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Auteur Sujet :

L'Ossétie, centre du monde

n°3903
Profil sup​primé
Posté le 27-08-2008 à 11:53:02  answer
 

Reprise du message précédent :
Je pense qu'on l'avais compris ;) :lol:

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n°3904
klub-boy
Profil : Padawan
Posté le 27-08-2008 à 12:23:05  profilanswer
 

j' avais un petit doute quand même

n°3905
CALMOS
Invité
Posté le 27-08-2008 à 15:23:02  answer
 

Pour moi la Russie ne fait que répondre à la pression de l'Occident , de l'Otan et des USA à ses frontières !! Les USA veulent prendre le contrôle de l'ancien pré-carré Russe ( Pétrole . . . zone stratégique etc )! la décision d'installer des Bases Anti-missiles en Pologne et en Tchek.. ( à la frontière Russe ) vous semble - t elle normale ? Il y a des conseillers militaires américains en Géorgie et une Base US là bas je crois ?? Le KOSOVO indépendant ne pose pas de problème pour L'EUROPE et USA ? l'Ossétie et Abkhazie INDEPENDANTE nous pose un problème ??? il y a semble t il 2 poids 2 mesures !!!! où est la logique ? si ce n'est que nous voudrions que la Russie croupisse dans son coin sans réaction en acceptant tout et n'importe quoi ?? il semble que ce temps soit révolu !! et nous n'avons aucun intérêt à nous fâcher avec les Russes ! le seul gagnant serait les USA . . . ! Economiquement la Russie à besoin de l'Europe , et l'Europe de la Russie ! La Géorgie est pour les Etats-Unis ce que la Serbie est pour la Russie ! RETOUR A L'ENVOYEUR
QUI SONT LES MÉCHANTS  ??
 
1920 : Le gouvernement menchevique géorgien de Noé jordania , aspirant à l'assimilation et au contrôle total de l'Ossétie du Sud s'en prend à la population ossète ! Les violences font 18 000 morts et 50 000 déplacés , qui se réfugient en Ossétie du Nord !
Il me semble un peu normal que les Ossétes veulent être indépendant !

n°3906
Profil sup​primé
Posté le 27-08-2008 à 15:42:54  answer
 

Il me semble que le cas du Kosovo, j'en ai déjà parlé.
 
L'indépendance du Kosovo a été donné de manière arbitraire par l'UE, et je savais bien qu'un jour on nous le refoutrais dans la gueule.
 
CALMOS, il n'a jamais été question de gentils et de méchants, la géopolitique, c'est un poil plus compliqué que "ya des gentils et ya des méchants" je pense.
 
Maintenant, dire que la situation est inquiétante, c'est indéniable, et rempli de bon sens. Les négociations n'aboutiront à rien, avec un branquignole comme Kouchner de toute façon, on ira pas bien loin.  
 
Il faut vraiment suivre l'évolution car moi je pense que la situation mondiale est en train de vraiment changer. Parce qu'il y a d'autres régions conflictuelles que la Russie veut s'emparer (comme en Ukraine par exemple), et jusqu'ou ce bordel va nous amener? Wait and see...

n°3915
Jdean
Profil : Idole
Posté le 28-08-2008 à 16:38:24  profilanswer
 


  C'est un texte tirée de EurActiv datée du 27.08.2008
 

Citation :


  "Ossétie du Sud et Abkhazie : la Russie reconnaît les régions, la France craint une « guerre »
 
 C’est avec colère que les dirigeants occidentaux ont réagi à la résolution signée par le président russe Dmitri Medvedev reconnaissant l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. L’UE y voit une violation du droit international.
 
 Après avoir reconnu l’indépendance des deux Etats séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, M. Medvedev a indiqué qu’il n’avait pas « peur […] d’une nouvelle guerre froide ». Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, lui a répondu lors d’un entretien télévisé pour France 2, le 26 août, que « si elle n’est que froide, ce n’est pas grave. On a peur d’une guerre ».    
 
L’initiative de M. Medvedev est considérée par les responsables politiques occidentaux comme un signe de la détermination de la Russie de réaffirmer son autorité autour de ses frontières. Un jour avant l’annonce de M. Medvedev, la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que le président russe n’approuverait pas l’indépendance des régions géorgiennes. L’annonce de la Russie a donc surpris.  
 
