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Pensez-vous que la grève des enseignants-chercheurs doive se poursuivre après les vacances de Pâques?


 
50.0 %
 3 votes
1.  Oui, jusqu'au retrait de la réforme de Valérie Pécresse
 
 
16.7 %
 1 vote
2.  Oui, mais pas si les examens ne peuvent avoir lieu
 
 
0.0 %
        0 vote
3.  Non, il faut reprendre les cours à la rentrée
 
 
33.3 %
 2 votes
4.  Non, ça fait longtemps que les cours auraient dû reprendre
 

Total : 8 votes (2 votes blancs)
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Auteur Sujet :

Pour ou contre la grève des enseignants-chercheurs?

n°34277
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 09-05-2009 à 15:59:30  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

patata-girl a écrit :

Moi y'a un truc qui me soule avec le capitaine pourri là, c'est qu'il décrédibilise un sujet, et un mouvement en lequel je crois, càd le mouvement des enseignants chercheurs, l'interruption du processus de Bologone et le retrait immédiat de tout un tas de petites   réformes qui ont l'air de rien vu de loin,mais qui changent tout un tas de trucs en pratique.
 
Toutes ces mesures votées ou qui vont être votées dans l'année(malgré les universités qui restent encore bloquées et d'autres mobilisées malgré la reprise de cours, je me fais pas trop d'illusion, le petit bouseux à la tête de l'Etat appliquera son plan quoi qu'on lui dise..)met clairement en exergue l'envie du gouvernement de supprimer des filières et de petit à petit ,réduire l'enseignement universitaire(principalement) à rien du tout, tout en amoindrissant l'accès à la connaissance et à la culture.
 
Ah pardon j'oubliais! Pour les filières scientifiques, il devrait pas y avoir trop de problème, y'aura toujours des labos pharmaceutiques et cie pour assurer le financement et le suivi des recherches dans les universités.Parcontre, qui veut financer les études d'un futur philosophe? D'un sociologue? D'un prof de littérature? ...
 
Et ça, ça me les broute, franchement.


 
Ah !!! Patata Girl ! Enfin, que j'te dise. Pisque personne te l'a dit. Toutes les réformes vont passer. T'as fait la grève pour rien. Les filières de merde vont être supprimées. Le "p'tit bouseux" appliquera son plan. Les filières scientifiques vont être valorisées. Quant à ta "culture", ta "philosophie", ta "sociologie", ta "littérature", c'est rien, zéro moins zéro égale la tête à Toto.

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n°34281
Galbraith
Profil : Novice
galbraith
Posté le 09-05-2009 à 16:46:22  profilanswer
 

Je suis totalement contre, ils prennent en otage les étudiants de fac, c'est vraiment du gros n'importe quoi. Je déteste la france parfois :(


---------------
économie
n°34283
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 09-05-2009 à 17:32:37  profilanswer
 

Et moi je déteste les cons qui mettent l' expression " prendre en otage " à toutes les sauces.
Ceux là, je les prendrais, je leur foutrais le canon d'un flingue dans la bouche et je les descendrais dans une cave à grands coups de pompes dans l' arrière train, avant de les coiffer d'une cagoule. Puis je les laisserais croupir quelques semaines attachées à un mur avec juste ce qu'il faut de nourriture pour qu'ils ne crèvent pas de faim : Pas assez pour être rassasié mais suffisamment pour se faire dessus.  
Peut-être qu' à ce moment là, le vrai sens des mots leur reviendrait et qu'ils comprendraient enfin ce que veut réellement dire  " pris en otage ".


Message édité par seawitch le 09-05-2009 à 17:42:10

---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34285
patata-gir​l
plus patate la vie!
Profil : Légende
patata-girl
Posté le 09-05-2009 à 18:00:14  profilanswer
 

the.captain.troy a écrit :


 
Ah !!! Patata Girl ! Enfin, que j'te dise. Pisque personne te l'a dit. Toutes les réformes vont passer. T'as fait la grève pour rien. Les filières de merde vont être supprimées. Le "p'tit bouseux" appliquera son plan. Les filières scientifiques vont être valorisées. Quant à ta "culture", ta "philosophie", ta "sociologie", ta "littérature", c'est rien, zéro moins zéro égale la tête à Toto.


 
J'ai pas fait la grève,mais je la soutiens.Les diplômes au rabais, je me sens pas concernée, étant donné que j'ai bossé pendant la grève, et que mes diplômes je les achète pas.Je sais aussi que les réformes vont passer, je le dis même, apprends à lire.ensuite c pas "ta", mais la philosophie/sociologie/littérature. Et non c'est pas zéro, mais c grâce à des cons comme toi que ça se perd, et c'est bien dommage.

n°34287
failorn
Les Bermudes ? C'est par là ! Je connais ma géogra
Profil : Légende
failorn
Posté le 09-05-2009 à 19:00:50  profilanswer
 


Plusieurs remarques,
 
D'une, cette réforme est mauvaise, et n'en déplaise à captain'connard, car pour que les anar' et gauchistes devant l'éternel des facs d'économie et de droit se mettent en grève, c'est qu'il doit y avoir un problème, non ?
 
