Dominoterie Lippée Profil : Novice |
Premier débat télévisé entre candidats PS: une "source de fierté", selon DSK
Dominique Strauss-Kahn a estimé mercredi à Villeurbanne (Rhône) que le premier débat télévisé qui l'a opposé la veille aux deux autres candidats à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 devait être "une source de fierté" pour le parti.
"Le débat d'hier (mardi) était une bonne chose. Bien sûr, ça ne ressemblait pas vraiment à un débat, c'était tellement +corseté+ que c'était plus une suite de monologues. Mais que le PS ait été capable de l'organiser est pour le parti une source de fierté", a affirmé le député du Val d'Oise, devant près de 600 militants et élus PS de la région Rhône-Alpes.
"Les jugements n'ont pas l'air négatifs et je m'en réjouis. Ces débats doivent être sereins et hier (mardi), on a tous joué le jeu", a-t-il ajouté.
Dominique Strauss-Kahn a toutefois regretté que la question agricole n'ait "pas du tout été évoquée": "nous étions dans le cadre d'un débat économique et social et nous n'avons pas du tout parlé d'une partie de la France. Il y a une frustration. Mais nous devrions avoir l'occasion d'en reparler".
En outre, selon l'ancien ministre de l'Economie, les prochains débats TV "devraient être plus vivants". "La gêne à se frotter les uns aux autres devrait se dissiper", a-t-il pronostiqué.
Pour le reste, M. Strauss-Kahn a tenu à répliquer "à ceux qui ont déclaré n'avoir pas vu d'énormes différences" entre les trois candidats. "Quelque part, ce n'est pas anormal, nous sommes tous socialistes", a-t-il clamé.
"Ce n'est pas comme dans un face-à-face avec Nicolas Sarkozy, par exemple, où on n'a qu'une envie c'est de lui faire poser les épaules à terre", a-t-il poursuivi.
Le député du Val d'Oise a aussi chaleureusement remercié pour son accueil Jean-Paul Bret, le maire PS de Villeurbanne, qui soutient pourtant la candidature de Ségolène Royal.
"Tu illustres bien ce qu'est notre parti: chacun est libre de faire ses choix (...) pourvu que nous soyons capables de nous rassembler à la fin", a-t-il signalé, avant d'enchaîner... "Et Jean-Paul Bret est quelqu'un sur qui je sais pouvoir compter après le 23 novembre !", date d'un éventuel second tour pour désigner le candidat PS à la présidentielle.
Lors de sa courte allocution, M. Strauss-Kahn a insisté sur la question économique et sociale, thème du premier débat TV. "C'est la question première à laquelle il faut répondre", a-t-il estimé, martelant que "l'économique et le social (étaient) liés".
Il s'est clairement défini comme "le dépositaire de la social-démocratie". "Le temps est venu pour notre pays d'entrer dans cette phase-là", a-t-il affirmé, vantant "la méthode de la négociation, du compromis".
Le député du Val d'Oise a ensuite répondu longuement à des questions de militants, pour beaucoup de nouveaux jeunes adhérents et adhérentes. Il a notamment été invité à commenter la prestation de ses rivaux lors du débat. "C'est dangereux!", s'est-il exclamé. "Chacun est capable de battre la droite. Chacun est capable de présider, mais pas de la même manière", a-t-il expliqué.
Dominique Strauss-Kahn, interrogé sur la possibilité pour lui d'être Premier ministre en cas de succès de Mme Royal, a simplement rétorqué "qu'il ferait tout pour l'aider à gagner", si elle était la candidate PS et si elle le lui demandait, s'attirant une salve d'applaudissements.
Il a toutefois réaffirmé sa conviction d'avoir toutes ses chances de remporter la compétition interne du PS. "En politique, rien n'est jamais plié jusqu'au matin de l'élection", a-t-il souligné.
Interrogé au préalable par la presse sur sa légère remontée dans les sondages, il avait répondu s'y "intéresser assez peu". "Je m'y intéressais assez peu avant, je ne m'y intéresse pas plus maintenant".
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On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne.
GOETHE
Les Affinités électives
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