Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007
Bernard Vaissière : "Oui, les abeilles pourraient disparaître",Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences datée du Vendredi 7 septembre 2007.
Les populations d’abeilles déclinent partout dans la monde. Le fait est connu depuis longtemps et la presse s’est récemment emparée du sujet. Bernard Vaissière, chercheur à l’Inra et un des rares spécialistes français de la pollinisation, fait pour Futura-Sciences un point sur cette question.
Bernard Vaissière est chargé de recherche à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), à Avignon, et animateur du Laboratoire de pollinisation entomophile.
Les recherches de son équipe concernent les interactions entre le pollen, son vecteur (vent ou insecte) et le pistil, l’efficacité pollinisatrice, les relations entre abeilles et paysages, et l’impact de la pollinisation sur l’agriculture.
A la quiestion : Les abeilles sont-elles vraiment en danger ?
Oui. Je pense qu’aujourd’hui la possibilité d’un déclin important des populations d’abeilles, voire de la disparition complète de certaines espèces, est réelle.
Le risque d'une baisse de la polénisation est de voir la biodiversité se réduire considérable au fil de la disparition des abeilles.
Moins de polénisation, c'est une reproduction affaiblie du système végétale.
une prise de conscience de l’importance de ce phénomène, s'est traduit en 2004, l’Europe a lancé le programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with tested methods) qui se terminera en 2008.
Une autre idée avancée :
L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation.
L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insecte venait à disparaître du globe, l'espèce humaine disparaîtrait au bout de quatre années. La sirène d'alarme pourrait se transformer en tocsin