Les dirigeants occidentaux ont condamné l’initiative de la Russie, et le président américain George Bush a demandé à Moscou de reconsidérer sa « décision irresponsable ». Invoquant l’exemple du Kosovo comme facteur aggravant pour d’autres conflits gelés, M. Medvedev a souligné quant à lui que cette décision « était fondée sur le droit international ».  
 
Mais le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a accusé la Russie de refuser les frontières héritées de l’ère de MM. Gorbatchev et Eltsine. Le ministre a également fait savoir que les Occidentaux craignaient un nettoyage ethnique par les troupes russes dans la région. Une carte de la Géorgie à la main, il a indiqué : « Ca, c’est la carte de l’Ossétie. Ici, il y a une ville qui s'appelle Akhalgori. On dit que cette nuit, les troupes russes vont pousser devant elles – nettoyage ethnique, épuration ethnique – les populations géorgiennes vers la Georgie pour que ce bout d'Ossétie soit homogène ».  
 
Les généraux russes s’interrogent sur l’intensification des activités en mer Noire
 
Pendant ce temps, les généraux russes s’interrogent sur l’activité des forces navales de l’OTAN en mer Noire. « Le niveau d'activité extrême des forces navales de l'Otan dans la mer Noire, dont le nombre continue de croitre, nous rend perplexes », a déclaré le général Anatoli Nogovitsyne lors d’une conférence de presse sur le conflit.  
 
« J'ai dit hier que neuf bateaux de l’OTAN se trouvaient dans la mer Noire et dans la soirée une frégate de la marine de guerre américaine est encore arrivée dans le détroit du Bosphore. De plus, nous avons appris que huit autres bateaux de guerre des pays de l'Otan étaient attendus très rapidement. Il est question d'exercices et on peut sans doute y voir une certaine légitimité [...] mais il est très difficile de croire que toutes ces visites viennent apporter seulement de l'aide humanitaire », a déclaré M. Nogovitsyne.  
 
La Russie gèle les opérations de paix avec l’OTAN
 
 « Comme les dirigeants de l'Alliance ignorent le rôle important de la Russie dans le maintien de la paix au Caucase et en Ossétie du Sud, nous jugeons nécessaire de geler notre coopération avec l'OTAN dans les opérations de paix pour au moins six mois », a indiqué M. Rogozine.  
 
Le diplomate a cependant souligné que la Russie ne renonçait pas au dialogue politique avec l’OTAN.
 
Un sommet difficile en préparation  
 
Alors que l’UE se prépare pour un sommet extraordinaire sur la Géorgie et la Russie le 1er septembre (EurActiv.com 25/08/08), la France a consulté ses partenaires européens à propos de l’adoption d’une déclaration condamnant les actions de Moscou. Dans le même temps, les pays de l’UE ont indiqué qu’ils attendaient les indications de la France sur la marche à suivre.  
 
« L’Allemagne attend les propositions de la France concernant la marche à suivre », a déclaré un diplomate allemand à EurActiv.  
 
En République tchèque le président Vaclav Klaus et les membres du cabinet responsable de la politique étrangère n’ont pas réussi à s’entendre sur une position commune au sujet du conflit entre la Russie et la Géorgie. C’est ce que le premier ministre Mirek Topolanek a déclaré aux journalistes. Ce pays occupera la présidence de l’UE en janvier 2009, après la France.  
 
Par le passé, M. Klaus s’est souvent heurté au gouvernement tchèque sur les questions de politique étrangère. Il s’était d’ailleurs montré critique à l’égard de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par son pays début 2008.  
 
Positions:
 
Le ministre suédois des Affaires étrangères et président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, Carl Bildt, a fermement condamné la décision du président Medvedev. « Cette décision signifie une violation claire et délibérée du droit international » qui met en danger la possibilité d’une résolution pacifique du conflit, a-t-il déclaré. Selon lui, celle-ci contredit ouvertement les principes fondamentaux du Conseil de l’Europe, les engagements pris par la Fédération de Russie à l’égard du Conseil de l’Europe, ainsi que les promesses formulées à plusieurs reprises par les autorités russes concernant le respect absolu de l’intégralité territoriale et de la souveraineté géorgienne.  
 