De deux, il faut arrêter de raconter des conneries avec les facs de Sciences humaines. Les taux de réussite sont nettement plus évolués que les chiffres continuellement avancés. Le nombre d'inscrits est important, mais est surestimé, car entre 20 et 40% des inscrits ne foutront jamais les pieds en cours... il y a plusieurs explication, les "traditionnelles" années sabbatiques, les "étudiants" qui s'inscrivent à la fac en attendant de savoir s'ils sont pris dans d'autres filières sur dossiers, etc....
 
De trois, cette réforme ne sauvera pas la recherche. Toutes les derniers projets de réformes veulent instaurer des partenariats avec le privé (ce qui est déjà le cas). Et entrainent le risque de négliger la recherche fondamentale...
 
De quatre, faut arrêter avec la fac=enseignement de merde... que viennent foutre alors les "ingénieurs" dans les facs pour leurs troisièmes cycles ? et que font alors ces branle-couilles d'enseignants gauchistes dans les "grandes écoles" ?
 
De cinq, on est le seul pays développé qui investit moins pour ses étudiants supérieurs, que pour ses collégiens... y a ptet un malaise à régler là, non ?
 
Enfin, la liste pourrait encore être longue, c'est assez ridicule d'entendre les critiques venant de la ligues supers-connards, dont l'autre captain semble être  un des membres des plus éminent, en sachant que ces abrutis-finis n'y ont certainement jamais mis les pieds...


---------------
In meinem Himmel gibt es keinen Gott
(Publicité)
n°34433
bonjour-tr​istesse
Profil : Idole
bonjour-tristesse
Posté le 15-05-2009 à 16:09:53  profilanswer
 

+1
 
et pour les feignants des hopitaux on dit quoi?
 
pff
tt ça procède quand même des procédures générales de révision des politiques publiques qui ont pour unique objectif de faire des économies.
le sens du service public arrivant en dernier point de l'argumentaire pour faire passer la pillule.

n°34438
Cramouille​tte
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 15-05-2009 à 16:55:42  profilanswer
 

bonjour-tristesse a écrit :

+1
 
et pour les feignants des hopitaux on dit quoi?
 
pff
tt ça procède quand même des procédures générales de révision des politiques publiques qui ont pour unique objectif de faire des économies.
le sens du service public arrivant en dernier point de l'argumentaire pour faire passer la pillule.


 
 
Et oui c'est pour faire des économies, enfin je dirais plutôt que c'est surtout pour payer les petits cadeaux fiscaux (Bouclier, niches, droits de succession, exonération des heures supp...) dont les effets sur l'économie sont toujours attendu.
 

n°34464
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 16-05-2009 à 05:20:21  profilanswer
 

Un excellent article du POINT, de Marie-Sandrine SGHERRI, sur l'horreur universitaire.
Comme les gauchistes ne lisent pas, ne savent pas lire ou ne lisent pas de vrais journaux, je vous l'offre :

 
" A Lisa, ses yeux vifs et son joli sourire, on donnerait le bon Dieu sans confession. Pourtant, cette étudiante en sociologie à l’université de Toulouse-Le Mirail en est à son troisième blocage en quatre ans. « Mon premier, c’était à mon arrivée, en 2004. A l’époque, je travaillais pour financer mes études. Alors, quand ça bloquait, je me reposais. » L’année suivante fut celle du CPE, un baptême du feu inoubliable. Arriva 2007 : une année blanche. « C’était la présidentielle. Les années électorales, il n’y a pas de loi. Pas de loi, pas de mouvement. » En 2008, elle repart au combat, contre la LRU, cette fois. « Le mouvement est parti très vite, trop vite. Les étudiants se sont dispersés avant qu’on ait eu le temps de les informer. » Cette année, Lisa n’y croyait pas trop. « Les enseignants se sont mis en grève juste avant les vacances de février et les partiels, explique-t-elle. Le calendrier était mauvais : il faut du temps pour construire un mouvement. » Lisa s’est donc trompée. Au Mirail, le mouvement 2009 est un grand cru : quatre mois de grève, sept semaines de blocage, des examens menacés comme jamais et la rentrée prochaine déjà compromise.
 
Bienvenue dans l’université la plus agitée de france.
 
Construite après 1968 en périphérie de la ville, Toulouse-II accueille 21 000 étudiants de lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales. Une utopie architecturale qui, comme beaucoup d’autres idées de l’époque, prend aujourd’hui l’eau.
 
