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Auteur Sujet :

Où il est question d'éducation

n°7658
jujube131
ma fille julia est mon soleil
Profil : Idole
Posté le 12-11-2006 à 01:03:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Ok bon ben dés que j'en adopte un, je te contacte...

(Publicité)
n°11108
invite_Sib​ille88
Invité
Posté le 24-02-2007 à 14:35:18  answer
 

un enfant c'est de l'amour , j'ai eu 3enfants, j'ai essayé de faire pour le mieux mais sans violence. Je pense qu lorsqu'il y a du respect et beaucoup d'amour une famille peut etre "heureuse". Je suis effrayée par tout ce que j'ai lu.  Pou moi attendre un enfant à été la plus belle chose de ma vie; alors ne pas essayer de leur donner une belle vie,n'aurait eu aucun sens. :??:

n°11129
cac
Profil : Habitué(e)
cac
Posté le 27-02-2007 à 14:11:34  profilanswer
 

Citation :

Bonjour,
 
J'ai, comme certains le savent peut être, 25 ans. J'ai grandi dans une famille où l'éducation était (est toujours) très stricte. mes parents m'ont inculquée des valeurs fortes et importantes à coups de fessées, punitions et pain sec. Certain(e)s diront que ce sont des méthodes d'un autre siècle et c'est vrai que quand j'y étais, je ne rigolais pas et j'enviais mes petits camarades qui avaient le droit de regarder la télé, de sortir le soir et de faire plein de choses que j'espérais connaître un jour.
Chez nous, on ne badinait pas. mes soeurs étaient logées à la même enseigne et comme j'étais l'aînée, je devais montrer l'exemple.  
A l'école, c'était un drame si je n'avais pas 15 de moyenne minimum. toutes les méthodes étaient bonnes pour me motiver. Inutile de dire que j'étais la meilleure de ma classe.
Pas d'argent de poche (on avait pas les moyens). pas de cadeaux à Noël, peu de marques d'affection, peu de récompenses... quand je voyais mes parents me regarder avec fierté, ca me suffisait.
Les repas étaient ponctués de "mets les mains sur la table", "on n'interrompt pas les adultes" et "termine ton assiette avant de prendre ton dessert". J'oubliais le traditionnel "privé de dessert" pour n'importe quel motif.
j'avoue, j'ai haï mes parents. enfin détesté très fort, surtout quand les bleus se voyaient. mais j'ai également très vite compris que mes parents croyaient faire le mieux pour moi, et pour cela je ne les remercierais jamais assez de m'avoir fait cette éducation.
Je n'ai pas eu une enfance ou une adolescence très facile. J'ai attendu de vivre seule pour sortir, m'amuser, regarder la télé, des choses toutes simples. Quand j'ai été libre de faire ce que je voulais, je me suis un peu libérée, ca m'a fait du bien de rattraper le retard de toutes ces années. j'ai fait en 5 ans ce que d'autres font toute leur vie.  
Mais je ne regrette rien, je ne regrette pas les gifles, les punitions, les engueulades pour un rien, je suis même fière de cette fameuse éducation rigide qui fait que je suis différente des autres.  
Aujourd'hui, je suis adulte et je m'apprête à prendre le relais. dans quelques mois, je vais devoir faire l'éducation de mon bébé. Inconsciemment ou pas, même si on essaye de l'éviter, on reproduit le schéma de son enfance. Je pense donc que je vais reproduire l'éducation "une main de fer dans un gant de velours" (mes parents avaient oublié le velours dans mon éducation). Je me montrerais sans doute beaucoup plus intransigeante et dure que les autres mamans, parce que je crois sincèrement que je le fais pour le bien de mon enfant.
Aujourd'hui, quand je me regarde moi ou mes soeurs, je me dis que oui, on en a bavé, mais finalement, nous sommes bien éduquées et ca vaut pas mal de sacrifices.
 
Tout ce long paragraphe pour que vous situez mon histoire. j'ai regardé hier soir le reportage sur le grand frère de TF1 et l'histoire de cette femme débordée par sa fille de 16 ans. ce que cette jeune fille se permettait de faire m'a littéralement horrifié. je n'ai pas regardé la fin, mais je gage que tout s'est bien terminé, qu'elle est redevenue une jeune fille bien élevée. mais pendant une heure ce fut un cortège d'insultes, d'agression verbale et de laissez-aller... enfin j'avoue que j'ai été consternée. Je ne me permets pas de juger la maman car je ne sais pas comment je serais quand j'aurai une fille de 16 ans à la maison mais... je me dis que non, c'est impossible que ma fille me parle comme ca.
enfin bref, j'attends vos commentaires...


 
 
précision : j'ai été élevé avec beaucoup d'amour mais aussi avec grande fermeté (jusqu'à on va dire 14 ans puis légérement + de mou de entre 14/16 ans).
Idem ça m'a pas empeché d'avoir eu envie de me fritter avec eux des centaines de fois.
 
