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Comme pour le non au référendum sur la Constitution, l'irruption des violences dans les banlieues, la France se distingue à nouveau en Europe par sa réactivité, cette fois contre le CPE et la peur de la précarité. Aux prises avec les conséquences de la mondialisation, la plupart des gouvernements réagissent avec agacement, qu'ils soient idéologiquement pour des solutions libérales ou condamnés, comme ceux de gauche, à vivre avec l'air du temps pour faire accepter des réformes impopulaires.
Cet agacement se fonde sur le sentiment que les Français sont irréformables et qu'ils ont une incapacité à avoir un dialogue politique sans drames. "En ce moment tout le monde vous tape dessus. Vous les Français, êtes décidément toujours un peu à part. Vous vous révoltez quand partout on essaie de s'adapter au modèle libéral", estime le président du Parlement européen, le socialiste Josep Borell, partagé entre résignation et une part de compréhension.
Partout la flexibilité ou précarité progresse dans les relations de travail, même si dans les pays scandinaves ses conséquences sont prises en charge par la collectivité au prix d'une lourde fiscalité.
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