La présidentielle est passée, le Grenelle aussi, et l’Environnement oublié…
J’ai juste envie de revenir sur quelque chose qui m’avait interpellé à l’époque de la présidentielle…
Retour sur une émission où N.H., journaliste écolo candidat au poste suprême, était invité… parmi ces interlocuteurs, accréditeurs ou détracteurs, il y avait un certain J.A, auteur d’un certain rapport pour relancé notre économie. Voilà une réflexion faite au candidat (pas au mot près, mais bon)
« Ce qui me gêne parmi vos propositions et plus largement de la part des écologistes, c’est que vous ayez une vision très pessimiste de l’avenir et des capacités de l’Homme à se sortir des problèmes. Vous ne proposez qu’un modèle du passé et faites l’impasse sur les les avancées scientifiques, technologistes dont l’Homme est capable. Vous ne croyez pas dans le Progrès de la Science. Or, c’est le Progrès l’avenir de l’Homme ! »
J’y reviens tout de suite. Avant je veux vous citer un extrait d’un article d’un Homme de Science, un Vrai, aimé des médias et dont la parole est Importante en France… Non ce n’est pas Claude Allègre, mais un de ses affiliés scientifiques qui ont un avis sur tout, j’ai nommé l’excellentissime paléoanthropologue Y.Coppens : « Que l’on cesse de peindre l’avenir en noir ! L’avenir est superbe. La génération qui arrive va apprendre à peindre sa carte génétique, accroitre l’efficacité de son système nerveux, faire les enfants de ses rêves, maîtriser la tectonique des plaques, programmer les climats, se promener dans les étoiles et coloniser les planètes qui lui plairont. Elle va apprendre à bouger la Terre pour la mettre en orbite autour d’un plus jeune Soleil. [...] Le progrès (tiens encore lui) est une réalité bien vivante ; il faut seulement quelquefois aller le chercher un petit peu plus loin que le bout de son nez ! » (Le Monde, 3 septembre 1996)
Maintenant il s’agit de définir le progrès…
Certains définissent ça comme les avancées de la science qui permettent à l’Homme de s’affranchir des contraintes, notamment naturelles ; le discours de Sarko à Dakar en est un parfait exemple (passons !).
D’autres axés sur l’humain définissent le progrès comme l’ensemble des avancées permettant de se rapprocher d’un idéal humaniste… (j’y crois pas mais bon).
Dans les deux cas, la nature est totalement occultée, rejetée, vilipendée cette horrible chose non humaine, totalement incontrôlable qui ne cesse de contrecarrer les projets de l’Animal Debout à Deux Pattes.
Pour les premiers, il s’agit de faire en sorte qu’elle ne nus atteigne plus, de réaliser une séparation claire et nette. Dans ce cas, l’Homme ne pourra s’en prendre qu’à lui-même pour ce qui lui arrivera. Encore que, je suis presque certain qu’il trouvera bien une solution pour éviter une trop choquante, blessante, gravissime prise de conscience.
Pour les seconds, la nature n’existe pas dans le sens où cette théorie est autocentrée sur l’Homme…mis sur un pied d’estal pour ces bonnes actions… ces personnes oublent simplement que l’Homme est foncièrement mauvais…
Et si le progrès simplement ce n’était pas d’accepter notre nature et tenter d’aller au même rythme que les flots, pas plus vite qu’eux et sans ambition de remonter le courant ?
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In meinem Himmel gibt es keinen Gott