Je suis l'ainé aussi, j'ai une petite soeur et j'ai été élevé à peu près comme toi, la différence c'est que j'avais un pti quelque chose (50 francs par mois) comme argent de poche quand j'étais plus petit. Le reste c'est exactement pareil (à table, couché tôt, premier classe et tout).
 
La deuxième différence entre nous, c'est que ma soeur n'a pas été élevée comme moi, mais pourrie par ma mère.
En gros le contraire de ce que tu as décrit : dès 8 ans, pourrie par ma mère (jamais de baffe par exemple); dès 13 ans, elle sortait à n'importe quelle heure, elle enchaînait les petits copains, maquillage, clope au bec,  (quand on a des parents qui nous on rabacher le contraire ça la fou mal), commence à gueuller sur ma mère.
Ce que ça a donné à 17 ans : se fritte avec ma mère (pas besoin de parler des insultes mdr), fugue, vole (chez moi et ailleur), se shoot (bon pas juste un pti joint de temps en temps), ramène (essaye) de ramener tout une tas de merde à la maison, la vie de couple de mes parents brisés, (parents qui se sont toujours saignés pour nous offrir à tout 2 ce qu'ils pouvaient (sauf que pas la même éducation).
A 18 ans, tentative de mes parents de la mettre en placement. Car elle était devenue trop ingérable. Et pourtant mes parents c'est le genre qui donne sa vie pour son gosse. Même dans sa tombe qui se relève. Bref des parents.
Réponse du juge : pas de place, y a encore pire que la votre (le genre avec 15000 tentatives de suicides, ou très très violents...ect, bref y a pire.)
Résultat final 4 ans plus tard : ma soeur se barre vivre avec son copain, couple de mes parents pour qui le mariage était sacré : détruit.
 
 
Moralité : des bonnes baffes c'est pas un mal. Une éducation très stricte jusqu'a 14 ans  et stricte jusqu'a 16 ans me semble adapté.  
Quand même on peut attendre 16 ans pour lâcher du mou dans l'éducation !! c'est pas ça qui va empêcher le gosse d'avoir l'esprit alerte, éveillé et d'avoir l'esprit rebelle. ça, pas de souci !!
 
bref d'accord avec toi margaux  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par cac le 27-02-2007 à 14:17:43
n°11131
margaux.
en RTT...
Profil : Légende
margaux78
Posté le 27-02-2007 à 21:13:26  profilanswer
 

ahca fait du bien de voir qqun qui a partagé la même chose que moi... quand jétais petite j'étais persuadée être la seule ainsi!!!

n°11133
jujube131
ma fille julia est mon soleil
Profil : Idole
Posté le 27-02-2007 à 22:39:11  profilanswer
 

cac a écrit :

Citation :

Bonjour,
 
J'ai, comme certains le savent peut être, 25 ans. J'ai grandi dans une famille où l'éducation était (est toujours) très stricte. mes parents m'ont inculquée des valeurs fortes et importantes à coups de fessées, punitions et pain sec. Certain(e)s diront que ce sont des méthodes d'un autre siècle et c'est vrai que quand j'y étais, je ne rigolais pas et j'enviais mes petits camarades qui avaient le droit de regarder la télé, de sortir le soir et de faire plein de choses que j'espérais connaître un jour.
Chez nous, on ne badinait pas. mes soeurs étaient logées à la même enseigne et comme j'étais l'aînée, je devais montrer l'exemple.  
A l'école, c'était un drame si je n'avais pas 15 de moyenne minimum. toutes les méthodes étaient bonnes pour me motiver. Inutile de dire que j'étais la meilleure de ma classe.
Pas d'argent de poche (on avait pas les moyens). pas de cadeaux à Noël, peu de marques d'affection, peu de récompenses... quand je voyais mes parents me regarder avec fierté, ca me suffisait.
Les repas étaient ponctués de "mets les mains sur la table", "on n'interrompt pas les adultes" et "termine ton assiette avant de prendre ton dessert". J'oubliais le traditionnel "privé de dessert" pour n'importe quel motif.
j'avoue, j'ai haï mes parents. enfin détesté très fort, surtout quand les bleus se voyaient. mais j'ai également très vite compris que mes parents croyaient faire le mieux pour moi, et pour cela je ne les remercierais jamais assez de m'avoir fait cette éducation.
Je n'ai pas eu une enfance ou une adolescence très facile. J'ai attendu de vivre seule pour sortir, m'amuser, regarder la télé, des choses toutes simples. Quand j'ai été libre de faire ce que je voulais, je me suis un peu libérée, ca m'a fait du bien de rattraper le retard de toutes ces années. j'ai fait en 5 ans ce que d'autres font toute leur vie.  
Mais je ne regrette rien, je ne regrette pas les gifles, les punitions, les engueulades pour un rien, je suis même fière de cette fameuse éducation rigide qui fait que je suis différente des autres.  
Aujourd'hui, je suis adulte et je m'apprête à prendre le relais. dans quelques mois, je vais devoir faire l'éducation de mon bébé. Inconsciemment ou pas, même si on essaye de l'éviter, on reproduit le schéma de son enfance. Je pense donc que je vais reproduire l'éducation "une main de fer dans un gant de velours" (mes parents avaient oublié le velours dans mon éducation). Je me montrerais sans doute beaucoup plus intransigeante et dure que les autres mamans, parce que je crois sincèrement que je le fais pour le bien de mon enfant.
Aujourd'hui, quand je me regarde moi ou mes soeurs, je me dis que oui, on en a bavé, mais finalement, nous sommes bien éduquées et ca vaut pas mal de sacrifices.
 
