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Auteur Sujet :

La psychiatrie va mal

n°45612
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 29-04-2011 à 11:04:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Selon moi nous pouvons nous exprimer sur tous les sujets quelques soient nos connaissances, à partir du moment où l'on n'affirme pas lorsqu'on ne sait pas ou que l'on est pas certain.  
Je ne cherche pas à faire une étude scientifique, je cherche à connaître la perception et le ressenti de qui voudra s'exprimer sur le sujet.  
 

"Les solutions simplistes aux problèmes compliqués ça n’a jamais marché."

Ben faut, je vis exactement le contraire. Quoique la/les solution(s) est/sont davantage simple(s) que "simpliste(s)". Ce qui est difficile en revanche c'est de les faire accepter aux personnes qui auraient bien aimé y avoir penser en premier et surtout avoir trouvé le courage de les soutenir. Car aller à contre courant ça demande de l'investissement et de l'énergie.
 

"sauf pour le handicap mentale"

Je ne le sous entend pas je l'affirme. Un courrier officiel de la sécu, du 1er décembre 2010, dit ceci: « En revanche, nous vous demandons instamment de ne plus facturer à l’Assurance Maladie des D S I et AIS3 pour des patients ne présentant qu’une dépendance liée exclusivement aux affections psychiatriques. »
Malgré toutes nos sollicitations nous n'obtenons pas d'argumentation valable ni de document officiel qui justifierait cette décision... Question budgétaire? Question de monopole? Que sais-je... En attendant des personnes se retrouvent sans soins. Je ne suis pas spécialiste de la question, je suis à la fois professionnel et usagé de la santé et je m'exprime en tant que tel. Et c'est aussi parce que les responsables concernés restent "muets" que nous ouvrons le débat à l'opinion publique.


Message édité par subjecteur de conscience le 29-04-2011 à 11:16:12
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n°45613
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 29-04-2011 à 14:13:21  profilanswer
 

C’est super pas clair c’que tu racontes…
Donc on a la nouvelle réforme… L’hospitalisation d’office des malades non suivis par demande d’un tiers light ou par arrêté préfectoral… Bon là, on est pour ou contre, rien a voir avec ta question qui ne relève pas de la moralité mais du coût, et la je ne vois pas la logique économie de budget de l’Etat, au contraire ça va couter cher… je ne vois pas non plus en quoi ça enlève le travail des « à domicile » puisque cette réforme s’applique surtout au « non –soigné » de toute façon, on parle de 70 000 patients par ans… deux par commune ? patients qui ne connaissent pas de soins préventifs donc au pire.. C’est mieux que rien !
Tu m’expliques ce que tu fais quand tu te pointes au domicile d’une personne qui refuse tes soins ?
 
2ème points… ta certitude, ton courrier du 01/12/2010… je n’ai trouvé qu’une seule chose… a priori ça relève d’une particularité locale. Je cite :
 
TÉMOIGNAGE INFORMATIF  
 
Depuis le 1er décembre 2010, la sécurité sociale des Hautes-Pyrénées refuse la majeure partie des soins infirmiers aux personnes souffrant de maladies psychiatriques.  
 
Elle ne s'appuie sur aucun document officiel significatif pour justifier sa décision.  
 
Aucune alternative de soins n'est proposée pour ces personnes.  

 
tu ne serais pas en train de généraliser un fait divers là ? j'accuse pas hein ! j'demande !
 
Bref, j’insiste bien sur le fait que je n’ai pas de solution mais aussi que ton témoignage tient à peine la route pour l’instant… t’as du oublier deux trois détails…
 
Dernier point : il existe deux forums spécialisés, l’un ouvert aux cadres de santé et l’autre pour les directeurs de structures méd soc.. si j’me souviens bien ils sont ouvert au publique et tu devrais y trouver des réponses plus avisées…

Message cité 1 fois
Message édité par AbricotDWD le 29-04-2011 à 14:16:10

---------------
Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°45614
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 29-04-2011 à 15:08:54  profilanswer
 

"a priori ça relève d’une particularité locale"
Non Toulouse s'est aligné.  
 
"Tu m’expliques ce que tu fais quand tu te pointes au domicile d’une personne qui refuse tes soins ?"
Bien évidement, nous prenons en charge les patients en post hospitalisation, stabilisés dans leur pathologie. Malgré tout le refus de soins peut-être présent et la création du lien et de la relation de confiance précèdent tout suivi infirmier à domicile.
 
