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Auteur Sujet :

Qui écoute encore les économistes ?

n°36683
unconnucon​nu
Profil : Wannabe
unconnuconnu
Posté le 05-09-2009 à 06:57:31  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Les économistes c est un peu comme les météorologues.
A court et peut être moyen terme ils peuvent prévoir.
Sur le long terme c est de la spéculation.
Aie le vilain mot.
Des crises il y en a eu et il y en aura encore.
C est un peu comme l activité du soleil qui fait du zèle tous les 11 ans,  
 

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n°36696
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 05-09-2009 à 15:57:01  profilanswer
 

C' est un peu comme l' activité de tes neurones ?


---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°36742
unconnucon​nu
Profil : Wannabe
unconnuconnu
Posté le 07-09-2009 à 05:54:00  profilanswer
 

Mon pauvre Seawitch..tu n as aucun humour,en fait ton moteur c est bien la haine.Râles,si ca te fait du bien,évacue ta méchanceté,il doit être blême ton HLM, tu as bien raison de venir décharger ta frustration.
Continue,tu n es pas encore au top niveau...tu as le temps, ne te presse pas..ta gauche ne risque pas d être au pouvoir demain , ni à la prochaine présidentielle d ailleurs...tu es pitoyable...ton camarade fraternel. :lol:  

n°36744
unconnucon​nu
Profil : Wannabe
unconnuconnu
Posté le 07-09-2009 à 06:16:22  profilanswer
 

seawitch a écrit :

C' est un peu comme l' activité de tes neurones ?


Voila seawicth, tous les 11 ans ils fonctionnent encore plus..... ne répond pas..tu vas encore te ridiculiser. :lol:  
 

n°36746
Edradour
Profil : Novice
Posté le 07-09-2009 à 09:35:53  profilanswer
 

Et si la situation de crise devenait la situation normale, combien de temps nos sociétés capitalistes tiendront

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n°36791
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 08-09-2009 à 16:53:43  profilanswer
 

juste souligner pour la défence de nos petits économistes que certains avaient prévus quand meme...
 
Warren Buffett, dès 2003, avait qualifié les dérivés de crédit d'armes financière de destruction massive.  
 
Nouriel Roubini,  économiste, directeur du RGE Monitor, avait prévenu dès la fin de 2006 des risques de grave récession aux Etats-Unis. Début 2008, l'économiste avertit d'un risque d'aggravation de la crise, scénario qu'il décrivit en douze étapes avec faillites de hedge funds, de banques, et la nécessaire intervention des autorités publiques. Peu après la faillite de Lehman Brothers, Roubini évoque "l'arrêt cardiaque du système financier mondial", alors que les marchés de l'argent entre banques sont gelés. Il souligne la nécessite pour la Fed d'intervenir par des biais nouveaux (rachat de billets de trésorerie d'entreprises par exemple), et l'injection d'argent public dans les banques tout en laissant faillir certaines institutions. Ses dernières prévisions pour 2009 ont fait l'objet d'une récente publication.  
 
David Rosenberg, chef économiste pour l'Amérique du Nord chez Merrill Lynch, avertit d'un risque de récession dès le mois de janvier, et anticipe une forte baisse des taux d'intérêt de la part de la Réserve fédérale au niveau de 1%, niveau qui sera effectivement atteint en octobre.  
 
John Paulson, une semaine avant le début de la crise, le 9 juillet 2007, il déclarait à la revue Pensions & Investments: "Nous sommes dans une bulle de crédit". Le gérant observait alors de "l'exubérance sur les marchés du crédit", estimant que "la liquidité massive conduisait à une mauvaise appréciation de la valeur" de certains titres de crédit. Fin 2007, Paulson poursuit son raisonnement et demande à ses équipes d'analyser le bilan des banques, estimant que ces dernières seront de plus en plus nombreuses à pâtir de la crise financière en 2008... Un pari à nouveau gagnant.  
 
