Je ne viens vraiment plus sur ce forum, mais récemment, j'ai souhaité posté une pétition sur plusieurs site, donc, bin, petit tour.
J'avoue que le texte écrit en majuscule (tout au début, je n'ai lu que les premiers posts) m'a paru vraiment sincère et facile à comprendre, même si on peut discuter.
Qu'est-ce que je vois en réaction: quelques habitués qui font semblant de ne pas comprendre, ironisent sans fond, et critiquent la forme. Un autre habitué qui, du peu que je lis, n'argumente à peu près jamais et poste quelques lignes de choses qu'il veut humoristiques dit "ça pue"
Le texte n'est pas très long et résume extrêmement bien un ressenti sincère de beaucoup de gens, issus de l'immigration, et vivant dans les banlieues défavorisées.
Certes, ce point (plutôt fondé et peu détaillé soulevé par le texte) n'explique probablement pas à lui seul, ni l'échec, ni les éventuelles futures victoires du PS.
Mais le fait est qu'il existe une très forte cécité (qui semble volontaire et cynique) de la part des profils "gauche caviar", dont les intervenants habitués ici semblent faire partie, et qui va jusqu'à provoquer chez les personnes qui ne peuvent, parce qu'elles refusent le capitalisme, voter à droite, un truc qui confine à la haine. Le gars qui a posté est motivé et sincère. L'accueil que vous lui avez fait manifeste assez visiblement que ce forum ne fonctionne pas comme produisant une bonne dialectique.
Si la misère est un grand et difficile problème, il est dommage effectivement, que des problèmes plus simples (qui sont mal nommés "insécurité" ), importants (en effet, toute l'école est concernée et détruite par cet angélisme de gauche), qui questionnent sur le rapport de force nécessaire qui doit exister dans l'acte éducatif, soient considérés par les gens qu'accusent le lanceur du fil, comme méprisables.
Ce que la vox populi appelle "insécurité", c'est surtout la partie finale d'une très très grave erreur enterinnée longuement par la gauche (probablement sincère) entre 80 et 2000, qui a laissé à la dérive l'éducation nationale, et a même encouragé cette dérive avec ses délires de "éduquer sans forcer"; faire de la remédiation; etc; etc, trahissant ainsi des cohortes de gamins, envoyés au cauchemar du réel à 20ans. C'est un crime, et c'était irresponsable.
Maintenant, débattre sur les effets de cet angélisme à propos des tensions entre populations adultes, c'est moins efficace que de traiter la cause (ie réparer un système éducatif, en le rendant sévère et punitif, de sorte que les gamins en sortent à peu près éduqués), certes, mais je ne pense pas que le texte du lanceur du fil méritait cet accueil méprisant, qui effectivement donne l'impression que c'est perdre du tps que de papoter avec les habitués "gauche caviar" qui oeuvrent ici, et répètent des âneries comme "ça vient de la misère si les enfants sont durs"; etc (ce qui n'est pas totalement faux, mais abjecte de se cacher derrière un truc irrésoluble en disant ça) "il faut plus de postes"; et blablabla, sans une minute s'interroger sur le fond.