Allons allons du calme !
Petit florilège des textes définitifs de cette discussion sur "patriotisme", "nationalisme", "chauvinisme", "racisme" etc...
----------------------
Le racisme est un jugement à priori ou préjugé, négatif et entaché de mépris ou de haine.
De mépris, dans le cas du rejet des dominés, des castes inférieures, "intouchables" et des populations asservies, colonisée ou prolétarisées ainsi que dans le cas du rejet de leurs descendants ou "héritiers", par les différents dominants historiques et par leurs descendants ou "héritiers".
De ressentiment et de haine, dans le cas du contre-rejet de ces différents dominants historiques et de leurs descendants ou "héritiers" par les dominés, par les castes inférieures,"intouchables" et par les populations asservies, colonisée ou prolétarisées ainsi que par leurs descendants ou "héritiers".
Le racisme, dont le racisme proprement dit et donc ethnique n'est qu'une manifestation particulière du racisme catégoriel général, est une sclérose psychique contraignante et limitante, mais cependant très largement partagée, enfermant et réduisant les personnes atteintes dans les postures régressives et fantasmatiques d'esclaves ou d'esclavagistes.
Le patriotisme et le nationalisme n'ont rien à voir avec cet irréalisme, cet onirisme, ce préjugé catégoriel, ce mépris, cette haine.
Le patriote aime et sert une réalité : sa patrie, c'est à dire son pays et sa terre et tout son "humus" culturel, son histoire et ses œuvres. Le patriote est un homme de l'adhésion et non de la réaction.
Le nationaliste aime et sert une réalité : sa nation, c'est à dire dire le corps social vivant habitant ce pays, le peuple qui incarne et partage cette culture et cette histoire. Le nationaliste est un homme de l'adhésion et non de la réaction.
On voit bien que le patriote ne saurait manquer d'être nationaliste et que le nationaliste ne saurait manquer d'être patriote.
Comment aimer une terre sans aimer le peuple qu'elle a porté, nourrit et en quelque sorte façonné à son image ?
Comment aimer un peuple sans aimer la terre qui a renfermé et nourrit ses racines ?
La disqualification et la diabolisation du patriote-nationaliste par son assimilation au raciste n'est qu'une stratégie. Une stratégie dont on voit aisément quels mécanismes l'animent : la haine catégorielle et donc le racisme au sens large.
La haine et le ressentiment général à l'égard du groupe, de la communauté, du peuple patriotes, par des éléments endossant les habits anciens et "hérités" des différents dominés historiques, des castes inférieures,"intouchables" et des populations asservies, colonisée ou prolétarisées et ... s'excluant ainsi eux-même de la nation et de la patrie.
L'anti-nationalisme dogmatique, radical et systématique est encore un racisme.
©kortexe
---------------------------------
J'arrive, j'arrive !
La présence de Fillon en chaussettes dans la mosquée d'Argenteuil m'a également gêné prodigieusement. La visite de Sarkozy au Pape, en tant que Président, ne s'imposait pas plus.
Par contre, un De Gaulle assistant régulièrement et sans ostentation à la messe à Colombey, à titre personnel, même si des caméras le traquaient, n'est en rien critiquable.
On peut être d'accord là-dessus.
Cependant, constater l'invasion et l'altération constante de la culture nationale et de la société française par l'Islam, par des musulmans offensifs et par l'immigration incontrôlée et désormais incontrôlable, c'est simplement constater l'évidence et ce n'est en rien de la stigmatisation ou du racisme, crimes dont un Zemmour ou une Élisabeth Lévy sont constamment inculpés.
La France fut jusqu'aux années cinquante, soixante, un moule efficace d'intégration latin et judéo-chrétien. L'identité française, qu'on le déplore ou non, est toujours latine et judéo-chrétienne et pour encore quelques décennies, même si les pratiques religieuses chrétiennes disparaissent progressivement, même si l'impact des cultures exogènes est puissant et régulier.