Jeremy Grantham, co-fondateur et président de la société de gestion GMO , fondé en 1977 avertit lui aussi mi-2007 d'une dérive du système financier. Le gérant, réputé pour avoir anticipé l'éclatement de la bulle Internet au début des années 2000, prévoit une chute des prix de l'immobilier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la baisse des marges bénéficiaires à l'échelle de la planète, et une augmentation des primes de risque. Début 2008, dans un entretien accordé à Barron's, Grantham s'inquiéte du montant de dette supporté par l'économie et accuse ouvertement Alan Greenspan et Ben Bernanke de ne pas avoir empêché cet excès de dette  
 
Howard Marks, Président de la société Oaktree, fait également état de sombres prévisions lorsqu'il observe les dérives des marchés financiers et des dirigeants d'entreprises. Il lui arrive de rédiger régulièrement des commentaires mis en ligne sur le site Internet de sa société. En juillet dernier, Marks s'alarmait dans un memo du court-termisme des gérants en général, de leurs clients et des dirigeants de sociétés cotées, estimant alors que l'on avait oublié depuis  
 
Paul Jorion (anthropologue français, auteur ). Dans « La crise du capitalisme américain » parut en janvier 2007, six mois avant que la crise n’éclate, il dépeint la dégradation rapide de la situation dans une Amérique aux consommateurs surendettés s’engouffrant avec l’aide d’organismes de prêt complaisants et de banques d’investissement rapaces, dans une gigantesque bulle immobilière..  
A l'époque aucun éditeur ne fut intéressé à le publier jusqu'à ce que les éditions La Découverte le fassent...à seulement 1000 exemplaires.
 
La connaissance des crises du passé ne permet pas d’anticiper la prochaine car les crises changent de nature au fur et à mesure où on les comprend. Une fois que l’on aura décortiqué dans le détail la crise des subprimes et qu’on aura pris les mesures pour resserrer les boulons, la prochaine crise surgira là où on ne l’attend pas. De plus, les économistes dont le job est d’alerter sur les risques ne sont guère entendus et passent souvent pour des pessimistes invétérés.  
 
 
Voici un petit article du monde sympa sur les difficultés rencontrées par les économistes faces aux politiciens toujours plus populistes. : Article Le Monde
 


Message édité par AbricotDWD le 08-09-2009 à 16:56:58

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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°36836
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 09-09-2009 à 11:33:48  profilanswer
 

Et bien chapeau, ça en fait sept sur ...... hum pas étonnant qu'on ne les écoute pas...
 
Concernant l'article, a chacun son métier, les économistes n'ont pas beaucoup brillé depuis avril 2007. Et en effet elle sympa cette opposition populisme / libre échange, d'ailleurs elle ne serait pas un tout petit peu épaisse ?  

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n°36837
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 09-09-2009 à 12:17:56  profilanswer
 

Cramouillette a écrit :

Et en effet elle sympa cette opposition populisme / libre échange, d'ailleurs elle ne serait pas un tout petit peu épaisse ?  


 
Pourquoi tu trouves que le libre échange est populaire toi ?


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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°36838
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 09-09-2009 à 12:53:41  profilanswer
 

Avant de répondre à cette question, je tiens à faire remarquer avec quelle malice tu détournes les choses.

 

Il est évident que le terme populisme utiliser par Eric Le Boucher tend à démontrer que les politiques sont démagogiques (par méconnaissance ou par manque de courage) et ainsi créer une opposition factice face aux économistes éclairés (qui ont la connaissance et le courage).

 

Maintenant pour répondre à ta question, oui le libre échange est populaire chez les économistes ;)

Message cité 1 fois
Message édité par Cramouillette le 09-09-2009 à 12:54:41
n°36841
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 09-09-2009 à 14:48:32  profilanswer
 

Cramouillette a écrit :

Avant de répondre à cette question, je tiens à faire remarquer avec quelle malice tu détournes les choses.  
 
