TPM a écrit :
Diantre. Y’a tellement de testostérone sur ce fil que ça en pique les yeux, dis donc. On est pas loin du fameux sketch des Inconnus : « A mort, Louis Croix-V-Bâton ! ». C’est aussi décalé de la réalité, et aussi désespérément con (désolé, y’a pas d’autre mot).
Bon alors, avant que vous ne reformiez les brigades rouges et ne mettiez sur pied un bon petit tribunal populaire des familles et la jolie p’tite potence qui va avec afin de satisfaire les ardeurs vengeresse du bon peuple de Paris , l’enculé de merdeux de capitaliste libéral va se permettre de relever quelques unes des inepties les plus stupides qui parsèment ce sujet comme des mouches sur un étron (et un beau, qui plus est).
Bon, ben, t'es capitaliste ou libéral, tu nous expliques que ce n'est pas la même chose à longueur de post et tu te revendiques des deux ?! Va comprendre...
D’abord, comme toujours vos « réactions » (même si cela fait en vérité plus penser à des éructations de marcassins) font pour la plupart un joyeux mélange entre des notions pourtant fort différentes en les assimilant sous des termes uniques, et dénotent une méconnaissance profonde des mécanismes en cause… Mais bon, j’ai envie de dire, comme d’habitude. Or, comme je suis un libéral, donc généreux et humaniste, je vais faire un effort pour vous expliquer en quoi vous vous trompez lourdement, un de plus, même si je sais que c’est à peu près aussi utile que d’apprendre à lire à une bande de macaques.
Bon, là, tu es libéral, en fait... OK.
Faisons un parallèle. Prenons, au hasard, le système de l’assurance maladie. La SECU. Un système qui, certes, n’est pas parfait, génère quelques injustices et fait preuve de certaines lacunes mais, au final, un très bon système, qui remplit parfaitement son rôle, je pense que vous serez tous d’accord avec moi. Sauf que voilà, un beau jour, quelques abrutis décident de se servir de failles du système et du manque de contrôle à des fins d’enrichissement personnel. Ils détournent les règles à leur propre intérêt, « jouent » avec le système et font du pognon sur le dos de tous les autres bénéficiaires de ce dernier. Ce qui finit bien sûr par provoquer une bonne petite crise car le système est, de ce fait, devenu bancal. La fraude aux prestations (ce que l'on verse aux allocataires) représente 1,5 milliards d'euros), la fraude aux recettes (ceux qui alimentent les caisses) représente 36,5 milliards, le "marché" de la solidarité (sécu/assurance chômage/RMI/etc.) représente presque 1 000 milliards d'euros l'an et la dette de ce système est de près de 12 milliards. Finalement, c'est peanuts et ce "système" ne s'en tire pas si mal. 12 milliards de déficit pour 1000 milliards de CA, n'importe quelle boite ne s'en plaindrait pas tant que ça, non, qu'en penses-tu ? .
Or, à ce moment-là, quelques « brillants » esprits vont s’emparer du problème et décréter que tous ces abus, et bien c’est la faute du système lui-même, ni plus ni moins. En effet, et de façon très logique, comme les profiteurs détournaient les règles de fonctionnement du système à leur intérêt, c’est donc qu’à la base, ce sont ces mêmes règles qui sont mauvaises ! Donc, selon eux, c’est le système et, avec lui, la base conceptuelle ou théorique de l’Etat providence qui le sous-tendait, qu’il faut mettre à mort, de même que quelques tenants de cette même théorie honteuse, ça ne pourra pas faire de mal…
Bel effort rhétorique, belle sémantique, rien à dire mais il t'a fallu deux semaines, c'est long deux semaines, et il s'en passe durant ce temps là. C'est plus qu'un train de retard ! C'est un "Polson" de retard !!!
A quoi allons-nous avoir droit, à "la main invisible" ?
Le souci est que l'on ne peut pas couper des têtes au hasard, ces têtes là tiennent le système financier par les couilles et elles sont le système, en même temps. Coupe une tête en pensant expurger le merdier mais tu t'apercevras que le système, en entier, va se casser la gueule. Alors, qui est foireux, le ver dans le fruit ou le fruit lui même ?! Mais, j'suis con, la main invisible bien sûr et l'auto-régulation d'un "marché" adulte et raisonnable. Je ne vois pas pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt, c'est évident !
