Le problème est (en première approximation) assez simple: sortir de l'euro serait extremement nefaste pur un pays endetté en euros, car sa dette reste libellée en euros. Un retour au franc (en général on fait ça parce qu'on veut être un peu plus libre d'utiliser la planche à billet) empècherait de dévaluer sauf à voire la dette traduite en francs exploser (donc ca aggraverait les choses).
Ce qui est vrai par contre c'est que CE problème ne se poserait pas si on n'était JAMAIS entrer dans l'euro.
Autrement dit, toute nouvelle monnaie unique ou agrégeant moult anciennes joue plutot un rôle néfaste de ce point de vue.
Ca peut peut-être avoir d'autres avantages mais à mon avis ils ne compensent pas les inconvénients.
Il faut avoir conscience d'une chose: les marchés financiers multiplient par 2 ou 3 nos niveau de vie, avec l'inconvénient qu'ils peuvent le reprendre à tout moment. C'est détestable, mais la solution pour endiguer ça reste à inventer.
Quant à la dette c'est un réel problème, une dette n'est rien d'autre qu'une promesse qu'une entité a fait à une autre. Elle représente un décalage dans le travail, ie X a accompli un travail et Y a promis d'en accomplir un plus tard en retour. La monnaie est un langage dans lequel sont exprimées ces promesses. Mais on pourrait imaginer des promesses de choses en nature, etc, de toute façon, rompre une promesse est toujours très grave car on n'a pas inventé autre chose que les relations entres les gens (ou entités collectives) basées sur la promesse tenue.
Les dévaluations ne sont pas de rupture de promesse, ça fait partie du jeu, mais les créanciers font alors sacrément la gueule et se sentent quand-même moralement un peu trahis. C'est pourquoi il y a des négociations au moment des dévaluations (par exemple, personne ne dira jamais que la BCE "efface" la dette grecque (même pas DSK ce soir loool), alors que techniquement c'est possible (la BCE dispose d'une infinité d'euros potentiellement, elle en crée autant qu'on veut d'un coup de crayon, et peut rembourser dès demain l'intégralité de la dette grecque et même française, etc) .