Il est évident que le terme populisme utiliser par Eric Le Boucher tend à démontrer que les politiques sont démagogiques (par méconnaissance ou par manque de courage) et ainsi créer une opposition factice face aux économistes éclairés (qui ont la connaissance et le courage).
 
favoriser des positions réputées « populaires » par méconnaissance, manque de courage et aussi le plus souvent dans le seul but d'être élu.  Contre logique économique.... jusque là j'suis d'accord.
 
Maintenant pour répondre à ta question, oui le libre échange est populaire chez les économistes ;)
 
c'est toi qui détourne les choses là...
populaire chez les économistes... ah oui.. ça nous fait une belle légion d'électeurs tout ça




Message édité par AbricotDWD le 09-09-2009 à 15:45:42

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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°36850
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 09-09-2009 à 16:58:24  profilanswer
 

Et en quoi je détournerai à mon tour les choses ? Le vote d'un électeur ne se fait pas sur la seule acceptation ou non du libre échange, c'est quoi cette façon de penser ?

n°36853
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 09-09-2009 à 17:34:35  profilanswer
 

Non, à la place du libre échange cher aux économistes, l’électeur peut aussi prendre en considération les discours utopiques de certains politiciens peu scrupuleux qui savent très bien que leurs fonds de commerce est bancals. (L’Egalité par exemple). Ils ne servent en aucun cas le bon fonctionnement ou l’amélioration de nos sociétés mais agissent dans un souci de popularité (d’où le terme de populisme)
 
Mais la je te l’accorde les avis diffèrent.
 
A terme, pourtant, c’est assez voyant, on voit apparaitre dans ce genre de parti une autodestruction du groupe entretenue par la concurrence des intérêts individuels  :D . Car oui en politique le carriérisme passe forcement par la popularité auprès de l’électorat.  


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n°36854
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 09-09-2009 à 17:39:37  profilanswer
 

On est d'accord mais en quoi y'aurait il un parti plus populiste que l'autre?
Je veux dire, le populisme touche t il simplement l'idée du libre échangisme?
Bref, ouais, mais si ce que tu disais était tout à fait juste (pourtant je suis d'accord) pourquoi Besancenot ferait 5% et Sarko 30%?
Ensuite, la politique c'est pas que de l'économie, ce n'en est même pas du tout. Sauf de nos jours. Y'a plus de politique. Y'a plus que de l'économie. Ben pourquoi on vote encore et pourquoi ils présentent pas plutôt des économistes dans les partis?
Bref, résumer la politique à des courants économiques me paraît vraiment une preuve de l'appauvrissement des idées politiques (je parle pas pour toi là).

n°36865
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 10-09-2009 à 10:40:47  profilanswer
 

Voici une réponse qui ne manque pas d’intérêt.
Le sujet inclut tous les politiciens quel que soit le parti s’opposant à la logique scientifique des économistes. Toutefois ce que tu dis est pertinent. J’aime à penser qu’il y a une limite dans ce mécanisme. Démagogie, oui, mais à outrance les gens restent lucides. Trop de démagogie tue la démagogie. Ainsi nos politiciens manipulateurs doivent exceller dans l’art de proposer du rêve sous contrainte d’une certaine plausibilité.
A la question « pourquoi on vote encore et pourquoi ils présentent pas plutôt des économistes dans les partis ». Parfois je me le demande, là on est au cœur d’un autre débat. Pourquoi la démocratie ? Pourquoi un peuple souverain ? Peut-être parce que c’est ce qu’on a trouvé de « moins pire ». le système est tel que les dirigeants ne doivent pas être de bon technicien de la gouvernance, (Elitisme, au mérite) et ça dans toutes les disciplines ( économie, sociologie, sociale, comptable, écologie…) mais doivent être populaire pour gagner des élections. La démocratie est peut-être une utopie elle aussi, mais là je ne vais pas insister car on va me jeter des pierres.  ;)


Message édité par AbricotDWD le 10-09-2009 à 10:42:04

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n°36866
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 10-09-2009 à 10:56:02  profilanswer
 

