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Le problème n'est absolument pas qu'une arabe ait été ministre de la justice (un des plus importants de notre gouvernement).
En fait, je suis contre la discrimination positive (qui nous vient des chers USA), parce que j'estime qu'une société égalitaire est une société ou justement il n'y a pas de différences. La couleur de peau, l'origine ethnique, la rieligion, ou même encore le sexe, voir la provenance sociale, ne doivent à mes yeux ni être un critère de rejet, mais ne doivent pas non plus être un critère de sélection.
Rachida Dati a été d'une incompétence rare, jusqu'à se ridiculiser sur certains sujets (l'incarcération à 12 ans), et sa nomination a été un symbole. Pourquoi l'a t'il fait? Parce qu'il a voulu élargir un max son électorat, d'un côté plaire à l'extrême droite, avec le désir de créer un ministère de l'identité nationale, et en imposant des quotas drastiques d'immigration (je ne reviens pas sur les prélèvements afin d'identifier les enfants et les familles), de l'autre, montrer qu'il est ministre de l'ouverture en allant un poil plus à gauche et dire "regarder, je suis le premier à l'avoir fait". Je pense moi que cet élargissement risque un jour ou l'autre de lui faire défaut, parce qu'on ne peut pas constamment être pragmatique, il faut un jour ou l'autre avoir une idéologie claire.
Ensuite, que l'assemblée nationale ne soit absolument pas à l'image réelle de notre société, j'en suis entièrement d'accord. Mais la sélection ne doit pas être faite parce qu'on est arabe, noir, blanc, femme, juif ou homosexuel, elle doit être fait parce qu'on est capable de diriger un pays ou faire des lois, parce qu'on est autre chose qu'un simple revendicateur "je suis black".
Pour revenir sur Sarkozy, il y a un truc qui m'a toujours sidéré chez lui. C'est que ce type est capable, en plusieurs jours, parfois même dans le même discours, de tenir deux iscours diamétralement opposés, et pourtant, je suis quasi certain qu'il ne bluffe même pas. Je pense qu'il a poussé le populisme à son paroxysme, c'est à dire jusqu'au moment ou il peut dire blanc, le lendemain dire noire, avec la même conviction, sans être de mauvaise foi.
L'exemple de Rachida Dati n'en est qu'un seul, on pourrait revenir aussi sur son admiration du libéralisme à l'américaine, et ensuite sur un discours à Pau à la limite du marxisme.
Et à dire vrai, je pense même que cette sorte de schizophrénie est un élément primordial...de notre société (comme tu disais sea, le célèbre "je suis pas raciste, mais..." ). Sarko n'est ni plus ni moins que ce type de la nouvelle génération post-De Gaulle, post-Mittérand, post-Chirac, et est le reflet de ce qu'est la société d'aujourd'hui. |