Tout ce long paragraphe pour que vous situez mon histoire. j'ai regardé hier soir le reportage sur le grand frère de TF1 et l'histoire de cette femme débordée par sa fille de 16 ans. ce que cette jeune fille se permettait de faire m'a littéralement horrifié. je n'ai pas regardé la fin, mais je gage que tout s'est bien terminé, qu'elle est redevenue une jeune fille bien élevée. mais pendant une heure ce fut un cortège d'insultes, d'agression verbale et de laissez-aller... enfin j'avoue que j'ai été consternée. Je ne me permets pas de juger la maman car je ne sais pas comment je serais quand j'aurai une fille de 16 ans à la maison mais... je me dis que non, c'est impossible que ma fille me parle comme ca.
enfin bref, j'attends vos commentaires...


 
 
précision : j'ai été élevé avec beaucoup d'amour mais aussi avec grande fermeté (jusqu'à on va dire 14 ans puis légérement + de mou de entre 14/16 ans).
Idem ça m'a pas empeché d'avoir eu envie de me fritter avec eux des centaines de fois.
 
Je suis l'ainé aussi, j'ai une petite soeur et j'ai été élevé à peu près comme toi, la différence c'est que j'avais un pti quelque chose (50 francs par mois) comme argent de poche quand j'étais plus petit. Le reste c'est exactement pareil (à table, couché tôt, premier classe et tout).
 
La deuxième différence entre nous, c'est que ma soeur n'a pas été élevée comme moi, mais pourrie par ma mère.
En gros le contraire de ce que tu as décrit : dès 8 ans, pourrie par ma mère (jamais de baffe par exemple); dès 13 ans, elle sortait à n'importe quelle heure, elle enchaînait les petits copains, maquillage, clope au bec,  (quand on a des parents qui nous on rabacher le contraire ça la fou mal), commence à gueuller sur ma mère.
Ce que ça a donné à 17 ans : se fritte avec ma mère (pas besoin de parler des insultes mdr), fugue, vole (chez moi et ailleur), se shoot (bon pas juste un pti joint de temps en temps), ramène (essaye) de ramener tout une tas de merde à la maison, la vie de couple de mes parents brisés, (parents qui se sont toujours saignés pour nous offrir à tout 2 ce qu'ils pouvaient (sauf que pas la même éducation).
A 18 ans, tentative de mes parents de la mettre en placement. Car elle était devenue trop ingérable. Et pourtant mes parents c'est le genre qui donne sa vie pour son gosse. Même dans sa tombe qui se relève. Bref des parents.
Réponse du juge : pas de place, y a encore pire que la votre (le genre avec 15000 tentatives de suicides, ou très très violents...ect, bref y a pire.)
Résultat final 4 ans plus tard : ma soeur se barre vivre avec son copain, couple de mes parents pour qui le mariage était sacré : détruit.
 
 
Moralité : des bonnes baffes c'est pas un mal. Une éducation très stricte jusqu'a 14 ans  et stricte jusqu'a 16 ans me semble adapté.  
Quand même on peut attendre 16 ans pour lâcher du mou dans l'éducation !! c'est pas ça qui va empêcher le gosse d'avoir l'esprit alerte, éveillé et d'avoir l'esprit rebelle. ça, pas de souci !!
 
bref d'accord avec toi margaux  :jap:


 
Putain, ton histoire ressemble étrangement à la mienne sauf que ma soeur n'est pas autant parti en couilles...


---------------
bb1 julia née en juillet 2003 puis cancer en fin 2003 :chimio,rémission et guérison depuis 2004 puis essai bb2 depuis septembre 2006 mais rien.....
 
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n°11229
jujube131
ma fille julia est mon soleil
Profil : Idole
Posté le 12-03-2007 à 23:31:04  profilanswer
 

que de jolies choses...


---------------
bb1 julia née en juillet 2003 puis cancer en fin 2003 :chimio,rémission et guérison depuis 2004 puis essai bb2 depuis septembre 2006 mais rien.....
 
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