dévier l’attention de l’électorat sur l’euro.
 
Oui,mais vous ne pouvez pas nier que, depuis l’entrée de l’euro en janvier 2002,le pouvoir d’achat des citoyens a sensiblement diminué .
 
C’est un fait, l’entrée de l’euro a modifié d’une façon importante la vie du consommateur de Euroland.Mais il est regrettable  que ce changement ne se soit pas fait,comme cela aurait dû se passer, en faveur des citoyens européens .
 
Pourriez-vous mieux nous expliquer ?  
 
Le pouvoir d’achat des citoyens  aurait dû non seulement augmenter avec l’introduction de l’euro,mais également se diversifier ,car les marchandises de la zone euro
auraient  pu  profiter ,grâce au régime de la libre circulation mis en place depuis 1993 dans l’Union Européenne, de la disparition de la disparité entre les différentes monnaies.
Le commerce européen,grâce à l’euro,ne  dépend plus des aléas  
des bourses mondiales qui,au quotidien, influençaient  les taux de change des devises européennes.Des épargnes importantes sur les commissions de change des banques auraient dû permettre,en particulier aux PME, de pouvoir présenter sur le marché des produits avec des prix au rabais.
 
 Mais,depuis 2002, le prix des produits de consommation a augmenté  et non  pas diminué !
 
C’est à cela que je voulais en venir,Monsieur Kinder . « Hic fecit cui prodest ».  
 
A’ qui profite donc cette situation , Monsieur d’Alelio ?
 
Je crois que les responsabilités sont à rechercher du côté des organismes de contrôle des Etats membres, y compris la France,qui n’ont pas vu arriver la vague spéculative faite par les commerçants, grands et petits.
De surcroît,une étrange façon de calculer l’inflation, dans la zone euro,est appliquée  par les instituts préposés au monitorage des prix à la consommation.
 Même un enfant se serait aperçu que, dès l’introduction de l’euro, le prix des produits de grande consommation a fait un bond en avant de 20/30% et non pas de quelques pour cent seulement, comme tous les Etats membres s’obstinent,à tort,  à en informer  la population depuis  5 ans.
 
Que  pouvez-vous  dire  en défense de l’euro ?
 
Innombrables sont les arguments en défense de l’euro.Je vous en expose un  :
-  depuis trois ans,le prix du baril de pétrole est en augmentation exponentielle.En fixant le prix du baril de pétrole en dollars,l’euro qui, depuis plus de deux ans, vaut 30% de plus que le dollar aurait dû bénéficier de cette marge importante.
Concrètement, si,par exemple, le prix du baril  est en ce moment de 50 $ et celui-ci augmente constamment, le prix à la pompe ne devrait pas varier,en Europe,
tant que le baril de pétrole ne dépasse pas les 65 $ ,vu la marge de   30%   entre           l’euro et le dollar.
Or, les citoyens européens ont  pu constater ,à leurs dépens, qu’à chaque augmentation du prix du baril de pétrole correspond immédiatement une augmentation du prix de l’essence à la pompe …  
 
Monsieur d’Alelio, l’Airbus est en crise à cause d’un euro surévalué, selon plusieurs candidats à la présidentielle 2007 . Etes-vous du même avis ?
 
Je regrette mais l’euro n’est pas surévalué.
Il est triste de voir que des politiciens et des économistes insistent à appuyer  la thèse selon laquelle ,si l’euro était plus faible que le dollar , cela pourrait faciliter le flux des exportations de la zone euro vers le reste du monde.
Avant l’euro, le deutch mark a toujours été  une devise forte, ce qui,pour autant, n’a pas empêché  à l’Allemagne  de faire partie  des  puissances mondiales du commerce pendant des décennies !
L’euro est une devise née dans une période économique en pleine mutation.
Il était impératif d’établir  des bases solides pour que notre monnaie soit crédible sur les marchés financiers.
L’ Union Européenne ne pouvait pas se permettre de présenter une devise faible sur un marché mondial habitué à voir ,depuis la fin des années quatre-vingt ,  des actions spéculatives sur les devises  (pour rappel, les attaques menées par le groupe Soros sur la livre sterling et la lire italienne, en 1992).  
D’autre part,nous constatons ,depuis un an, un intérêt grandissant de la part de plusieurs pays à l’égard de l’euro (Inde,Iran,Turquie etc).
J’invite les économistes et les politiciens  eurosceptiques à se pencher davantage sur les conditions graves dans  lesquelles se trouvent les marchés financiers de la planète et de  
trouver avec nous des solutions  aptes à arrêter cette spirale infernale dans laquelle l’économie mondiale est entrée depuis vingt-cinq ans !
 
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maxime kinder Après un grand tapage médiatique fait par les médias, ces dernières semaines, sur la faute à l’euro si  la relance économique en Europe bat de l’aile ,voici une interview révélatrice sur l’euro , faite à  Monsieur C. d’Alelio,politicien européen de la nouvelle génération, Co-Secrétaire (le Président est Jacques Santer ,déjà Président de la Commission Européenne)  d’un  cercle de réflexion, au cœur des institutions européennes à Bruxelles.  
 