Bah tiens. C’est complètement con comme raisonnement, hein ? Si, si, je vous assure, c’est vraiment très-très con. Et bah pourtant c’est exactement ce que vous faites.... Alors oui, certes, n’allez pas me montrer que les deux situations « n’ont rien à voir entre elles » parce que la SECU et le capitalisme, c’est pas pareil, blablabla…. ». Bien sûr, l’un est un système de solidarité sociale et l’autre un système d’organisation économique (j’espère que vous relèverez l’ironie au passage ). Là je parle du mécanisme de « « « pensée » » », la « « « logique » » » qui est derrière tout ça, laquelle est dans les deux cas rigoureusement la même : il s’agit de rendre le système responsable des abus de quelques-uns, afin, dans le cas de la SECU comme dans celui de la crise, de permettre à quelques malhonnêtes et apprentis propagandiste de masquer leur extrémisme idéologique le plus répugnant sous une logique fallacieuse que la masse des abrutis qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez vont gober tout cru. De la merde emballée dans une logique frelatée avec un joli nœud autours.
Bravo ! Chapeau l'artiste ! Du grand TPM (mais 15 jours quand même, 15 jours, putain c'est long...) ! Le Marché est l'expression de la liberté non contrainte, la solidarité c'est : des droits et des devoirs. Le Marché ne pense pas la société, ce n'est pas le but poursuivi, d'ailleurs. En revanche, la solidarité, si. Donc comparer ces deux systèmes est inepte et pour reprendre tes propos, très con. Pour répondre au paradoxe que tu nous proposes, tu n'es pas sans ignorer que la prise de risque est le but même du capitalisme, elle (la prise de risque) est d'ordre économique. La solidarité a pour but de l'en écarter et de protéger ceux qui y sont exposés à leur insu. C'est le contre pouvoir du capitalisme. Tu sais que cette dernière (la solidarité) est née bien après le capitalisme. Donc, prends n'importe quel exemple mais pas celui ci car il est vraiment trop con, ton argumentaire.
De plus, j’ajoute il n’y a pas besoin d’être un « rouge » pour clamer haut et fort que le système capitaliste, et notamment sa composante financière, a besoin d’être contrôlé. C’est ce que j’affirme depuis que je suis là, c’est ce que pense une majorité des « libéraux » européens, de droite comme de gauche (et oui cramouilette, le PS, même si s’en défends et ne l’assume pas, comme tu le fais, est libéral). De même, de très nombreux patrons dénoncent depuis déjà très longtemps les abus du capitalisme financier (de plus en plus découplé de l’économie dite « réelle »), et une grande partie d’entre eux voient somme toute d’un bon œil cette crise qui, espèrent-ils, permettra de mettre fin à tous ces abus. Les tentatives de récupération de la crise par une extrême-gauche qui essaye de se précipiter dans la brèche et refuse de crever une bonne fois pour toute apparaît à ce titre plus désolante qu’autre chose…
C'est ce coté utopique que je préfère de toi. Le Marché s'est pris une claque, les politiques se sont réveillés avec la gueule de bois, tout ce beau monde va prendre l'apéro, discuter le bout gras et en avant pour de nouvelles aventures pour un capitalisme durable et raisonnable. Sans déconner, tu crois à ce que tu viens d'écrire ?!
D’ailleurs, il serait grand temps pour cette même extrême-gauche d’arrêter de prendre ses désirs pour des réalités : cette crise n’est qu’une des nombreuses qu’a connu et que connaîtra le capitalisme, ce n’est ni la fin de ce dernier, ni le début du Grand Soir. Le seul moyen de provoquer celui-ci a toujours été et sera toujours la lutte armée, ce dont le ptit facteur de Neuilly commence d’ailleurs plus ou moins à prendre réellement conscience (heureux hasard de l’actualité…), et c’est bien ce qui rend ce courant politique détestable au dernier stade. Et pourtant certains se disent encore fiers d’être un « rouge »… Oui. Et après... Accepter d'un système qu'il soit faillible et récurrent dans ses incuries ? C'est tout ? Les mêmes erreurs répétitives sans correction aucune ? Putain, pour les mêmes errements ont tire plus vite et plus fort sur la solidarité. Plus d'indulgence est accordée au capitalisme que l'on en prête à la solidarité. Mais j'suis con (bis repetita), le capitalisme (durable et raisonnable, j'adore ça) est le "SYSTEME", le seul capable d'offrir un horizon radieux à l'humanité toute entière !
Pour finir, je vous propose également de ravaler vos propos haineux (franchement, philou, je suis un peu déçu par tes débordements verbaux…), vos thèses simplistes, et d’essayer d’apprendre une bonne fois pour toute à faire la différence entre « capitalisme » et « libéralisme » (je ne parle même pas d’essayer de comprendre les différents courants qui composent ce dernier, ce sera pour plus tard...peut-être….). Ca vous évitera peut-être d’avaler sans que broncher autant de saloperies que les travelos du bois de Boubou.
Moi, j'suis pas déçu, je suis seulement étonné que tu aies mis tout ce temps pour intervenir... Pour pas grand chose et une énormité (la comparaison (solidarité/capitalisme).
D’avance merci.
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