On peut bien sûr pratiquer le déni de réalité, le déni de "chrétienté" des valeurs françaises et européennes, le déni de "francité", le déni du refus récent d'intégration des populations immigrées, le déni d'hostilité de ces populations envers cette culture.
Mais ce n'est qu'un déni de grossesse d'une France engrossée par un "alien", dont les manifestations sont évidentes, multiples, parfois violentes, et qui finira par la déchirer.
J'ai vécu et travaillé dans pas mal de pays et j'y ai toujours mis en veilleuse ma culture et mes pratiques, par souci d'éviter des ennuis sérieux, mais surtout par souci de ne pas provoquer et blesser et aussi par souci de m'ouvrir à "l'autre" et de m'enrichir culturellement et affectivement de cet "autre", refusant le communautarisme des expatriés occidentaux en milieu oriental, dont je ne nie pas plus les occurences que je n'en reconnais la permanence et la constance.
Voilà...
©kortexe
---------------------------
C'est l'amalgame habituel et simpliste.
Le nationalisme et le patriotisme ne sont pas en soi porteur de xénophobie et de chauvinisme.
On peut aimer et défendre son pays et son peuple sans pour autant haïr les autres. Au contraire, l'équilibre relationnel et la symbiose entre soi-même et ses concitoyens et son pays ne peuvent conduire qu'à des mentalités sereines, confiantes et non frustrées, non apeurées, et à des attitudes positives envers l'extérieur, envers les autres, envers l'étranger.
Ce sont la peur et la frustration qui génèrent la haine. La xénophobie et le chauvinisme étroit et réactif sont bien plutôt les fruits du malaise, de l'angoisse, de l'aigreur, de la rancœur, de la jalousie, de l'impuissance, de l'autodévalorisation, de l'échec, du désaccord avec son pays, sa société et sa culture : avec soi-même.
Ce ressentiment à l'égard "des siens" et de soi étant projeté sur les autres.
Ce litige avec sa patrie et soi-même étant évacué vers le bouc émissaire que constituent l'étranger, le monde étranger, les étrangers.
Non, le chauvinisme et la xénophobie, que l'on s'acharne à rapprocher du patriotisme et du nationalisme, ne proviennent pas d'une fierté culturelle ni d'un sentiment de supériorité de son pays et de sa société.
Le citoyen heureux de sa patrie et de son histoire n'en veut à personne, ne vit pas dans un repli chauvin étriqué et n'est pas habité par une frustration haineuse. Le bonheur ne génère pas la haine.
C'est bien au contraire les individus malades de leur pays, de leur histoire, de leur déracinement, de leur a-patrie, de leur non-nation, de l'évidence de leur infériorité, de leurs multiples infériorités, individuelles et collectives, qui cherchent à compenser leur manque de fierté et de raisons d'être fiers de quelque chose, d'une terre, d'une culture, par des affirmation haineuse d'eux-mêmes, de leur rébellion, de leur négativité, de leur violence, de leur culture de la non-culture, bien chauvines et xénophobes pour le coup.
Le chauvinisme et la xénophobie viennent du manque, du vide et de la carence et non du plein et d'une fierté massive : ce chauvinisme et cette xénophobie d'une communautarisation fondée sur la victimisation fantasmatique, le ressentiment quotidiennement auto-attisé, l'obsession ethnique et raciale, la honte de soi masquée et évacuée par la haine et la violence contre l'autre.
Ce chauvinisme et cette xénophobie-là, elles peuvent même conduire au meurtre un samedi soir, sur l'A13, vers les Mureaux ...
©kortexe
-------------------------
amilsuildivad a écrit :
Non, en fait, ce qui me dérange particulièrement dans cette histoire, c'est qu'on reproche toujours aux mêmes, et les reproches ne vont toujours qu'unilatéralement.
Faut aussi recontextualiser un tout petit peu quand même, tous ceux que tu appelles "les arabes",
J'ai jamais utilisé ici ce terme. Faut arrêter là ! C'est vous qui l'avez mis 4 ou 5 fois ici !
