Le problème c'est qu'on ne peut pas "fermer" les paradis fiscaux sans revoir notre fiscalité classique afin qu'elle soit plus attractive pour les capitaux. C'est inévitable.
Vous le savez très bien : la concurrence en matière fiscale est mondialisée depuis belle lurette. Les capitaux fuient / se déplacent dans les zones les plus accueillantes, et il faut de bons arguments (de bons taux, une bonne fiscalité) pour les conserver. Or ce type de décision est politiquement incorrect : il est plus facile, au sommet même de l'Etat, de cracher contre "les riches" (cf. la sortie ridicule de François Hollande).
Donc rien ne changera... les dollars continueront à aller aux Bermudes, la droite française continuera de faire des réformettes pour le haut de la classe moyenne (sachant pertinemment que de toutes façons les vrais capitaux sont ailleurs) et la gauche contiuera de crier au scandale tout en s'habillant chez Kenzo.