Florence Bouchet y enseigne les lettres depuis 1997. « Mon premier blocage a eu lieu l’année suivante. J’en ai 9 au compteur ! » soupire-t-elle. Patrick Cabanel, professeur d’histoire, spécialiste des religions, en a traversé 10. « C’est devenu une institution. On bloque au Mirail contre des réformes ou contre des rapports qui pourraient proposer des réformes. Il s’agit, dit-on, de défendre le service public, mais concrètement cela signifie qu’un étudiant arrivé en licence il y a trois ans a bénéficié de trois semestres de cours ! » La majorité des étudiants semblent en avoir pris leur parti.Damien, un anti-bloqueur, s’emporte : « Pour eux, le blocage, c’est comme la pluie ! Ils attendent que ça s’arrête. »
 
Le 20 avril, dans un amphi bondé, l’université Toulouse-II-Le Mirail n’a pas failli à sa réputation. Il lui revenait de garder allumé le flambeau de la révolte à un moment crucial : les deux tiers des universités étaient en vacances et la pression des examens à son comble. Ce jour-là, Rennes-II flanche, comme Toulouse-III, qui votent la reprise. Nicolas, un étudiant du comité de lutte, l’avoue plus tard : ce fameux lundi, il a douté devant l’amphi 8 bourré à craquer. « J’ai pensé : c’est foutu, les antibloqueurs sont venus en masse. Ils vont faire basculer l’AG. »
 
Parmi les quelque 2 000 étudiants présents, il y avait Luis, un étudiant américain, venu au Mirail pour apprendre le français. « Vu des Etats-Unis, la France, c’est le vin et le fromage. Je ne savais pas qu’ici c’était comme ça ! » S’il a été privé de cours à Toulouse, il pense avoir « beaucoup appris » sur notre pays. Il lui reste pourtant beaucoup à apprendre, car ce jour-là Luis pensait assister à sa première et dernière AG : « Le président de l’université a expliqué que c’était la dernière chance pour les examens. » Il est donc resté perplexe quand une très nette majorité des étudiants présents a voté la poursuite du blocage.
 
Ivresse.
 
Dans leur élan, ils ont aussi voté la « neutralisation du deuxième semestre ». Cela signifie donner la note de 10 à tout étudiant ayant validé son premier semestre. Dans l’ivresse, l’AG a aussi voté la destitution du président de l’université, Daniel Filâtre, accusé de toutes les turpitudes, afin de « mettre en place un cadre ouvert permettant la réappropriation de la fac » . Dès la fin de l’assemblée, les étudiants sont donc conviés à envahir la salle du conseil d’administration pour signifier au président qu’il est viré. Pendant ce temps, une dizaine d’autres, en rangers, le visage dissimulé, les mains gantées, fendent d’un pas résolu la petite foule rassemblée devant la salle du conseil. Direction le bureau du président, dont ils détruisent les serrures pour s’emparer de dossiers. Scène ordinaire de la vie au Mirail : « étudiants et personnels en lutte » n’ont constaté aucune « réelle dégradation » . Devant les portes fracassées, un agent de sécurité remarque, fataliste, qu’on n’avait pas eu le temps d’en distribuer les clés. Début mars, en effet, peu après le début du blocage, les étudiants en lutte ne s’étaient pas contentés des portes : ils avaient détruit la cloison. Roland, militant au NPA, évoque une « connerie » , mais ajoute : « Après un événement comme celui-là, on parle de nous pendant une semaine. »
 
Tête brûlée ? Pas du tout. Roland a 20 ans, mais il en paraît cinq de plus. Le NPA, comme les syndicats, SUD-Etudiants, et son allié au Mirail, l’Aget-FSE, évitent que le comité de lutte, ouvert à tous, ne parte en vrille. « Cette année, le mouvement est propre », s’enorgueillit une étudiante en master d’archéologie. Une poignée d’éléments incontrôlés sont présents, les « appellistes », ainsi nommés parce qu’ils se réfèrent à un « appel » que personne ne connaît. « Ils sont complètement barrés », résume un militant. Ils couvrent les murs de tags ou se livrent à des batailles de projectiles de préférence salissants. Derrière, les autres nettoient. Sans pouvoir s’en débarrasser, ils tentent de les tenir en lisière pour que les manifs ne dégénèrent pas.
 
Mais le mouvement est « propre » surtout parce qu’il ne rencontre cette année aucune opposition véritable. Il a ainsi le soutien de beaucoup d’enseignants qui, d’AG en AG, reconduisent la grève. L’an dernier, les antibloqueurs avaient tenté de s’organiser. Cette année, ils ont abandonné la partie. « Je suis fatiguée », avoue Clémence, élue au conseil d’administration sur la liste antiblocage Liberta fac. Pour Patrick Cabanel, Le Mirail est mort : « Je conseille aux étudiants de partir. Lorsque nous serons au fond du trou, peut-être y aura-t-il une réaction. »
 
Dépôt de bilan.
 
Les militants ont le champ libre. Après la destitution du président, le comité de lutte, enfermé dans la salle du conseil, a proclamé le 20 avril l’ « université libre du Mirail » . L’université est fermée administrativement. Sylvie, gérante de la librairie Les Etudes, seule librairie présente sur un campus en France, doit fermer. Au bord des larmes, elle évoque le dépôt de bilan : « Je ne sais pas si je pourrai passer l’été. »
 
La Maison de la recherche est évacuée à son tour. L’occasion de se souvenir que, pendant la grève, les enseignants continuent de chercher, plus que jamais, puisqu’ils n’enseignent plus. Patrick Cabanel, un enfant de la classe ouvrière devenu professeur des Universités, est amer : « Au premier jour de blocage, combien d’enseignants disparaissent, pour écrire leurs articles et leurs livres ? » Ne pas toucher à la recherche est la garantie d’un blocage dont la plupart s’accommode puisqu’il ne nuit qu’aux étudiants ! De même, la « tradition » qui consiste à rémunérer les grévistes perdure. Des enseignants-chercheurs se sont déclarés grévistes auprès de l’administration. Mais ils attendent toujours les retenues sur salaires. « Je n’ai pas opéré de retenue, explique le président. Je souhaite la tenue d’une commission sur le sujet. » Pas facile d’être réformiste au Mirail !
 