Ben moi je continue à penser qu'il faut des politiques et non des économistes. Et je dirais que c'est même que c'est les tenant de la dérégulation à outrance en politique qui ont permis une nouvelle crise. Quand on laisse les économistes s'intéresser d'un peu trop près à la politique (aidez nous à créer de la richesse pour le bien des actionnaires) on en arrive un peu où on en est aujourd'hui.
 
un petit lien avec que des bons libéraux
http://sites.radiofrance.fr/chaine [...] ons/grain/

n°36868
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 10-09-2009 à 11:39:56  profilanswer
 

Evidement, si on confond économiste avec banquier ou traideur…


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n°36869
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 10-09-2009 à 12:51:05  profilanswer
 

Je persiste et je signe il n'existe pas d'opposition entre l'économie et le politique, pas plus qu'entre les politiques et les économistes. C'est du vent.

 

On peut tout à fait accuser les politiques de démagogies, comme l'on peut accuser les économistes (et encore faut t-il savoir de quels économistes parle t-on ?) de parti pris, il n'y a pas d'un côté le vice et de l'autre la vertu.

 


@ Marmitte : j'ai une petite théorie pour expliquer la différence entre un Besancenot et un Sarkosy. D'un côte tu as l'orthodoxie de l'idéologie dominante (Sarko le conformiste) et de l'autre l'hétérodoxie de cette même idéologie (Besancenot l'hérétique) ^^

  



Message édité par Cramouillette le 10-09-2009 à 12:52:07
n°36870
TPM
For Great Justice !
Profil : Tête d'affiche
tpm
Posté le 10-09-2009 à 14:15:27  profilanswer
 

Pour ma part, j'expliquerai cela de façon différente : il y a d'un côté celui qui est au pouvoir, donc obligé d'accepter et de se conformer aux règles du jeu, et de l'autre celui qui n'a pas le pouvoir (et ne le recherche même pas vraiment, dans le cas du facteur), et donc peut tout à fait se permettre de rejeter les règles d'un jeu à la table duquel il ne sera jamais invité.

n°36871
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 10-09-2009 à 14:46:56  profilanswer
 

Tout a fait d’accord, et d’ailleurs, de ce fait, le parti en place à moins de marge de manœuvre pour faire dans la démagogie.
 
 
Heuuu, il faut que j’arrette d’etre d’accord avec toi TPM. Je suis passé à leurs yeux, de collabo à partisan et adepte de la TPM attitude.  :lol:  


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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°36874
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 10-09-2009 à 15:12:43  profilanswer
 

A quelles règles fais tu allusions TPM ?

 

@Abricot est tu deviens aussi un peu paranoïaque ^^


Message édité par Cramouillette le 10-09-2009 à 15:14:55
n°36876
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 10-09-2009 à 15:19:15  profilanswer
 

AbricotDWD a écrit :

Tout a fait d’accord, et d’ailleurs, de ce fait, le parti en place à moins de marge de manœuvre pour faire dans la démagogie.
...


 
Ca reste à démontrer :°

n°36886
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 10-09-2009 à 16:27:32  profilanswer
 

@cramouillette Je ne suis d'accord du tout sur ta vision de l'économie et de la politique. Ce qui ne veut pas dire que les deux sont nécessairement antagonistes mais la politique et l'économie sont deux segments bien différents. Je remplace ton terme d'économiste par n'importe quel autre corps de métier ou science social et ça te sautera aux yeux :
Il n'y a pas de différence entre la psychologie et la politique pas plus qu'entre le psychologue et le politicien...
@TPM. On est d'accord sur les règles du jeu, mais alors, on pourrait avoir l'angle de vue inverse : Un parti ne recherchant pas le pouvoir n'aurait en aucun cas le besoin de devenir populiste.

n°36889
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 10-09-2009 à 16:50:44  profilanswer
 

marmitte a écrit :

on pourrait avoir l'angle de vue inverse : Un parti ne recherchant pas le pouvoir n'aurait en aucun cas le besoin de devenir populiste.