Selon Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères, l’Occident a « commis une erreur » en humiliant la Russie pendant 10 ans (de 1991 à 2000) en demandant à Moscou « d'être un fournisseur d'énergie et d'accueillir nos investissements » sans pour autant lui reconnaître un « rôle politique ». « La Russie a nourri une frustration qui malheureusement explose aujourd'hui », a-t-il affirmé.  
 
D’après Fyodor Lukyanov, rédacteur en chef de Russia in Global Affairs, la Russie et l’Occident parlent deux langues différentes. Nous avons assisté à un conflit de perceptions dramatique qui s’est révélé bien plus important que les désaccords survenus jusqu’alors entre Moscou et l’Occident, a-t-il déclaré. Selon lui, la Russie – non seulement ses dirigeants, mais aussi ses citoyens – estime que ces actions sont justifiées à 100 %, autant politiquement que moralement. Moscou est tout à fait confiant sur ses droits : il n’y avait pas d’autres lignes de conduite, a-t-il affirmé.  
 
M. Lukyanov a ajouté que la Russie avait désormais tendance non seulement à rejeter complètement les voies déterminées en fonction des valeurs occidentales, mais aussi à contester l’existence de telles valeurs.  
 
Le philosophe français Bernard-Henry Levy s’est montré très critique à l’égard de la Russie dans un article publié dans le Wall Street Journal. La Russie n’éprouve aucune honte quand il s’agit de dénaturer les principes et les idéaux, a-t-il affirmé, indiquant que ce pays brandissait le « précédent » du Kosovo comme si le saccage de la province serbe et la purification ethnique qui s’y était perpétrée pendant des années présentaient des points communs avec la situation en Ossétie, victime d’un « génocide » qui, selon les dernières nouvelles (un rapport de Human Rights Watch) a fait 47 morts. Il a également mentionné la façon dont la Russie tournait à son avantage – ainsi qu’à celles des minorités russophones qu’elle souhaite faire revenir au sein de l’Empire – l’argument du « devoir d’intervention » pour justifier les exactions commises par l’armée et les milices russes à Gori et ailleurs. Selon M. Levy, il s’agit d’un grand principe audacieux cher au ministre français des Affaires étrangères et à quelques autres. Une audace que s’est permise le président Poutine.  
 
Le président du Brookings Institute et ancien vice-secrétaire d’Etat américain, Strobe Talbott, a déclaré qu’il ne croyait pas que l’Occident ait commis une erreur en refusant à la Géorgie et à l’Ukraine le Plan d'action pour l'adhésion (MAP) à l’OTAN en avril dernier. A son avis, cela n’aurait rien changé. Il rappelle que la Géorgie et l’Ukraine ont obtenu à Bucarest une déclaration de l’alliance qui leur promet de pouvoir accéder un jour à l’OTAN, ce qui représente davantage qu’un MAP.  


 
  Un petit récapitulatif des acteurs en jeux dans cette affaire qui fait couler beaucoup d'encre, pour des régions minuscule sur la carte, mais dont les enjeux stratégique lié à la géopolitique, ont fait s'intéressé les grandes puissances. ;)  :D  
 

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n°3917
Jdean
Profil : Idole
Posté le 29-08-2008 à 09:23:00  profilanswer
 

Jdean a écrit :


  C'est un texte tirée de EurActiv datée du 27.08.2008
 

Citation :


  "Ossétie du Sud et Abkhazie : la Russie reconnaît les régions, la France craint une « guerre »
 
 C’est avec colère que les dirigeants occidentaux ont réagi à la résolution signée par le président russe Dmitri Medvedev reconnaissant l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. L’UE y voit une violation du droit international.
 
 Après avoir reconnu l’indépendance des deux Etats séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, M. Medvedev a indiqué qu’il n’avait pas « peur […] d’une nouvelle guerre froide ». Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, lui a répondu lors d’un entretien télévisé pour France 2, le 26 août, que « si elle n’est que froide, ce n’est pas grave. On a peur d’une guerre ».    
 
L’initiative de M. Medvedev est considérée par les responsables politiques occidentaux comme un signe de la détermination de la Russie de réaffirmer son autorité autour de ses frontières. Un jour avant l’annonce de M. Medvedev, la chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué que le président russe n’approuverait pas l’indépendance des régions géorgiennes. L’annonce de la Russie a donc surpris.  
 