Le blocage révèle crûment les failles de l’institution. Ainsi, les professeurs qui ne veulent pas abandonner leurs étudiants doivent se cacher ou se mentir. Au Mirail, on ne dit plus « faire cours », on préfère parler d’ « accompagnement pédagogique » . Cet enseignant de philosophie gréviste tient à cette nuance : « Toutes les semaines, depuis le début du mouvement, j’ai rencontré les étudiants aux heures où nous avions cours. Je leur communique des textes et nous avons un dialogue approfondi. » S’agit-il de textes hors programme, une sorte de café philo amélioré ? « Pas du tout, j’ai intégralement couvert mon programme. » Un cours, donc ? « Non, non ! Je parle sans notes. »
 
Il est sincère, tout comme Mireille Bruyère, maître de conférences en économie et militante à la CGT. Elle assure, en plus de son service au Mirail, une vacation à l’Arsenal, l’université cossue d’économie et de droit au centre-ville. Gréviste au Mirail, elle continue à donner ses heures dans la « fac des riches ». « Ce n’est pas très satisfaisant, reconnaît-elle. Mais si j’étais seule en grève à l’Arsenal, je serais remplacée au bout de deux séances, voilà tout ! »
 
Pendant ce temps, d’autres enseignants tiennent des cours clandestins dans des appartements, des cafés, et même à deux pas de l’université, sur « la Dalle », agora de béton qui abrite bistrots déglingués et marchands de kebabs. Torturés de scrupules, ils expliquent qu’il ne peuvent pas faire autrement. Ils se doivent aux étudiants les plus fragiles. Il y a surtout leur département, c’est-à-dire la pérennité de leur discipline au Mirail, qui est menacé. Romain Jalabert a réussi le concours du Capes en lettres classiques l’an dernier et il est aujourd’hui en stage dans un collège. « L’année dernière, j’étais le seul inscrit à la préparation au concours d’agrégation. » Certes, partout les lettres classiques connaissent une désaffection. « Mais en 2008, précise Romain, il y avait 14 agrégatifs dans ce même département. » En un an, les effectifs étudiants ont baissé de 5 % à Toulouse-II. Effet des blocages ? Pas sûr. L’ensemble des filières de sciences humaines connaît une désaffection en France. Mais cela nourrit l’inquiétude : la culture fout le camp !
 
Déchirements.
 
Daniel Filâtre rappelle que « mirail » signifie miroir en occitan. Et, de fait, les affres de Toulouse-II reflètent les tensions qui traversent l’Université, tiraillée entre ce qu’elle est devenue, une université de masse, et ce qu’elle ne veut pas cesser d’être : un lieu à part, où des intellectuels délivrés des contingences produisent et transmettent des connaissances. Face à ces déchirements, les étudiants en lutte opposent leurs certitudes. Ambre est au NPA. Fille d’une femme de ménage et d’un agent d’entretien, elle « profite au maximum » de son master de sociologie. En vivre ? Elle n’y songe plus ! Aucune perspective dans la recherche et s’en servir pour vendre des yaourts, pas question ! Pas l’ombre d’une inquiétude chez la jeune militante. « Je me suis toujours débrouillée pour trouver un job. Il sera toujours temps. »
 
Dans un Mirail rendu désert par la fermeture administrative, on croise Gwendoline, qui ne savait pas que la bibliothèque était fermée. Elle aussi a fait une croix sur son rêve de recherche, mais du moins espérait-elle devenir documentaliste spécialisée. « Mais il y a de moins en moins de postes. » Il faisait très froid ce mardi à Toulouse. Devant l’amphi 8 où une AG de personnels reconduisait la grève, Gwendoline s’est mise à pleurer."
 
Marie-Sandrine SGHERRI

n°34490
Cramouille​tte
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 16-05-2009 à 19:05:01  profilanswer
 

C'est sympa toutes ces lettres mises les unes derrière les autres...  
 
Tu as demandé l'autorisation pour la reproduction de cet article ?