 
L'objectif de Besancenot n’est surtout pas de gouverner, mais de contester radicalement le système non pas par une action politique menée dans un cadre démocratique mais par la " révolution ". Enfin c’est ce qu’il a répondu à Claude Serrillon à la question " êtes-vous prêt à gouverner et avec qui ?"


Message édité par AbricotDWD le 10-09-2009 à 16:51:37

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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°36895
TPM
For Great Justice !
Profil : Tête d'affiche
tpm
Posté le 10-09-2009 à 17:19:48  profilanswer
 

Cram : les règles du jeu économique mondial. Lesquelles sont très complexes et subtiles, d'ailleurs. Malgré ça, elles s'appliquent à tous, selon le principe de la réciprocité. "T'en veux pas d'mon boeuf aux hormones ? Ok, alors je taxe tes fromages qui puent". Ce genre de truc.
 
Marmitte : oui, sauf qu'un parti politique ne vit/survit que si il gagne de l'argent. Et pour gagner de l'argent, il faut des militants et des électeurs. Donc il faut promettre des choses et aussi, quand on est un petit parti, se démarquer des autres. A ce petit jeu, on a vite fait de tomber dans le populisme et les promesses intenables.
 
L'abricot : décidemment, t'es sur une pente dangereuse, toi... ;)

n°36896
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 10-09-2009 à 17:25:03  profilanswer
 

Si tu veux pour schématiser il y une symétrie entre les "écoles" de pensées économiques (libéral, keynésienne, marxiste...) et les idéologies politiques (libéralisme, capitalisme, communisme...), ce qui n'existe pas dans tous les corps de métiers. Sans compter il y a beaucoup de champs commun entre l'économie et le politique (monétaire, financièr, social, travail...).  
 
Pour revenir à l'article, qui montre une opposition que j'ai détaillé plus haut, cette opposition n'existe pas, c'est plus une impatience de l'économiste qui souhaite voir appliquer sa théorisation...

n°36961
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 11-09-2009 à 14:16:42  profilanswer
 

TPM a écrit :

Cram : les règles du jeu économique mondial. Lesquelles sont très complexes et subtiles, d'ailleurs. Malgré ça, elles s'appliquent à tous, selon le principe de la réciprocité. "T'en veux pas d'mon boeuf aux hormones ? Ok, alors je taxe tes fromages qui puent". Ce genre de truc.
...


 
Elles ne s'appliquent qu'à ceux qui veulent bien qu'elles s'appliquent (on dirait du Dati non ? ^^) ce qui n'est pas le cas de Besancenot est il ne le cache pas, alors pourquoi le taxer de plus de démagogie ? C'est mal de penser différemment ?  Je crois vraiment que le statut d'hérétique lui convient mieux.

n°36975
AbricotDWD
Profil : Habitué(e)
abricotdwd
Posté le 11-09-2009 à 17:03:51  profilanswer
 

Hérétique .. peut-être parce qu’il doit croire en sa révolution.
Démagogue oui parce qu’il peut mentir en connaissance de cause car seul la finalité compte pour lui : sa révolution. Dans tout les cas l’histoire regorge de monstres comme lui. Il ne sera jamais celui qu’on brûle sur le bûcher mais il pourrait être celui qui l’allume.