Monsieur d’Alelio , que pensez-vous des innombrables attaques lancées contre  l’euro, ces dernières semaines, par plusieurs candidats à la présidentielle française ?
 
Cela ne me surprend pas car, pour apaiser les craintes des citoyens français sur leur avenir dans une Europe en pleine mutation, il est facile  pour les candidats,en panne d’arguments sur l’économie du pays ,de dévier l’attention de l’électorat sur l’euro.
 
Oui,mais vous ne pouvez pas nier que, depuis l’entrée de l’euro en janvier 2002,le pouvoir d’achat des citoyens a sensiblement diminué .
 
C’est un fait, l’entrée de l’euro a modifié d’une façon importante la vie du consommateur de Euroland.Mais il est regrettable  que ce changement ne se soit pas fait,comme cela aurait dû se passer, en faveur des citoyens européens .
 
Pourriez-vous mieux nous expliquer ?  
 
Le pouvoir d’achat des citoyens  aurait dû non seulement augmenter avec l’introduction de l’euro,mais également se diversifier ,car les marchandises de la zone euro
auraient  pu  profiter ,grâce au régime de la libre circulation mis en place depuis 1993 dans l’Union Européenne, de la disparition de la disparité entre les différentes monnaies.
Le commerce européen,grâce à l’euro,ne  dépend plus des aléas  
des bourses mondiales qui,au quotidien, influençaient  les taux de change des devises européennes.Des épargnes importantes sur les commissions de change des banques auraient dû permettre,en particulier aux PME, de pouvoir présenter sur le marché des produits avec des prix au rabais.
 
 Mais,depuis 2002, le prix des produits de consommation a augmenté  et non  pas diminué !
 
C’est à cela que je voulais en venir,Monsieur Kinder . « Hic fecit cui prodest ».  
 
A’ qui profite donc cette situation , Monsieur d’Alelio ?
 
Je crois que les responsabilités sont à rechercher du côté des organismes de contrôle des Etats membres, y compris la France,qui n’ont pas vu arriver la vague spéculative faite par les commerçants, grands et petits.
De surcroît,une étrange façon de calculer l’inflation, dans la zone euro,est appliquée  par les instituts préposés au monitorage des prix à la consommation.
 Même un enfant se serait aperçu que, dès l’introduction de l’euro, le prix des produits de grande consommation a fait un bond en avant de 20/30% et non pas de quelques pour cent seulement, comme tous les Etats membres s’obstinent,à tort,  à en informer  la population depuis  5 ans.
 
Que  pouvez-vous  dire  en défense de l’euro ?
 
Innombrables sont les arguments en défense de l’euro.Je vous en expose un  :
-  depuis trois ans,le prix du baril de pétrole est en augmentation exponentielle.En fixant le prix du baril de pétrole en dollars,l’euro qui, depuis plus de deux ans, vaut 30% de plus que le dollar aurait dû bénéficier de cette marge importante.
Concrètement, si,par exemple, le prix du baril  est en ce moment de 50 $ et celui-ci augmente constamment, le prix à la pompe ne devrait pas varier,en Europe,
tant que le baril de pétrole ne dépasse pas les 65 $ ,vu la marge de   30%   entre           l’euro et le dollar.
Or, les citoyens européens ont  pu constater ,à leurs dépens, qu’à chaque augmentation du prix du baril de pétrole correspond immédiatement une augmentation du prix de l’essence à la pompe …  
 
Monsieur d’Alelio, l’Airbus est en crise à cause d’un euro surévalué, selon plusieurs candidats à la présidentielle 2007 . Etes-vous du même avis ?
 
Je regrette mais l’euro n’est pas surévalué.
Il est triste de voir que des politiciens et des économistes insistent à appuyer  la thèse selon laquelle ,si l’euro était plus faible que le dollar , cela pourrait faciliter le flux des exportations de la zone euro vers le reste du monde.
Avant l’euro, le deutch mark a toujours été  une devise forte, ce qui,pour autant, n’a pas empêché  à l’Allemagne  de faire partie  des  puissances mondiales du commerce pendant des décennies !
L’euro est une devise née dans une période économique en pleine mutation.
Il était impératif d’établir  des bases solides pour que notre monnaie soit crédible sur les marchés financiers.
L’ Union Européenne ne pouvait pas se permettre de présenter une devise faible sur un marché mondial habitué à voir ,depuis la fin des années quatre-vingt ,  des actions spéculatives sur les devises  (pour rappel, les attaques menées par le groupe Soros sur la livre sterling et la lire italienne, en 1992).  
D’autre part,nous constatons ,depuis un an, un intérêt grandissant de la part de plusieurs pays à l’égard de l’euro (Inde,Iran,Turquie etc).
J’invite les économistes et les politiciens  eurosceptiques à se pencher davantage sur les conditions graves dans  lesquelles se trouvent les marchés financiers de la planète et de  
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