Message édité par Cramouillette le 16-05-2009 à 19:06:22
n°34492
G-laberlue
Invité
Posté le 16-05-2009 à 20:42:30  answer
 

the.captain.troy a écrit :

Un excellent article du POINT, de Marie-Sandrine SGHERRI, sur l'horreur universitaire.
Comme les gauchistes ne lisent pas, ne savent pas lire ou ne lisent pas de vrais journaux, je vous l'offre :

 
" A Lisa, ses yeux vifs et son joli sourire, on donnerait le bon Dieu sans confession. Pourtant, cette étudiante en sociologie à l’université de Toulouse-Le Mirail en est à son troisième blocage en quatre ans. « Mon premier, c’était à mon arrivée, en 2004. A l’époque, je travaillais pour financer mes études. Alors, quand ça bloquait, je me reposais. » L’année suivante fut celle du CPE, un baptême du feu inoubliable. Arriva 2007 : une année blanche. « C’était la présidentielle. Les années électorales, il n’y a pas de loi. Pas de loi, pas de mouvement. » En 2008, elle repart au combat, contre la LRU, cette fois. « Le mouvement est parti très vite, trop vite. Les étudiants se sont dispersés avant qu’on ait eu le temps de les informer. » Cette année, Lisa n’y croyait pas trop. « Les enseignants se sont mis en grève juste avant les vacances de février et les partiels, explique-t-elle. Le calendrier était mauvais : il faut du temps pour construire un mouvement. » Lisa s’est donc trompée. Au Mirail, le mouvement 2009 est un grand cru : quatre mois de grève, sept semaines de blocage, des examens menacés comme jamais et la rentrée prochaine déjà compromise.
 
Bienvenue dans l’université la plus agitée de france.
 
Construite après 1968 en périphérie de la ville, Toulouse-II accueille 21 000 étudiants de lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales. Une utopie architecturale qui, comme beaucoup d’autres idées de l’époque, prend aujourd’hui l’eau.
 
Florence Bouchet y enseigne les lettres depuis 1997. « Mon premier blocage a eu lieu l’année suivante. J’en ai 9 au compteur ! » soupire-t-elle. Patrick Cabanel, professeur d’histoire, spécialiste des religions, en a traversé 10. « C’est devenu une institution. On bloque au Mirail contre des réformes ou contre des rapports qui pourraient proposer des réformes. Il s’agit, dit-on, de défendre le service public, mais concrètement cela signifie qu’un étudiant arrivé en licence il y a trois ans a bénéficié de trois semestres de cours ! » La majorité des étudiants semblent en avoir pris leur parti.Damien, un anti-bloqueur, s’emporte : « Pour eux, le blocage, c’est comme la pluie ! Ils attendent que ça s’arrête. »
 
Le 20 avril, dans un amphi bondé, l’université Toulouse-II-Le Mirail n’a pas failli à sa réputation. Il lui revenait de garder allumé le flambeau de la révolte à un moment crucial : les deux tiers des universités étaient en vacances et la pression des examens à son comble. Ce jour-là, Rennes-II flanche, comme Toulouse-III, qui votent la reprise. Nicolas, un étudiant du comité de lutte, l’avoue plus tard : ce fameux lundi, il a douté devant l’amphi 8 bourré à craquer. « J’ai pensé : c’est foutu, les antibloqueurs sont venus en masse. Ils vont faire basculer l’AG. »
 
Parmi les quelque 2 000 étudiants présents, il y avait Luis, un étudiant américain, venu au Mirail pour apprendre le français. « Vu des Etats-Unis, la France, c’est le vin et le fromage. Je ne savais pas qu’ici c’était comme ça ! » S’il a été privé de cours à Toulouse, il pense avoir « beaucoup appris » sur notre pays. Il lui reste pourtant beaucoup à apprendre, car ce jour-là Luis pensait assister à sa première et dernière AG : « Le président de l’université a expliqué que c’était la dernière chance pour les examens. » Il est donc resté perplexe quand une très nette majorité des étudiants présents a voté la poursuite du blocage.
 
Ivresse.
 
Dans leur élan, ils ont aussi voté la « neutralisation du deuxième semestre ». Cela signifie donner la note de 10 à tout étudiant ayant validé son premier semestre. Dans l’ivresse, l’AG a aussi voté la destitution du président de l’université, Daniel Filâtre, accusé de toutes les turpitudes, afin de « mettre en place un cadre ouvert permettant la réappropriation de la fac » . Dès la fin de l’assemblée, les étudiants sont donc conviés à envahir la salle du conseil d’administration pour signifier au président qu’il est viré. Pendant ce temps, une dizaine d’autres, en rangers, le visage dissimulé, les mains gantées, fendent d’un pas résolu la petite foule rassemblée devant la salle du conseil. Direction le bureau du président, dont ils détruisent les serrures pour s’emparer de dossiers. Scène ordinaire de la vie au Mirail : « étudiants et personnels en lutte » n’ont constaté aucune « réelle dégradation » . Devant les portes fracassées, un agent de sécurité remarque, fataliste, qu’on n’avait pas eu le temps d’en distribuer les clés. Début mars, en effet, peu après le début du blocage, les étudiants en lutte ne s’étaient pas contentés des portes : ils avaient détruit la cloison. Roland, militant au NPA, évoque une « connerie » , mais ajoute : « Après un événement comme celui-là, on parle de nous pendant une semaine. »
 
Tête brûlée ? Pas du tout. Roland a 20 ans, mais il en paraît cinq de plus. Le NPA, comme les syndicats, SUD-Etudiants, et son allié au Mirail, l’Aget-FSE, évitent que le comité de lutte, ouvert à tous, ne parte en vrille. « Cette année, le mouvement est propre », s’enorgueillit une étudiante en master d’archéologie. Une poignée d’éléments incontrôlés sont présents, les « appellistes », ainsi nommés parce qu’ils se réfèrent à un « appel » que personne ne connaît. « Ils sont complètement barrés », résume un militant. Ils couvrent les murs de tags ou se livrent à des batailles de projectiles de préférence salissants. Derrière, les autres nettoient. Sans pouvoir s’en débarrasser, ils tentent de les tenir en lisière pour que les manifs ne dégénèrent pas.
 
