nick zobi a écrit :
désolé Coin pour le ressenti mais en tant qu'ancien soignant dans un service de rééducation pour patients victimes d'AVC je me permet de te dire que l'on fait ce que l'on peut avec ce que l'on a.... La charge de travail est lourde et, crois moi, il ne consiste pas à s'occuper du seul patient; la famille et les proches sont également pris en charge mais dans les limites de la disponibilité du corps soignant... Cela fait des années que l'HP demande des fonds et du personnel pour pouvoir prétendre à un service publique digne de ce nom et améliorer la qualité de ses services...
Il est normal de ressentir de la colère face à une situation qu'on estime injuste mais encore faut-il le reconnaître pour pouvoir avancer ...
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Attention Nick, faut pas se méprendre.
J'avais déjà eu ce débat et j'ai toujours reconnu, que si je suis encore là, à ouvrir ma bouche (et accessoirement emmerder le monde), de vivre chaque jour comme si c'était le dernier, c'est grace au corps médical.
J'avoue avoir eu de la colère, lorsque j'ai quitté l'hosto après qu'on m'ait dit "vous comprennez, c'est l'été, il faut qu'on ferme des lits".
J'ai mis des semaines à récuperer mes CR afin de comprendre ce qui m'était arrivée et mettre un mot dessus, et gerer seule le double effet kiss cool du coma (qui est l'ouverture de la boîte noire).
Jusqu'au jour, où j'ai demandé à voir mon neurochirugien (mon ex de l'époque était piloute, et voulait qu'on se fasse une virée, mais pour cela, je devais avoir la garantie qu'avec ma lésion cerebrale, j'pouvais prendre l'avion).
J'étais dans la salle d'attente, il y'avait plus de 3h de retard. J'avais en face de moi des personnes aux tronches explosées, des accompagnants aux yeux cernés, et des personnes qui ne pouvaient ni se tenir debout, ni assis.
J'ai été recue, par un interne espagnol. Qui en plus de me confirmer le risque de prendre l'avion et de la necessité de rester dans un périmètere proche d'un hopital, m'a apprise qu'en plus de la veine pétée, j'avais eu 2 hematomes cerebeleux, dont un qui se resorbait.
sa phrase était "si rejourbu".
Depuis j'ai capté, que c'était de très bon tekos, mais ils n'ont plus le temps de faire le travail d'accompagnement, ni des malades, ni des familles bouleversées.
J'rale souvent, car au sein d'un même hosto, il n'ya pas de coordination, et des examens ne sont pas joints à mon dossier (mais bon, j'rale ti le temps soit dit en passant ! Mes 3 chats ont en marre d'ailleurs).
Par contre, ma colère, pour ne pas dire haine s'oriente actuellement sur les politicards qui veulent gerer des hostos comme une entreprise, et cela au détriment de la santé, pressurant ainsi le personnel, et la conséquence se reporte sur les malades et leurs familles.
nan, j'me souviens juste, qu'il y'a eu un temps, où l'on comprennait que lorsqu'un memebre de la famille est malade, c'est toute la famille qui l'est. Et à ce jour, on s'en cogne! au mieux, il y'a les anti dépresseurs! La seule drogue dure dealée légalement, avant l'alcool!
Anyway, revenons à la pensée du jour