Message édité par AbricotDWD le 11-09-2009 à 23:22:49

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Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
n°37309
Yabouca
Profil : Novice
Posté le 20-09-2009 à 14:47:58  profilanswer
 


Quelle mauvaise image des économiste, et peut etre vais je me faire huer, étant moi meme titulaire d'une licence d'économie et en première année de master dans le meme domaine mais je trouve dommage d'en avoir une telle idée.
 Tout d'abord je pense que cette mauvaise image est beaucoup due aux médias, à leurs interprétations, à leurs méthodes. Secondo, qui sont rellement les économistes? Ceux que l'ont voit maintes et maintes fois à la télé, en train de réciter leurs conceptions de notre économie, de la crise et en tentant d'en donner des explications et des solutions? Pas forcément. Et c'est le plus souvent ceux là qu'on entend, plus hommes de médias que réels économistes.
Ensuite les économistes de sont pas des météorologues, des gens qui prévoient l'avenir dans une boule de cristal. Il y a tellement de facteurs à prendre en compte et tellement de théories et de paradigmes qui conduisent à des résultats différents.
Les économistes ont ils prévu la crise? Certains oui, mais les a t-ont vraiment cru?  
Les économistes sont tous influencés par des courants de pensées, des idéologies différentes et il ne suffit pas de regarder les médias et d'en entendre quelques uns pour se faire une opinion de l'ensemble des économistes.

n°37310
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 20-09-2009 à 14:51:22  profilanswer
 

Mais le problème ce n'est pas les économistes. C'est juste qu'ils soient trop prêt du pouvoir.
Le jour où on aura autant de spécialiste de l'armée et de généraux à la télé que d'économistes, tu comprendras notre point de vue.

n°37311
Yabouca
Profil : Novice
Posté le 20-09-2009 à 14:57:44  profilanswer
 

Exactement, de nombreux sujets de nos jours sont liés à la politique, le grand exemple du moment : l'environnement, l'écologie. De meme, l'économie devenue un instrument du pouvoir et non plus une science comme avant.

n°37319
G-laberlue
Invité
Posté le 20-09-2009 à 20:16:41  answer
 

Yabouca a écrit :


Quelle mauvaise image des économiste, et peut etre vais je me faire huer, étant moi meme titulaire d'une licence d'économie et en première année de master dans le meme domaine mais je trouve dommage d'en avoir une telle idée.
 Tout d'abord je pense que cette mauvaise image est beaucoup due aux médias, à leurs interprétations, à leurs méthodes. Secondo, qui sont rellement les économistes? Ceux que l'ont voit maintes et maintes fois à la télé, en train de réciter leurs conceptions de notre économie, de la crise et en tentant d'en donner des explications et des solutions? Pas forcément. Et c'est le plus souvent ceux là qu'on entend, plus hommes de médias que réels économistes.
Ensuite les économistes de sont pas des météorologues, des gens qui prévoient l'avenir dans une boule de cristal. Il y a tellement de facteurs à prendre en compte et tellement de théories et de paradigmes qui conduisent à des résultats différents.
Les économistes ont ils prévu la crise? Certains oui, mais les a t-ont vraiment cru?  
Les économistes sont tous influencés par des courants de pensées, des idéologies différentes et il ne suffit pas de regarder les médias et d'en entendre quelques uns pour se faire une opinion de l'ensemble des économistes.


 
En même temps, je ne suis pas persuadé que les météorologues soient l'exemple à prendre en compte pour dédouaner les économistes de leurs errements. Le nombre de fois où ces derniers se plantent est à l'image des approximations de la météo. Le mieux est d'ouvrir sa fenêtre, le matin même, pour être renseigné du temps à venir. Mais bon...

n°37323
Yabouca
Profil : Novice
Posté le 20-09-2009 à 20:38:23  profilanswer
 

Reste que les économistes ne sont pas là pour faire des prévisions, ils donnent des interprétations de faits économiques, en fonction de théories, anciennes, récentes, d'idéologies et de conceptions du fonctionnement de la scociété et de certains indicateurs. De plus ils ne peuvent pas servir qu'à anticiper des crises, donner les éléments pour les résoudre. De plus, la question est surtout de savoir quelle role la société d'aujourd'hui donne aux économistes et à l'économie en tant que telle. Reste t-elle une science qui cherche à expliquer des faits, nous donner des éléments de réponses, de nous donner des interprétations diverses, des mesures à suivre différentes ou bien n'est elle plus qu'un instrument politique.Et je pense que c'est ici que se trouve la vrai question: QU'EST DEVENUE LA SCIENCE ECONOMIQUE AUJOURD'HUI et quel est son role à l'heure actuelle?