Les dirigeants occidentaux ont condamné l’initiative de la Russie, et le président américain George Bush a demandé à Moscou de reconsidérer sa « décision irresponsable ». Invoquant l’exemple du Kosovo comme facteur aggravant pour d’autres conflits gelés, M. Medvedev a souligné quant à lui que cette décision « était fondée sur le droit international ».  
 
Mais le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a accusé la Russie de refuser les frontières héritées de l’ère de MM. Gorbatchev et Eltsine. Le ministre a également fait savoir que les Occidentaux craignaient un nettoyage ethnique par les troupes russes dans la région. Une carte de la Géorgie à la main, il a indiqué : « Ca, c’est la carte de l’Ossétie. Ici, il y a une ville qui s'appelle Akhalgori. On dit que cette nuit, les troupes russes vont pousser devant elles – nettoyage ethnique, épuration ethnique – les populations géorgiennes vers la Georgie pour que ce bout d'Ossétie soit homogène ».  
 
Les généraux russes s’interrogent sur l’intensification des activités en mer Noire
 
Pendant ce temps, les généraux russes s’interrogent sur l’activité des forces navales de l’OTAN en mer Noire. « Le niveau d'activité extrême des forces navales de l'Otan dans la mer Noire, dont le nombre continue de croitre, nous rend perplexes », a déclaré le général Anatoli Nogovitsyne lors d’une conférence de presse sur le conflit.  
 
« J'ai dit hier que neuf bateaux de l’OTAN se trouvaient dans la mer Noire et dans la soirée une frégate de la marine de guerre américaine est encore arrivée dans le détroit du Bosphore. De plus, nous avons appris que huit autres bateaux de guerre des pays de l'Otan étaient attendus très rapidement. Il est question d'exercices et on peut sans doute y voir une certaine légitimité [...] mais il est très difficile de croire que toutes ces visites viennent apporter seulement de l'aide humanitaire », a déclaré M. Nogovitsyne.  
 
La Russie gèle les opérations de paix avec l’OTAN
 
 « Comme les dirigeants de l'Alliance ignorent le rôle important de la Russie dans le maintien de la paix au Caucase et en Ossétie du Sud, nous jugeons nécessaire de geler notre coopération avec l'OTAN dans les opérations de paix pour au moins six mois », a indiqué M. Rogozine.  
 
Le diplomate a cependant souligné que la Russie ne renonçait pas au dialogue politique avec l’OTAN.
 
Un sommet difficile en préparation  
 
Alors que l’UE se prépare pour un sommet extraordinaire sur la Géorgie et la Russie le 1er septembre (EurActiv.com 25/08/08), la France a consulté ses partenaires européens à propos de l’adoption d’une déclaration condamnant les actions de Moscou. Dans le même temps, les pays de l’UE ont indiqué qu’ils attendaient les indications de la France sur la marche à suivre.  
 
« L’Allemagne attend les propositions de la France concernant la marche à suivre », a déclaré un diplomate allemand à EurActiv.  
 
En République tchèque le président Vaclav Klaus et les membres du cabinet responsable de la politique étrangère n’ont pas réussi à s’entendre sur une position commune au sujet du conflit entre la Russie et la Géorgie. C’est ce que le premier ministre Mirek Topolanek a déclaré aux journalistes. Ce pays occupera la présidence de l’UE en janvier 2009, après la France.  
 
Par le passé, M. Klaus s’est souvent heurté au gouvernement tchèque sur les questions de politique étrangère. Il s’était d’ailleurs montré critique à l’égard de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par son pays début 2008.  
 
Positions:
 
Le ministre suédois des Affaires étrangères et président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, Carl Bildt, a fermement condamné la décision du président Medvedev. « Cette décision signifie une violation claire et délibérée du droit international » qui met en danger la possibilité d’une résolution pacifique du conflit, a-t-il déclaré. Selon lui, celle-ci contredit ouvertement les principes fondamentaux du Conseil de l’Europe, les engagements pris par la Fédération de Russie à l’égard du Conseil de l’Europe, ainsi que les promesses formulées à plusieurs reprises par les autorités russes concernant le respect absolu de l’intégralité territoriale et de la souveraineté géorgienne.  
 
Selon Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères, l’Occident a « commis une erreur » en humiliant la Russie pendant 10 ans (de 1991 à 2000) en demandant à Moscou « d'être un fournisseur d'énergie et d'accueillir nos investissements » sans pour autant lui reconnaître un « rôle politique ». « La Russie a nourri une frustration qui malheureusement explose aujourd'hui », a-t-il affirmé.  
 
