Birdreamer a écrit :
Le beau est selon Kant une notion purement intellectuelle et donc désintéressée, le goût est notre capacité à juger la musique, la peinture etc de manière désintéressée et non utilitaire (par exemple trouver une femme belle est intéressé car notre faculté de désir est engagée).
Tout reste une question de subjectivité, je ne suis pas sur que si tu interroges un fan d'Hallyday il te réponde qu'il préfère Bach. .../... Le classique est proné par la culture élitiste comme la beauté à l'état pure, mais cela reste subjectif. ...
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L'exemple que vous prenez est typique, selon la définition de kant, justement, le goût est objectif, puisqu'il ne s'agit pas d'une valeur mais de la reconnaissance de celle-ci. Pour comprendre la complexité des accords, l'harmonie, les nuances etc... de Bach et d'autres compositeurs, il faut être en mesure de les connaître. En ceci l'intelligence n'intervient qu'au sens culturel, qualitativement ET quantitativement s'entend. Pour connaître la subtilité, il faut avoir expérimenté, connu les nuances, enrichir sa palette si vous voulez. L'art populaire, de façon générale, renforce cette idée d'élitisme de certaines formes d'art, justement. Exemple: Manu Chao qui utilise trois accords et la même orchestration pour ses chansons merdiques. Le public ne complexe pas, n'es t pas pris au dépourvu: pas de références nouvelles à intégrer. Du coup, il ne peut comparer les données.
Suis je clair? J'en doute, vu l'heure tardive, mais pour résumer: regardez les enfants, le goût (alimentaire) se forme en grandissant, la palette s'élargit, comme je l'ai déjà écrit. Dans un environnement riche en sensations gustatives, l'enfant disposera d'une palette plus large, lui permettant d'enrichir son goût.
Bref, le goût est subjectif en ce qu'il différe selon des paramètres qui nous échappent, il est objectif en ce que ces paramètres, références socio-culturelles et expérience personnelle, existent vraiment.
Message édité par sempervirens le 05-08-2006 à 01:10:04