n°37327
G-laberlue
Invité
Posté le 20-09-2009 à 22:54:12  answer
 

Yabouca a écrit :

Reste que les économistes ne sont pas là pour faire des prévisions, ils donnent des interprétations de faits économiques, en fonction de théories, anciennes, récentes, d'idéologies et de conceptions du fonctionnement de la scociété et de certains indicateurs. De plus ils ne peuvent pas servir qu'à anticiper des crises, donner les éléments pour les résoudre. De plus, la question est surtout de savoir quelle role la société d'aujourd'hui donne aux économistes et à l'économie en tant que telle. Reste t-elle une science qui cherche à expliquer des faits, nous donner des éléments de réponses, de nous donner des interprétations diverses, des mesures à suivre différentes ou bien n'est elle plus qu'un instrument politique.Et je pense que c'est ici que se trouve la vrai question: QU'EST DEVENUE LA SCIENCE ECONOMIQUE AUJOURD'HUI et quel est son role à l'heure actuelle?


C'est con, t'es presque en train de nous expliquer qu'ils ne servent à rien... les économistes, s'entend...
Au fait, l'éco, c'est tout sauf une science. Une science touche à l'exactitude et la véracité, entre autre.

n°37333
Provencal ​le gaulois
Profil : Padawan
provencal-le-gaulois
Posté le 21-09-2009 à 00:05:05  profilanswer
 

Encore une fois je crois que j’ai la berlue.
 
La physique quantique est bien une science non ?
Alors dire qu’une science touche forcément à l’exactitude et à la véracité…
 
L'économie rend simplement compte de ce qui pourrait arrivé à un instant T. Pour moi c'est un outil.
 
Et non pas encore une fois l'engrenage d'un énorme complot politique pour apauvrir les pauvre et enrichir les riches.


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Sire, on en a gros!!!
n°37334
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 21-09-2009 à 00:14:56  profilanswer
 

Comme quoi Provencal, t'es à côté de la plaque.
En quoi la physique quantique c'est pas exact?
Au contraire, elle va beaucoup plus dans le réel que les théories précédentes (newton et consorts) qui ne sont que des approximations le plus souvent. Des approximations théoriques qui marchent pourtant très bien, certes.  
 
Pour aller entre vous deux, oui, l'économie est une science... sociale(ou humaine)...
Comme la psychologie, la sociologie, l'ethnologie etc...
Bref, il n'y a pas de réalité, juste des théories.
 
Provencal... Le jour où les politiques feront toutes leurs législation en fonction par exemple d'une théorie psychologique (ou du moins qu'il feront passer toute une série de mesure au nom d'une tendance de la psychologie) , on sera pas dans la merde.

n°37339
G-laberlue
Invité
Posté le 21-09-2009 à 00:35:45  answer
 

Loin de moi l'envie de contrarier qui que ce soit mais vous rappelez du "Canada Dry". Çà en a la couleur, l'odeur, le goût...

n°37340
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 21-09-2009 à 01:01:19  profilanswer
 

Tiens une question si l'économie est une science quelles sont ses grandes découvertes ? Ce qui lui donne cette qualité c'est l'utilisation des maths et malheureusement pour elle le comportement humain n'est pas aussi rationnel qu'une équation ^^

n°37356
Yabouca
Profil : Novice
Posté le 21-09-2009 à 11:04:59  profilanswer
 

Science; définition du dictionnaire le Robert : « l'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables »[1]. (Wikipédia)
 
La science économique respecte cette définition au sens où elle apporte des connaissances, des théories dans un domaine très vaste, et elle s'appuie tant sur des observations empiriques, que mathématiques, et autres.
 