D’après Fyodor Lukyanov, rédacteur en chef de Russia in Global Affairs, la Russie et l’Occident parlent deux langues différentes. Nous avons assisté à un conflit de perceptions dramatique qui s’est révélé bien plus important que les désaccords survenus jusqu’alors entre Moscou et l’Occident, a-t-il déclaré. Selon lui, la Russie – non seulement ses dirigeants, mais aussi ses citoyens – estime que ces actions sont justifiées à 100 %, autant politiquement que moralement. Moscou est tout à fait confiant sur ses droits : il n’y avait pas d’autres lignes de conduite, a-t-il affirmé.  
 
M. Lukyanov a ajouté que la Russie avait désormais tendance non seulement à rejeter complètement les voies déterminées en fonction des valeurs occidentales, mais aussi à contester l’existence de telles valeurs.  
 
Le philosophe français Bernard-Henry Levy s’est montré très critique à l’égard de la Russie dans un article publié dans le Wall Street Journal. La Russie n’éprouve aucune honte quand il s’agit de dénaturer les principes et les idéaux, a-t-il affirmé, indiquant que ce pays brandissait le « précédent » du Kosovo comme si le saccage de la province serbe et la purification ethnique qui s’y était perpétrée pendant des années présentaient des points communs avec la situation en Ossétie, victime d’un « génocide » qui, selon les dernières nouvelles (un rapport de Human Rights Watch) a fait 47 morts. Il a également mentionné la façon dont la Russie tournait à son avantage – ainsi qu’à celles des minorités russophones qu’elle souhaite faire revenir au sein de l’Empire – l’argument du « devoir d’intervention » pour justifier les exactions commises par l’armée et les milices russes à Gori et ailleurs. Selon M. Levy, il s’agit d’un grand principe audacieux cher au ministre français des Affaires étrangères et à quelques autres. Une audace que s’est permise le président Poutine.  
 
Le président du Brookings Institute et ancien vice-secrétaire d’Etat américain, Strobe Talbott, a déclaré qu’il ne croyait pas que l’Occident ait commis une erreur en refusant à la Géorgie et à l’Ukraine le Plan d'action pour l'adhésion (MAP) à l’OTAN en avril dernier. A son avis, cela n’aurait rien changé. Il rappelle que la Géorgie et l’Ukraine ont obtenu à Bucarest une déclaration de l’alliance qui leur promet de pouvoir accéder un jour à l’OTAN, ce qui représente davantage qu’un MAP.  


 
  Un petit récapitulatif des acteurs en jeux dans cette affaire qui fait couler beaucoup d'encre, pour des régions minuscule sur la carte, mais dont les enjeux stratégique lié à la géopolitique, ont fait s'intéressé les grandes puissances. ;)  :D  
 


n°3918
Jdean
Profil : Idole
Posté le 29-08-2008 à 09:29:57  profilanswer
 

Selon le site Rue 89, dilemme sur les exactions contre les civils provoqués soit par les russes ou les géorgiens, bandes armées...
  Je n'ai pas recopié tous le texte, mais mis les témoignages des différents intervenants.
 
 

Citation :


  Enquete
Guerre en Ossétie : premier bilan d'un nettoyage ethnique
Par Zineb Dryef | Rue89 | 28/08/2008  
 
  Depuis le début du conflit en Ossétie du Sud, Géorgiens et Russes s’accusent des exactions les plus épouvantables sur les civils.

 
  Les civils, premières victimes des bombardements
 
  « L’urgence, c’est que les gens puissent rentrer chez eux. Il faut leur apporter des soins de santé. Le principal problème concerne l’interruption de traitement sur les patients chroniques -ils sont parti sans rien. Les diabétiques, épileptiques ou hypertendus, ont un besoin vital de poursuivre leur traitement. Enfin, les populations déplacées sont traumatisées. On a mis en place un service d’aide psychologique. »
 
 Pour les habitants de Tskhinvali, le fait que l’armée géorgienne ait pilonné une ville qu’elle revendique comme sienne suffit à couper les derniers liens avec Tbilissi.  
 