Mais le mouvement est « propre » surtout parce qu’il ne rencontre cette année aucune opposition véritable. Il a ainsi le soutien de beaucoup d’enseignants qui, d’AG en AG, reconduisent la grève. L’an dernier, les antibloqueurs avaient tenté de s’organiser. Cette année, ils ont abandonné la partie. « Je suis fatiguée », avoue Clémence, élue au conseil d’administration sur la liste antiblocage Liberta fac. Pour Patrick Cabanel, Le Mirail est mort : « Je conseille aux étudiants de partir. Lorsque nous serons au fond du trou, peut-être y aura-t-il une réaction. »
 
Dépôt de bilan.
 
Les militants ont le champ libre. Après la destitution du président, le comité de lutte, enfermé dans la salle du conseil, a proclamé le 20 avril l’ « université libre du Mirail » . L’université est fermée administrativement. Sylvie, gérante de la librairie Les Etudes, seule librairie présente sur un campus en France, doit fermer. Au bord des larmes, elle évoque le dépôt de bilan : « Je ne sais pas si je pourrai passer l’été. »
 
La Maison de la recherche est évacuée à son tour. L’occasion de se souvenir que, pendant la grève, les enseignants continuent de chercher, plus que jamais, puisqu’ils n’enseignent plus. Patrick Cabanel, un enfant de la classe ouvrière devenu professeur des Universités, est amer : « Au premier jour de blocage, combien d’enseignants disparaissent, pour écrire leurs articles et leurs livres ? » Ne pas toucher à la recherche est la garantie d’un blocage dont la plupart s’accommode puisqu’il ne nuit qu’aux étudiants ! De même, la « tradition » qui consiste à rémunérer les grévistes perdure. Des enseignants-chercheurs se sont déclarés grévistes auprès de l’administration. Mais ils attendent toujours les retenues sur salaires. « Je n’ai pas opéré de retenue, explique le président. Je souhaite la tenue d’une commission sur le sujet. » Pas facile d’être réformiste au Mirail !
 
Le blocage révèle crûment les failles de l’institution. Ainsi, les professeurs qui ne veulent pas abandonner leurs étudiants doivent se cacher ou se mentir. Au Mirail, on ne dit plus « faire cours », on préfère parler d’ « accompagnement pédagogique » . Cet enseignant de philosophie gréviste tient à cette nuance : « Toutes les semaines, depuis le début du mouvement, j’ai rencontré les étudiants aux heures où nous avions cours. Je leur communique des textes et nous avons un dialogue approfondi. » S’agit-il de textes hors programme, une sorte de café philo amélioré ? « Pas du tout, j’ai intégralement couvert mon programme. » Un cours, donc ? « Non, non ! Je parle sans notes. »
 
Il est sincère, tout comme Mireille Bruyère, maître de conférences en économie et militante à la CGT. Elle assure, en plus de son service au Mirail, une vacation à l’Arsenal, l’université cossue d’économie et de droit au centre-ville. Gréviste au Mirail, elle continue à donner ses heures dans la « fac des riches ». « Ce n’est pas très satisfaisant, reconnaît-elle. Mais si j’étais seule en grève à l’Arsenal, je serais remplacée au bout de deux séances, voilà tout ! »
 
Pendant ce temps, d’autres enseignants tiennent des cours clandestins dans des appartements, des cafés, et même à deux pas de l’université, sur « la Dalle », agora de béton qui abrite bistrots déglingués et marchands de kebabs. Torturés de scrupules, ils expliquent qu’il ne peuvent pas faire autrement. Ils se doivent aux étudiants les plus fragiles. Il y a surtout leur département, c’est-à-dire la pérennité de leur discipline au Mirail, qui est menacé. Romain Jalabert a réussi le concours du Capes en lettres classiques l’an dernier et il est aujourd’hui en stage dans un collège. « L’année dernière, j’étais le seul inscrit à la préparation au concours d’agrégation. » Certes, partout les lettres classiques connaissent une désaffection. « Mais en 2008, précise Romain, il y avait 14 agrégatifs dans ce même département. » En un an, les effectifs étudiants ont baissé de 5 % à Toulouse-II. Effet des blocages ? Pas sûr. L’ensemble des filières de sciences humaines connaît une désaffection en France. Mais cela nourrit l’inquiétude : la culture fout le camp !
 
Déchirements.
 