Cette notion ne m'intéresser pas du tout. Ce mot ne me parle pas et je ne le parle pas plus. L'origine ethnique et géographique m'indiffère totalement.
Par contre une communauté exogène, d'où qu'elle vienne, multiple, et d'ailleurs pluriethnique, s'affirmant et se soudant dans l'a-culture, dans le ressentiment, dans le ressassement du passé, dans la dénonciation et hélas, assez souvent, dans la haine, dans la démolition, dans l'agression, ça, ça me parle. Ça, ça existe ou bien faut enfoncer sa tête d'autruche dans un trou pour dire que ça existe pas.
©kortexe
sont issus quand même d'une immigration coloniale (ou ex-coloniale, si tu préfères). Si on les a fait venir en France, c'est qu'on avait un intérêt en terme de main d'oeuvre et au niveau économique.
Que tu le veuilles ou non, il y a deux communautés, l'une judéo-chrétienne, l'autre arabo-musulmane. L'une avec une religion qui a réussit à parvenir à maturité afin de réussir à départager le politique du religieux, l'autre qui n'a que 1400 ans et qui n'a encore pas réussit à parvenir à cette maturité.
L'immigration chrétienne des Espagnols, des Italiens, des Polonais etc... n'a pas posé de problèmes longtemps. L'intégration s'est faite en 1 ou 2 génération. Et pourtant ils en ont bavé au départ, comme tous les immigrés.
L'immigration asiatique, non négligeable, pose également peu de problèmes. Pourtant elle est non-chrétienne. Pourtant les Indochinois en ont bavé aussi.
De nombreux pays musulmans avait su instaurer une certaine laïcité : Indonésie, Turquie, Tunisie. L'argument des "1400 ans" est un sophisme. Il y a régression actuellement mais ce n'est pas "historique", et dû à une évolution tardive.
La haine violente et le cynisme d'une certaine communauté issue de l'immigration est donc liée à d'autres facteurs.
©Kortexe
On a donc deux communautés ethnico-religieuses qui sont différentes, et qui par voie de fait, ne souhaitent pas coexister ensemble. Et comme le dit Zemmour, et je le rejoints là-dessus, à partir du moment ou on laisse des gens trop différents essayer de vivre ensemble, ça aboutit à un échec, parce que les gens ne veulent pas vivre ensemble, et ce, des deux côtés. C'est pas bien, c'est pas beau, c'est stupide, c'est nul, c'est tout ske tveux, mais c'est comme ça...A partir de là, l'intégration réussie d'une immigration, c'est à l'Etat de le faire,
Mon Dieu !!! L'État ...
c'est à elle de réussir à trouver des terrains d'entente entre les deux communautés pour réussir à les faire coexister, dont notamment la première qui est de confiner la religion dans la sphère privée.
Et on a fait comment? On a construit les blocs HLM dans les cités, les banlieues, on les a parqué dedans, et on leur a dit "nous faites pas chié"...comment espérions-nous réussir à intégrer une communauté si différente culturellement parlant de la notre en les traitant aussi mal? Parce qu'une fois tout ça entreprit, forcément, c'est les générations derrière qui constate que les parents et grand-parents, en plus d'avoir été colonisés, ont simplement été carrément mis sur le banc de touche après leur avoir demandé gentiment de s'intégrer. On a tout fait pour qu'ils se renforcent dans leur culture, leur religion et dans le refus d'intégration "à la française"...et maintenant on récolte les fruits, une communauté pourtant née sur le sol français, avec une CNI, et qui pourtant déteste le pays qui les accueilli. L'échec de l'intégration de l'immigration nord africaine, voir africaine, personne ne le nie...par contre, il serait de bon ton de dire que c'est l'échec de l'Etat français dans sa grande globalité. Celui-ci a simplement communautarisé la société.
Mon Dieu ! L'État, encore l'État, toujours l'État !...