"Dernier point : il existe deux forums spécialisés, l’un ouvert aux cadres de santé et l’autre pour les directeurs de structures méd soc.. si j’me souviens bien ils sont ouvert au publique et tu devrais y trouver des réponses plus avisées…"
Merci
 
Cette loi est décriée car elle impose une démarche systématisée qui ne tient pas compte des particularités individuelles. Elle ne fait que considérer la personne atteinte de maladie mentale comme un potentiel criminel. C'est une vision complètement erronée du monde de la psychiatrie qui ne va que renforcer l'exclusion de ces personnes. Exclusion qui aura un coût financier énorme.  
-suppression des sorties d’essai d’une durée supérieure à douze heures
-soins sans consentement en ambulatoire
-...


Message édité par subjecteur de conscience le 29-04-2011 à 15:25:15
n°45617
grchat
Le chat pacha, le chat dort. Le chat sourit.
Profil : Tête d'affiche
grchat
Posté le 30-04-2011 à 12:01:35  profilanswer
 

http://images.flu.fr/photo/1424517142/joker/xavier-bertrand-14522526f5.jpg


---------------
Sinon on en est où de la liste des fraudeurs du Lichtenstein ?
n°45622
multedo
Profil : Habitué(e)
multedo
Posté le 01-05-2011 à 23:27:52  profilanswer
 

AbricotDWD a écrit :


TÉMOIGNAGE INFORMATIF  
 
Depuis le 1er décembre 2010, la sécurité sociale des Hautes-Pyrénées refuse la majeure partie des soins infirmiers aux personnes souffrant de maladies psychiatriques.  
 
Elle ne s'appuie sur aucun document officiel significatif pour justifier sa décision.  
 
Aucune alternative de soins n'est proposée pour ces personnes.  



 
De ce que je sais, les députés avec la "Sécurité Sociale" vote la loi de financement et l'organisme national lui passe un contrat au niveau local.  
 
Eh oui! Pour faire simple c'est un service public dans un établissement privé. De ce fait, si l'organisme au niveau local juge qu'il doit appliquer une certaine politique et qu'il n'est contraint en aucune sorte, il le fait à ses risques et périls.
 
Les hautes-pyrénées  se libèrent de ces remboursements car il est fort probable que les consignes ne sont pas assez précises ce qui permet une marge de manoeuvre.  
 
Je ne suis pas encore venu sur le site proposé par subjecteur de conscience mais le texte de loi, le décret ou autre texte s'y rapportant permettrait d'y voir plus clair.

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n°45623
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 03-05-2011 à 08:59:06  profilanswer
 

"Les Hautes-Pyrénées  se libèrent de ces remboursements car il est fort probable que les consignes ne sont pas assez précises ce qui permet une marge de manœuvre."
   
En réalité ce qui se passe c'est que la CPAM fait une interprétation de la NGAP. Mais ses motivations restent floues. Il y a un soi-disant aspect budgétaire mais à priori il masque une autre réalité à laquelle nous avons difficilement accès.

"Je ne suis pas encore venu sur le site proposé par subjecteur de conscience mais le texte de loi, le décret ou autre texte s'y rapportant permettrait d'y voir plus clair."

 
De quel texte parles-tu?

Message cité 1 fois
Message édité par subjecteur de conscience le 03-05-2011 à 09:00:08
n°45634
multedo
Profil : Habitué(e)
multedo
Posté le 03-05-2011 à 19:03:52  profilanswer
 

subjecteur de conscience a écrit :

...il masque une autre réalité à laquelle nous avons difficilement accès.
[b][i]
"Je ne suis pas encore venu sur le site proposé par subjecteur de conscience mais le texte de loi, le décret ou autre texte s'y rapportant permettrait d'y voir plus clair."

 
De quel texte parles-tu?


 
Ce dont je suis quasi certain c'est qu'il doit y en avoir un mais lequel je cherche encore (la NGAP et ses changements font partie de plusieurs textes de loi). Comme je ne suis pas un professionnel en la matière, je suis un peu perdu mais je dispose des références. A mon avis, on parle du même sujet.  
 
http://www.legifrance.gouv.fr/affi [...] =null&g=ls
 


Message édité par multedo le 03-05-2011 à 19:07:29
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n°45635
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 03-05-2011 à 20:18:17  profilanswer
 

Dans la NGAP, art 11 à aucun moment il n'est écrit que le patient psy dépendant ne peut pas bénéficier d'une DSI et d'AIS.  
La sécu répond à cela que la nomenclature n'a pas été écrite dans cet "esprit".
Si tant est qu'effectivement (car la sécu n'a pas pu nous le démontrer) la NGAP n'ai pas été rédigée dans cet "esprit": depuis quand peut-on interpréter une loi à sa convenance dès lors que les termes de celle-ci ne nous conviennent pas?