Daniel Filâtre rappelle que « mirail » signifie miroir en occitan. Et, de fait, les affres de Toulouse-II reflètent les tensions qui traversent l’Université, tiraillée entre ce qu’elle est devenue, une université de masse, et ce qu’elle ne veut pas cesser d’être : un lieu à part, où des intellectuels délivrés des contingences produisent et transmettent des connaissances. Face à ces déchirements, les étudiants en lutte opposent leurs certitudes. Ambre est au NPA. Fille d’une femme de ménage et d’un agent d’entretien, elle « profite au maximum » de son master de sociologie. En vivre ? Elle n’y songe plus ! Aucune perspective dans la recherche et s’en servir pour vendre des yaourts, pas question ! Pas l’ombre d’une inquiétude chez la jeune militante. « Je me suis toujours débrouillée pour trouver un job. Il sera toujours temps. »
 
Dans un Mirail rendu désert par la fermeture administrative, on croise Gwendoline, qui ne savait pas que la bibliothèque était fermée. Elle aussi a fait une croix sur son rêve de recherche, mais du moins espérait-elle devenir documentaliste spécialisée. « Mais il y a de moins en moins de postes. » Il faisait très froid ce mardi à Toulouse. Devant l’amphi 8 où une AG de personnels reconduisait la grève, Gwendoline s’est mise à pleurer."
 
Marie-Sandrine SGHERRI


 
 

n°34493
G-laberlue
Invité
Posté le 16-05-2009 à 20:44:12  answer
 

Sniff... Trop d'émotion tue l'émotion.  
Pas de débat de fond. Mais un récit à peine plus relevé qu'une nouvelle "pondue" par un auteur spécialisé dans les romans vendus dans les Relais H.  
Dommage, tu m'as l'air d'être un type solide et tu commets un copier/coller d'article qui ne touche que l'affect. C'est contre productif l'ami. Bien qu'un gaucho de base ne sache lire qu'un tract (selon tes dires), il en faudra plus pour éradiquer la contestation.
Trouve-nous un bel article de fond avec des universitaires qui sont à même de pouvoir argumenter et de soutenir la réforme actuelle concernant les universités... Et là, il y aura matière à débattre...

n°34495
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 17-05-2009 à 00:23:15  profilanswer
 

G-laberlue a écrit :

Sniff... Trop d'émotion tue l'émotion.  
Pas de débat de fond. (...)


 
Je ne sais pas ce qu'il te faut. Cet article révèle du factuel, de l'objectif :  
- la racaille qui mène ces très grosses universités
- les dégâts et le terrorisme qu'ils y instaurent
- la nullité des filières, des cours et des diplômes dans ces garderies-viviers  pour chômeurs
- la nullité crasse des enseignants-chercheurs (!!!) et leur duplicité de feignasses intéressées
("Il est sincère, tout comme Mireille Bruyère, maître de conférences en économie et militante à la CGT. Elle assure, en plus de son service au Mirail, une vacation à l’Arsenal, l’université cossue d’économie et de droit au centre-ville. Gréviste au Mirail, elle continue à donner ses heures dans la « fac des riches ». « Ce n’est pas très satisfaisant, reconnaît-elle. Mais si j’étais seule en grève à l’Arsenal, je serais remplacée au bout de deux séances, voilà tout ! » " )
 
Qu'est-ce qu'il te faut merde alors !!!

n°34498
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 17-05-2009 à 00:32:15  profilanswer
 

"Bohf.
Banal
Et la fin est idiote"
 
Ben alors, toujours désœuvré. Rien à foutre. C'est triste. Tu devrais t'inscrire en fac !

n°34595
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 20-05-2009 à 22:50:10  profilanswer
 

La Sorbonne arrête sa grève. Les autres dernières usines à chômeurs vont bientôt faire pareil.
Maintenant les enseignant-feignasses vont mendier leurs salaires de grévistes et les étudiants-feignasses vont mendier leurs diplômes de grévistes.
En plus d'être nuls, ils n'ont aucune dignité.

n°34597
Cramouille​tte
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 20-05-2009 à 23:02:46  profilanswer
 

Heureusement que la grève continue à Paris 8, sinon tu n'aurais plus de raisons d'être...

n°34598
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 20-05-2009 à 23:09:46  profilanswer
 

Cramouillette a écrit :

Heureusement que la grève continue à Paris 8, sinon tu n'aurais plus de raisons d'être...


 
Non, c'est le Mirrail à Toulouse qui m'intéresse. Cette monstruosité sera la dernière à pourrir.
J'espère un peu que les étudiants et leurs gourous-feignasses crèvent tellement de haine qu'ils y foutent le feu.  :(

n°34600
Cramouille​tte
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 20-05-2009 à 23:37:21  profilanswer
 

Pourtant Paris 8 est l'héritière de Vincennes qui fut le haut lieu du gauchisme que tu exècres tant, non ?  

n°34601
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 20-05-2009 à 23:55:56  profilanswer
 

Cramouillette a écrit :

Pourtant Paris 8 est l'héritière de Vincennes qui fut le haut lieu du gauchisme que tu exècres tant, non ?  


 
Je ne l'exècre pas !!! Je le vomis et le conchie  :) .

n°34607
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 21-05-2009 à 08:48:13  profilanswer
 

the.captain.troy a écrit :


 
Non, c'est le Mirrail à Toulouse qui m'intéresse. Cette monstruosité sera la dernière à pourrir.
J'espère un peu que les étudiants et leurs gourous-feignasses crèvent tellement de haine qu'ils y foutent le feu.  :(


 
Que voilà des propos totalement dénués de haine, absolument pas hargneux pour deux sous. Parce qu' il ne supporte pas la haine et la hargne notre captain trouduc...
 
