Ce que l’affaire DSK… et plus particulièrement après l’audience du 1 juillet… nous permet de comprendre, ce sont les raisons qui font que seule une femme violée sur dix porte plainte…
Car, si vous avez plus de 15 ans et avez porté une mini-jupe un jour, ne serait-ce qu’une fois, n’allez surtout pas porter plainte pour viol ! Un peu comme dans l’Etranger de Camus : Meursault sera condamné à la guillotine non pas pour le meurtre d’un homme qui le menaçait de son couteau mais pour n'avoir pas pleuré à la mort de sa mère... tête en l'air qu'il était.
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Quant à la garde rapprochée de DSK qui souhaite son retour dans les meilleurs délais afin qu'il puisse se présenter aux primaires du PS - Les Moscovici, Hollande, Le Guen et tous les journalistes de télés (1) avec eux...
Qui dénoncera le fait que des leaders d'opinion prennent vraiment leur Pays, qui est encore le nôtre, à savoir la France (2), pour une trainée, et la fonction de Président de la République… celle de souteneur ?
Des journalistes et une garde rapprochée qui n’en sont déjà plus à se demander comment ce qui s'est avéré être le sperme de DSK s'est retrouvé sur les vêtements d'une femme de chambre (fait établi – tout comme d’autres faits eux aussi établis scientifiquement, sévices corporels inclus)...
Mais bien... et sans sourciller le moins du monde, si cette victime a cherché ou non à tirer profit d'une situation imposée par un homme que les médias veulent pour Président ; un homme qui ne trouve rien de mieux, à l'occasion de ses déplacements, que d'imposer des fellations à des femmes de chambre qu'il voudrait consentantes malgré elles car… il n’est pas nécessaire de faire preuve d’une imagination débordante pour penser qu’elles n’attendent que ça, même et surtout, celles qui ne demandent qu’une chose : qu’on les laisse faire leur travail de femme de chambre... et certainement pas un travail de domestique corvéable à merci, corps et biens.
Certes ! Chez une victime, on n'aime rien tant que son traumatisme tétanisant ; aussi, une victime qui ne perd pas le Nord n’est déjà plus tout à fait une victime mais bien… plus prosaïquement : une calculatrice bientôt détestable.
Mais alors...
Jusqu’où le PS et les journalistes de télés vont-ils descendre et avec eux, ceux qui pourraient être encore tentés de les y rejoindre ?
Journalistes politiques dépourvus de morale publique (faute de formation ou bien, d’exemples à suivre ?), qui ne servent que la force et la puissance, où qu’elles soient, d’où qu’elles viennent, et plus encore, lorsque le vent tourne du côté de cette même force et de cette même puissance, au détriment d'une information honnête et responsable.
Et nous, comment allons-nous faire face à ce qui ressemble depuis le 1er juillet à un viol de nos consciences par une partie de la classe politique et la quasi totalité des journalistes des grands médias ?
Oui ! Nous qui ne sommes pas encore descendus au plus bas de l'échelle d'une considération morale ou bien, d'une décence commune à tous les gens de bonne volonté, gens de bien aussi qui n'ont pas renoncé au respect de soi, et qui se tiennent éloignés d'une intériorisation cynique ou servile d'un environnement politique et social délétère où tout est possible puisque tout est permis ; environnement qui n’épargne plus personne : hier un Badinter (chez Pujadas le 19 mai 2011) ; aujourd'hui 2 juillet 2011, un Jean Daniel qui demande déjà à la justice américaine de s’excuser auprès d’un DSK maintenant victime.
Après la lepénisation de la France, n'assistons-nous pas à sa berlusconisation avec ce viol de nos consciences politique et morale ?
Une France qui ne mériterait plus qu'un Président, non pas au dessus mais... en dessous de tout, et de nous tous pour commencer, sans doute dans la mémoire d'une présidentielle de 2007 qui a vu Sarkozy ouvrir le bal d'une transmutation de notre société dont la veulerie démissionnaire n'a pas fini de ronger le cœur.
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1- Quiconque n'a pas vu et ni entendu Olivier Mazerolles sur BFMTV le 1er juillet 2011, à l'heure où DSK était à nouveau présenté devant le juge, ne saura jamais jusqu'où le métier de journaliste est descendu.
2 - Une France qui est tout ce qui nous reste pour l’heure, en attendant une Europe unie, forte, fraternelle et démocratique : d’où l’importance de l’élection présidentielle.
Message édité par uleski le 03-07-2011 à 12:31:02