Moi je vous trouve vachement bégueules, j'ai relevé deux extraits de discours que je vous soumets, ça détend , c'est facile à lire, c'est tonique, (et dans "tonique" il y a "ton" ) c'est plein d'enthousiasme.....Le "ramage" (comme dirait La Fontaine) est assez
plaisant.... alors quoi...... le plumage ? Alouette, gentille, alouette.....!!!!!!!
Bon courage ça se lit hyper facile
Extraits de discours de N.S.:
-6 AVRIL 2007
«…. Si l’on n’apprend pas aux jeunes que réussir sa vie, ce n’est pas seulement réussir ses études, avoir un bon métier et une belle voiture, mais c’est aussi se donner aux autres, sortir de la prison dorée de l’individualisme, s’engager pour des causes universelles, lutter contre l’injustice, essayer de rendre un peu meilleur le monde autour de soi, alors beaucoup de nos jeunes rateront leur vie.
Si l’on n’apprend pas aux jeunes que la clé du bonheur n’est pas la réussite matérielle, mais la réussite humaine, alors beaucoup de nos jeunes auront des déconvenues.
Je suis pour une société du respect. Une société qui respecte, non pas ce qui est le plus fort ou le plus clinquant, mais ce qui compte vraiment, ce qui est vraiment valable : la fragilité d’un jeune enfant ou d’une femme âgée, le travail, le mérite, le savoir, l’engagement, le don de soi, l’humilité, la générosité, la fraternité ….. »
-18 DECEMBRE 2008
« ……Regardons notre société en face, regardons la promotion sociale, le nombre de fils d’ouvriers dans les
grandes écoles, la ségrégation urbaine, les discriminations, l’inégalité des chances, et posons-nous la question :
Qu’avons-nous fait de notre République ?
Comment peut-on encore parler de République quand l’école ne parvient plus à compenser les handicaps sociaux ?
Comment peut-on parler de République quand la réussite scolaire et l’avenir professionnel dépendent non de l’intelligence, non du courage, non de l’ardeur au travail, non du mérite mais d’abord du milieu social d’où l’on vient, du quartier où l’on habite, du nom que l’on porte, de la couleur de sa peau ?
Comment faire comprendre la République à l’enfant qui se sent prisonnier de son milieu, de son quartier, de ses origines ?
Comment faire aimer la République à ceux qu’elle tient à l’écart ? A ceux qui ont la conviction que quoi qu’ils fassent, quel que soit le mal qu’ils se donnent, les efforts, les sacrifices qu’ils consentent, ils ne peuvent pas réussir ?
Comment faire espérer dans une République qui continuerait à tenir si peu ses promesses, à fonctionner de plus en plus non comme un projet mais comme un mythe étranger à la réalité sociale ?
Le plus grand danger qui menace notre modèle républicain, c’est que la République devienne une idéologie désincarnée.
On trahit l’idéal républicain en s’abritant derrière les grands principes pour ne pas combattre les injustices, les inégalités, les discriminations.
La République, ce ne doit pas être un dogme, ce doit être une exigence, une exigence politique, une exigence sociale, une exigence morale.
Depuis trop longtemps nous trahissons l’idéal républicain en proclamant notre attachement à une République formelle sans nous soucier de construire la République réelle.
Il n’y a pas de République réelle sans volontarisme républicain.
Il n’y a pas de République réelle sans la volonté de corriger les inégalités, en traitant inégalement les situations inégales.
On ne peut progresser vers l’égalité réelle qu’en s’attaquant à la fois aux causes et aux conséquences des inégalités, des injustices, des discriminations.
On ne peut pas prétendre faire vivre l’idéal républicain si l’on n’est pas capable de reconnaître que notre modèle d’intégration qui durant un siècle a si bien fonctionné ne fonctionne plus. Parce que c’est la vérité. Parce que ce modèle qui pendant un siècle a tant contribué à réduire les inégalités se révèle désormais impuissant à les réduire quand il ne contribue pas à les aggraver.