La preuve...
Voici ce qu' il écrit sur le topic d' à côté à propos des méchants gauchistes sectaires et intolérants.
 
" La haine déchaînée par Zemmour l'indépendant, et les grossièretés régulièrement déféquées ici sur mes libres propos sont des exemples de cette hargne. "
 
Ce type est décidément impayable !
Schizophrénie ?
Connerie ?
Un peu des 2 ?


---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34797
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 29-05-2009 à 15:52:19  profilanswer
 

"Après plus de 16 semaines de grève continue et de manifestations, le mouvement contre la loi « d'autonomie pour les universités » présentée par le gouvernement, la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités), a pris fin. Il l'a fait sous la pression des menaces du gouvernement concernant les examens qui approchent et celle du sabotage par les syndicats qui ont refusé de mobiliser toute forme de solidarité.
Cette loi ouvre la voie à l'introduction de la compétition et de la recherche du profit dans l'enseignement supérieur public.
Depuis février dernier, plus de la moitié des 83 universités françaises étaient en grève. Seule l'université du Mirail à Toulouse y est encore. Onze étudiants de l'université de Toulouse Sud-Var ont entamé une grève de la faim pour exiger le retrait de la loi LRU."
 
 
http://www.wsws.org/francais/News/ [...] -m28.shtml
 
Bon appétit !!!!
 
 :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  

n°34803
G-laberlue
Invité
Posté le 29-05-2009 à 19:21:08  answer
 

La bouffe au resto U n'est pas terrible, ils ne perdent rien...

n°34815
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 30-05-2009 à 02:52:22  profilanswer
 

de toutes manières avec leurs parents au chomage à cause de la crise, ils n' avaient plus de quoi se payer un ticket.


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Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34823
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 30-05-2009 à 12:00:30  profilanswer
 

Et pis autant qu' il prennent l' habitude de jeuner dès maintenant...


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A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34827
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 30-05-2009 à 12:15:53  profilanswer
 

... ça leur donnera une idée de leur avenir dans la Sarkozie nouvelle ...


Message édité par seawitch le 30-05-2009 à 12:30:12

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Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34828
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 30-05-2009 à 12:34:22  profilanswer
 

Personnellement, je trouve les étudiants non grévistes un peu coconnets sur ce coup...
Ils chialent qu' il faut que cette grève s' arrète pour qu'ils puissent passer leurs examens. C' est bien gentil , ça fait bon étudiant sérieux, tout ça...
La seule petite chose qu'ils n'ont pas comprise, c' est que cette grève n' est pas une grève étudiante classique comme il s' en produit tous les 2 ou 3 ans. Ce n' est qu' un des aspects du mouvement général qui se met en place petit à petit pour tenter de contrecarrer, si c' est encore possible la mise en place du projet de société que l' Autre Nain tente de nous imposer depuis 2 ans.
Et que participer à leur niveau à ce mouvement est peut-être la seule chance que leur futur diplôme vaille quelque chose dans l' avenir.
 
Parce que sinon, le jour ou ils vont débarquer au pôle emploi avec leur torche cul estampillé " Education Nationale ", ils vont s' apercevoir qu' il est un poil rugueux...


Message édité par seawitch le 30-05-2009 à 20:35:24

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Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°34855
the.captai​n.troy
Profil : Novice
the-captain-troy
Posté le 01-06-2009 à 06:20:23  profilanswer
 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86694
 
Consternés, abasourdis, indignés, écœurés..chez les enseignants-chercheurs  
dimanche 31 mai 2009 (22h49)

 
Vote de la FSU en CTPM sur la « masterisation » :
quand abstention rime avec capitulation !

 
"Consternés, abasourdis, indignés, écœurés… Les réactions de stupéfaction et de colère ne se sont pas fait attendre, chez les enseignants-chercheurs en lutte depuis plusieurs mois, comme chez beaucoup d’enseignants des premier et second degrés, au lendemain d’un Comité Technique Paritaire Ministériel (CTPM) qui fera date, sans doute, dans l’histoire des trahisons syndicales.
Un vote « coup de poignard dans le dos » des personnels et étudiants en lutte."
 
(bla bla bla …)
 
"Dans ces conditions, et face à un tel mépris du ministre, il paraissait logique de voter contre ces décrets. C’est ce qu’ont fait la quasi-totalité des organisations syndicales ; toutes, sauf deux : la très minoritaire CSEN, et… la très majoritaire FSU, qui s’est abstenue sur le décret des certifiés/agrégés, et n’a « pas pris part au vote » sur celui des profs d’EPS ! Cette abstention a permis aux deux décrets de passer comme adoptés par le CTPM, puisque les voix « pour » de l’administration ont été majoritaires."
 
(bla bla bla …)
 
--------------------------------------
 
Quand j'vous l'disais que la thématique de la trahison, c'est éternel et universel !!!
Troy !
 :lol:  :lol:  :lol:


Message édité par the.captain.troy le 01-06-2009 à 06:24:34
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