n°45637
grchat
Le chat pacha, le chat dort. Le chat sourit.
Profil : Tête d'affiche
grchat
Posté le 03-05-2011 à 20:42:31  profilanswer
 

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, sur tous les fronts :
Le scandale du Médiator n’a pas suffi à Sarkozy et sa clique.
http://www.lemonde.fr/societe/arti [...] L-32280308


---------------
Sinon on en est où de la liste des fraudeurs du Lichtenstein ?
n°45644
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 04-05-2011 à 06:16:21  profilanswer
 

Et bien grchat, je ne vois pas le rapport avec le sujet de cette discussion...

n°45645
multedo
Profil : Habitué(e)
multedo
Posté le 04-05-2011 à 06:19:58  profilanswer
 

subjecteur de conscience a écrit :

Dans la NGAP, art 11 à aucun moment il n'est écrit que le patient psy dépendant ne peut pas bénéficier d'une DSI et d'AIS.
La sécu répond à cela que la nomenclature n'a pas été écrite dans cet "esprit".
Si tant est qu'effectivement (car la sécu n'a pas pu nous le démontrer) la NGAP n'ai pas été rédigée dans cet "esprit": depuis quand peut-on interpréter une loi à sa convenance dès lors que les termes de celle-ci ne nous conviennent pas?

 

Deux chemins: la justice ou un texte plus explicite en faisant pression sur les intervenants.

 

Leur manière de percevoir l'infirmier libéral tel une personne intervenant donc se déplaçant ( dans la grande partie des cas) dès lors que le soigné est en incapacité physique implique la même pratique en établissement. Au départ, je ne l'avais envisagé sous cet angle. Un médecin avant d'effectuer une visite évalue et dit au patient de venir en consultation s'il n'y a pas d'impossibilité.

 

On sent de très loin les dérives qu'il pourrait y avoir vers des patients en psychiatrie avec un traumatisme léger auxquels on prescrit un soin dont ils n'ont aucunement besoin. Si c'est pour le voir gober des cachetons, c'est un peu cher payé. L'effort du patient à venir en établissement à partir de l'instant où le traumatisme n'entraîne pas d'incapacité physique pourrait même faire partie de la thérapie. La psychiatrie étant à mon avis expérimentale, j'expérimente aussi :)


Message édité par multedo le 04-05-2011 à 06:41:55
n°45646
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 04-05-2011 à 07:04:01  profilanswer
 

"Deux chemins: la justice ou un texte plus explicite en faisant pression sur les intervenants."
 
Les deux sont en cours ;p
 
"On sent de très loin les dérives qu'il pourrait y avoir vers des patients en psychiatrie avec un traumatisme léger auxquels on prescrit un soin dont ils n'ont aucunement besoin"
 
Il est légitime que cette inquiétude soit ressentie et exprimée. Mais la mise en place d'un réseau de soins organisé ne laisse pas de place à ce type de dérives.
 
A chaque fois que cela est possible pour le patient nous le sollicitons pour que le soin soit effectué au cabinet infirmier. Ceci est contrôlable par la sécu.

Message cité 1 fois
Message édité par subjecteur de conscience le 04-05-2011 à 07:08:58
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n°45700
multedo
Profil : Habitué(e)
multedo
Posté le 08-05-2011 à 14:55:09  profilanswer
 

subjecteur de conscience a écrit :

"Deux chemins: la justice ou un texte plus explicite en faisant pression sur les intervenants."
 
Les deux sont en cours ;p
 
"On sent de très loin les dérives qu'il pourrait y avoir vers des patients en psychiatrie avec un traumatisme léger auxquels on prescrit un soin dont ils n'ont aucunement besoin"
 
Il est légitime que cette inquiétude soit ressentie et exprimée. Mais la mise en place d'un réseau de soins organisé ne laisse pas de place à ce type de dérives.
C'est là que je suis moins convaincu (science expérimentale). Mais je ne suis pas spécialiste. Donc je n'en ajouterai pas plus.

A chaque fois que cela est possible pour le patient nous le sollicitons pour que le soin soit effectué au cabinet infirmier. Ceci est contrôlable par la sécu.



Message édité par multedo le 08-05-2011 à 14:56:23
n°45703
subjecteur​ de consci​ence
Profil : Novice
subjecteur-de-conscience
Posté le 09-05-2011 à 07:05:57  profilanswer
 

Et bien nous ne sommes pas à autorisés à donner des informations sur ce projet mais dès que nous aurons le feu vert...

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