L'économie est une science au sens où elle étudie des faits économiques, qu'elle observe et tente de donner des explications et des solutions et c'est à partir de là qu'apparaissent les théories.
Elle peut, ou non, utiliser l'outil mathématique comme l'ont fait en particulier les néo classiques en micro économie, ou meme les théoriciens de la croissance mais pas nécessairement.
De plus tous les économistes ne font pas l'hypothèse de la rationalité des individus, certains parlent de rationalité limitée par exemple.
Chaque courant théorique fournit une interprétation des faits économiques, du fonctionnement de la société avec des critères plus ou moins pertinents avec lesquels on peut plus ou moins etre d'accord.
Ainsi les néo classiques parlent de concurrence pure et parfaite, de rationalité, mais ce n'est pas forcément, selon chacun, la meilleure théorie.
L'économie est une science, différente des sciences dures telles que la biologie, la physique, mais elle en reste une.

n°37358
Cramouille​tte
Combein de clous vaut une paire de sabots ?
Profil : Idole
cramouillette
Posté le 21-09-2009 à 13:29:56  profilanswer
 

A lire pour l'argumentation et le petit historique : L'économie est-elle une science ? Les économistes sont-ils au-dessus de toute responsabilité ?
 
Ca fiche un sacrée coup à la neutralité scientifique non ? ^^

n°37368
Profil sup​primé
Profil : Idole
Posté le 21-09-2009 à 16:13:25  answer
 

Je suis entièrement d'accord avec Marmitte sur le point que faire uniquement de l'économie est loin d'être suffisant, et qu'elle est mlaintenant même problématique car est devenue la seule science que l'on suit.
 
Il y a deux types de sciences, les sciences exactes et les sciences humaines. Les sciences exactes sont les mathématiques ou la physique, elles n'ont pas de liens directs avec l'être humain en tant que telle et sont issues de la nature ou de l'environnement même qui nous entoure. Elle est surtout irréfutable. 2+2 font 4, c'est incontestable et incontesté.
 
Les sciences humaines, en plus grand nombre, et dont fait aussi partie l'économie, est en rapport directement avec l'activité humaine. Elles ne sont pas exactes, mais suivent des tendances, des courrants.
Toutes les sciences dites humaines ne peuvent être analysées et comprises qu'à partir du seul moment ou l'on a acquis la nature humaine, qui est elle également inexacte.
 
L'Homme a de celà d'intéressant qu'il est un être complexe. Il n'est pas binaire comme les animaux, il a une nature complexe, et c'est pour cela qu'il mérite d'être étudié. Mais on ne peut pas se permettre d'avoir un avis sur la question d'une science humaine si l'on a pas compris au préalable les besoins, les envies, les réflexes de l'être humain dans sa propre nature.  
 
Avant de faire de la politique, avant de se charger de diriger ce que l'on nomme une société d'individus, il faut donc avant toute chose également se concentrer sur d'autres sciences telles que la philosophie, la psychologie, la sociologie, la psychologie sociale, pourquoi pas l'anthropologie, etc...et, au milieu de toutes, également l'économie.
 
C'est là ou marmitte à mes yeux a raison: l'économie ne doit pas être LA science dirigeante de notre systèmle, elle doit "seulement" être une parmi d'autres afin de nous faire comprendre les réels problématiques pour arriver à une société meilleure.
 
Anecdote: je me souviens que lors de mon premier cours d'économie en arrivant en licence, notre prof nous avait fait un cours sur l'accélérateur de particules. Rien à voir? Et pourtant...le but était uniquement de nous apprendre à percevoir une science.

n°37380
G-laberlue
Invité
Posté le 21-09-2009 à 19:05:14  answer
 

Cramouillette a écrit :

Tiens une question si l'économie est une science quelles sont ses grandes découvertes ? Ce qui lui donne cette qualité c'est l'utilisation des maths et malheureusement pour elle le comportement humain n'est pas aussi rationnel qu'une équation ^^


Si, une grande découverte : la main invisible du marché dans la culotte de ma soeur ! Au paravent, on pensait que c'était celle du zouave !

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