J'arrive un peu tard mais je suis tombé par hasard sur ce post. En résumé, il y a 2 grandes catégories d'amiante : la friable (genre faux-plafonds, flocage, ce dont tu parles kazaar) et le non-friable, généralement incorporé à des colles (dalles par exemple) ou des composés quelconques de toutes sortes. Le premier type peut se traiter moyennant quelques précautions (mise de locaux en dépression, méthodologie particulière, confinement). Le deuxième type a fait l'objet de la 2eme loi amiante, mais est beaucoup plus difficile à traiter, mais heureusement INOFENSSIF tant qu'on ne le détruit pas soi-même. En bref, l'amiante friable à ma connaissance a été enlevé du Clémenceau, et il est normal qu'on ne puisse pas estimer l'amiante non-friable restante (il faudrait mettre le bateau en petits morceaux pour le savoir, sic!) Conclusion, on peut trés bien couler ce bateau moyennant la procédure habituelle (dégazage, évacuation des "fragiles" (vitres entre autres), etc... C'est cher mais moins que le ferraillage. De plus, des tests à l'eau saline ont été menés, l'amiante est encore mieux piégée au bout de quelques années que dans l'air, sans aucun risque de contamination (même à nue : diffusion fibreuse quasi inexistante). L'amiante est un danger, oui, mais pas dans les conditions du Clémenceau. N'oubliez pas derrière toute cette histoire d'amiante en général il y a des raisons plus économiques et plus douteuses. Bien des gens devraient plutôt s'intéresser au risque plomb, ou le pire : le radon. Les rapports officiels existent et sont alarmants concernant ce dernier gaz radioactif d'origine naturelle présent ponctuellement mais un peu partout, seulement il n'y a pas d'argent à gagner la-dessus car on ne sait pas traiter le problème.
Pour info : Je suis ingénieur des travaux publics et j'en suis à mon septième chantier de désamiantage, dont trois sites militaires sensibles. De part ma fibre écolo, je suis régulièrement des opérations liées au risque naturel, et occasionnellement je suis plongeur (N4).