Je trouve ton sujet et ton post ridicule.
Le meurtre en série n'a jamais été quelque chose de toléré. Cependant, si une personne, qui a une vie de reve, plein d'argent, un avenir plutot rose, qui a plein d'adversaires politiques qui ne demandent qu'à la piéger se retrouve au fond d'une prison accusée d'avoir donné 52 coups de couteaux à un handicapé en pleine rue, il est évident que c'est invraisemblable et que ce seront les amis plutot que les ennemis de l'accusé (à l'évidence innocent du meurtre atroce et sans mobile dont il est accusé) qui monteront au créneau pour dénoncer un très probable traquenard.
Il me parait particulièrement malsain de faire comme si DSK était coupable juste pour alimenter un débat qui devrait être noble par ailleurs sur le sexe, le pouvoir, l'argent (le pouvoir et l'argent peuvent d'ailleurs se confondre) à propos de la prostitution ou de la violence infligée aux femmes.
Il n'y a aucune échappatoire. Même si DSK était reconnu coupable (nous ne saurons jamais la vérité) des faits, ce serait une très très mauvaise nouvelle pour la cause des femmes, car ça impliquerait instantanément qu'il est subitement devenu dément et schizophrene, et même le plus mouvais des avocats serait en droit de faire annuler tout sentence et toute procédure au nom de la notion juridique de démence.
Il n'y aurait rien de pire pour l'avancée juridique en matière de viol: un viol, une agression sexuelle est une chose dont l'homme doit être reconnu responsable et qu'il commet intentionnellement (et il ne se fait que difficilement prendre, il ne viole pas à poil une passante, une plume dans le cul sur un grand boulevard bardé de caméras).
Se servir de cette affaire pour faire monter au créneau le conflit hommes/femmes et le conflit "féministes/machos" serait une erreur sans nom.
Toute personne qui a déjà vécu longtemps, a au moins une fois dans sa vie croisé un schizophrène illuminée qui se met subitement à faire n'importe quoi, et appelé les pompiers. Dans le pire des cas, si DSK a commis le genre de crime dont il est accusé, ce serait le même contexte.
Se servir de la schizophrénie de la démence ou de la folie furieuse passagère pour nourrir une cause, c'est littéralement la discréditer alors qu'elle mérite mieux. IMplicitement, essayer de faire croire que les violeurs sont dans un état de démence déresponsabilisante durant un viol est une manière de ne pas vouloir protéger juridiquement les femmes
Pense aux centaines de millions de femmes à travers le monde qui se font violer ou violenter (j'en ai vu une récemment attaqué par son mari dans la rue, c'était horrible) par des hommes tout à fait conscients de ce qu'ils font et qui sont difficiles à attraper et ne ridiculise pas cette cause grave en faisant semblant de croire qu'un gars (aussi obsédé sexuel soit-il, et surtout, s'il l'est justement (il se connait d'autant mieux)) peut se suicider devant les caméras du monde entier et détruire famille, amis, et cause politique en sautant à poil sur une passante et la violer.
La difficulté que rencontrent les sornettes qu'on nous bassine depuis une semaine, n'est pas un irrespect de la parole de la victime, pas plus que ce serait un irrespect de la parole d'un gars mort dont par exemple, on accuserait Sarkozy de l'avoir poignardé 52 fois, que de dire: à l'évidence c'est un coup monté et ça ne tient pas la route.
Dans un crime, il y a toujours un mobile et le criminel a toujours quelque chose à gagner. En l'absence d'un mobile et quand 2 protagonistes perdent bcp, l'un (DSK) tout, l'autre beaucoup (la femme accusante), la sagesse commande de chercher qui a trafiqué les cartes et qui profite le crime. A l'évidence, pas à DSK (déjà mort et déjà condamné), et possiblement pas non plus à la jeune mère pieuse.
Message édité par qi185 le 22-05-2011 à 13:38:18