On a eu aussi la Société. C'est la faute à la société !
Avant on avait l'diable. Encore le diable, toujours le diable !...
Toujours le refoulement et l'évacuation des problèmes.
©Kortexe
Et voilà donc pourquoi on les appelle toujours aujourd'hui "les arabes" au lieu de dire "les français de souche/origine nord africaine"
Et j'insiste aussi lourdement sur le fait que le politique n'a pas à intervenir dans le religieux.
Et enfin, un truc qui commence aussi à me les casser: je commence à en avoir marre qu'on reproche sans cesse à la même communauté de ne pas s'intégrer sans qu'on leur en donne les clés, alors qu'elle n'est quand même pas la seule. Et la communauté asiatique? Elle se mélange peut être? Elle essaie de s'adapter à notre pays et notre culture? Non, pourtant tout le monde s'en tape.
Alors maintenant qu'on est dans une impasse, la solution ce n'est pas de redéfinir un cadre dans un débat sur l'identité française. Rien que la question "c'est quoi être français", je la trouve malsaine.
Moi je ne la trouve pas malsaine cette question. Et c'est pas si dur et compliqué de savoir c'que c'est la France, les Français, l'identité française.
Et y'a pas de honte à être fier d'être français !
On parlait ailleurs de patriotisme et de nationalisme, oui, y'a pas de honte à être heureux de son pays et même de sentir que son pays et sa culture sont supérieurs à quelques autres, voire à pas mal d'autres.
La France supérieure au Libéria, à la Guinée, au Zimbabwe, à l'Afghanistan, à l'Iran, à la Corée du Nord, à la Russie, à la Chine etc... Oui je ne rougis pas de le dire : je sens ma démocratie, ma culture humanisme, ma société respectueuse des femmes et des petits, mes institutions etc... supérieurs, voire très supérieurs.
Oui je sais, faut pas !... Le relativisme universel et intégral nous l'interdit...
©kortexe
Lorsque la burqa arrive dans la rue, je ne suis pas contre parce que "c'est pas français", mais parce que derrière ce tissu, c'est un projet politique islamiste qui est anti-démocratique, anti-républicain et anti-laïc, tout ce pourquoi des hommes se sont battus pendant des siècles pour l'obtenir. Mais on parle de manière impersonnelle, on ne prend pas en grippe une communauté, on fixe les règles dès le départ, celle qui consiste à dire "la religion, c'est chez soi, c'est privé, on la vire de la sphère publique".
Bref, voilà mon point de vue
-------------------------------------
Qui te parle d'excès ?!
Le patriotisme n'est pas un "excès". C'est une normalité. Le nationalisme n'est pas un excès. C'est une normalité.
Et même un patriotisme très fort ou un nationalisme très puissant ne conduisent pas à du négatif et à du réactif de type xénophobie.
Le patriotisme et la xénophobie sont de natures, de sources et d'essences totalement différentes. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer et de démontrer. Et ils ne sont par conséquent aucunement liés par une différence de degré.
Bon... Nos positions auront du mal à converger...
Je trouve, à vrai dire, que ces raisonnement sont un peu trop flous et et que cette dialectique manque un peu de rigueur.
Néanmoins ils ont l'immense mérite de remplacer les déversements de vomi et de déjections auxquels certains, apparemment incapables d'autres formes d'expressions, nous avaient habitués...
Non, non. Mais c'est juste une nuance lexicale, c'est pas très grave.
"Patrie" et "nation" ne recouvre pas le même champ sémantique, l'un désignant plutôt la terre et le pays construit sur cette terre, l'autre désignant la communauté humaine et sa culture. Les deux notions ont bien sûr une large interface.
Mais le nationaliste n'est pas plus "méchant" que le patriote. Le patriote est forcément nationaliste et inversement.
Dans les luttes d'indépendance nationale, les nationalistes sont donc chauvins, xénophobes et racistes d'après toi ?...
©kortexe