On ne peut pas vouloir la République réelle si l’on n’est pas capable de reconnaître que notre modèle d’intégration après avoir été longtemps un modèle de promotion sociale est devenu un modèle de reproduction sociale.
On ne peut pas voir le décalage toujours plus grand qui saute aux yeux entre la diversité de la société française et l’homogénéité sociale et culturelle toujours plus grande des élites que produit notre système éducatif.
On ne peut pas ne pas voir parce que cela saute aux yeux que notre système de sélection interdit l’accès aux responsabilités à certaines catégories de la population.
Je le dis avec gravité, si notre société se trouve aujourd’hui menacée de devenir une mosaïque de communautés repliées sur elles-mêmes, si le risque se profile de voir la solidarité communautaire devenir plus forte que la solidarité nationale, si le communautarisme menace l’unité et l’indivisibilité de la République, ce n’est pas parce que l’on a trop fait droit au principe selon lequel le détour par l’inégalité pouvait être le meilleur moyen d’atteindre l’égalité, ce n’est pas parce que l’on a trop donné à ceux qui avaient moins, ce n’est pas parce que l’on a trop transgressé les sacro-saints principes de l’égalitarisme pour mettre en oeuvre une discrimination positive. C’est tout le contraire.
C’est parce qu’au fond on n’a pas fait grand-chose pour réparer les injustices et réduire les inégalités.
C’est parce que la bonne conscience républicaine a remplacé depuis trop longtemps le volontarisme républicain.
C’est parce qu’on a cessé depuis trop longtemps de considérer l’exigence républicaine comme une obligation de résultat.
Le meilleur antidote au communautarisme c’est que la République tienne ses promesses. Il faut rester ferme sur les principes et pragmatique sur les moyens. Depuis deux cents ans la République, ce sont les mêmes principes, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs, mais ce sont des priorités, des procédures, des moyens différents en fonction des époques et des circonstances.
La République fut tour à tour girondine, jacobine, libérale, anticléricale, sociale, radicale…
Elle se développa tour à tour par la conscription, par le suffrage universel, par l’école, par la laïcité, par la sécurité sociale…
Elle s’affirma tour à tour dans la guerre et dans la paix mais toujours à la poursuite du même idéal.
« La République n’est rien qu’un instrument d’émancipation, un instrument d’évolution par
l’éducation de tous » disait Clémenceau.
Les principes, ils sont sacrés. Je pense en particulier au grand principe d’égalité qui est la clef de voûte de notre unité.
Mais de quelle égalité parle-t-on ?
Si l’on parle de l’égalité absolue des situations, on tombe tout de suite dans l’égalitarisme qui est le contraire de la République parce que la République c’est aussi la récompense du mérite, c’est aussi l’élitisme républicain, c’est aussi la récompense de l’effort et du travail.
L’égalité républicaine, c’est l’égalité devant la loi, l’égalité des droits et des devoirs, c’est l’égale dignité des personnes, c’est l’égalité des chances.
L’égalité des chances : c’est la priorité d’aujourd’hui.
C’est en rétablissant l’égalité des chances que la République fera circuler ses élites. C’est en rétablissant l’égalité des chances qu’elle fera droit à la diversité. C’est en rétablissant l’égalité des chances qu’elle viendra à bout de la tentation communautariste. Tout ce qui entrave l’égalité des chances doit être combattu. Tout ce qui empêche chacun de faire valoir ses talents et ses mérites doit être corrigé. L’égalité des chances doit cesser d’être théorique pour devenir réelle. Il ne s’agit pas de remplacer une discrimination par une autre. Il s’agit de donner plus à ceux qui ont moins. Il s’agit de compenser les handicaps. Il s’agit de donner une deuxième chance à ceux qui n’ont pas eu les moyens de saisir la première…… »