  Pillages, viols et exécutions en témoignages
 
  « A Karaleti et Tkviavi, il y a énormément de maisons brûlées ou pillées. Je suis arrivé à Tkviavi. Le village était vide. Dans une cour, j’ai vu un cadavre. Puis des femmes, onze ou douze, ont surgi les unes après les autres et ont raconté que tous les hommes avaient fui par peur d’être tués. Elles se cachaient dans les champs la nuit et rentraient dans le village le jour. Une femme, plus jeune, m’a raconté ce que d’autres m’avaient dit. Des militaires arrivés dans des minibus civils et les visages masqués. Elle a failli se faire tuer mais s’est enfuie et s’est cachée dans une grange. "
 
  Des bandes armées sèment la terreur
 
   Dans un reportage pour Paris Match, Michel Peyrard raconte un épisode édifiant :
 
« “On a enculé les Géorgiens, éructe l’un d’eux, originaire de Tskhinvali. Et on les enculera jusqu’à Tbilissi par le feu.” A leur rapidité d’exécution, on devine que les huit occupants de la Vilisi ont un tout autre programme. Le canon de son kalachnikov pointé sur la tempe de Gaioz, notre chauffeur, l’un d’eux lui ordonne de démarrer. “Obéis ou je te bute !” Le Géorgien oppose une résistance obstinée à son assaillant. L’intervention du sous-officier russe évite le pire, mais le soldat de Moscou devra employer toute sa force de conviction pour que les miliciens ossètes abandonnent leur proie. »
 
Christophe Boltanski a également assisté à une scène similaire :
 
« Le matin du 14 août des chars interdisaient l’entrée aux portes de Gori. Deux miliciens ont surgi et braqué des voitures. L’un d’eux a braqué son arme sur la hanche d’un membre du HCR (UNHCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, ndlr). L’armée russe n’a rien dit. S’ils font ça alors qu’il y a des centaines de journalistes, je crains le pire pour les paysans lorsqu’il n’y a personne. »
 
Alexis Bautzmann, rédacteur en chef de la revue Diplomatie, était présent en Géorgie:
 
« Les réfugiés racontent des choses terribles et sont terrifiés par ces hommes qui les poussent à partir. Ce bataillon a une sinistre réputation en Tchéchénie où il a commis des actes barbares: viols de masse, pillages, massacres. »
 
Chassés d’Ossétie par dizaines de milliers
 
Melita Sunjic du HCR avertit toutefois qu’il était encore « déconseillé » de se rendre dans les villes non sécurisées par le gouvernement:  
 
« Huit villages seulement sont sûrs là bas. On n’a pas vu beaucoup de destructions mais beaucoup de pillages (meubles, bétail). La situation est plus difficile dans les petits villages qu’à Gori. Dans un village, le HCR a constaté qu’un vieil homme était resté. Ces personnes vulnérables manquent de tout là-bas. »
 
Peut-on parler de nettoyage ethnique ?  
 
   Au Quai d’Orsay, on précise:

 
« Le ministre se référait à des témoignages sur des cas d’exactions commises par des milices sud-ossètes contre la population géorgienne. Selon Human Rights Watch et le HCR, des cas de pillages, de destructions d’habitations et d’intimidations à l’encontre des Géorgiens, majoritaires dans cette ville, ont été signalés à Akhalgori, en Ossétie du Sud. »
 
Le grand reporter au Figaro se montre prudent:
 
« Le problème des témoignages, c’est que les personnes qui racontent sont en état de choc. Elles intègrent parfois comme expérience propre ce qu’elles écoutent ou voient à la télé. Très souvent, quand on les interroge le récit est différent. Attention, je ne remets en cause ni leur douleur, ni la gravité des exactions commises.  
 


 
Vrai, ou intox : les portes viennent seulement de s’ouvrir à la presse internationale, et comme dans tous conflit, il y a son lot de dérive et de rumeurs.
Je pense qu’il faudra encore quelques semaines, pour avoir un semblant de vérité entre les rumeurs, le nombre de mort …
 

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n°3920
Jdean
Profil : Idole
Posté le 31-08-2008 à 21:08:49  profilanswer
 

La Russie a reconnu mardi l'indépendance de deux républiques séparatistes géorgiennes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, et certains experts craignent que cela ne soulève la question du séparatisme dans le Caucase russe.
 
  Un nouveau problème dans le jeu géopolitique qui se joue dans le Caucasse.

n°3921
ocsena
Profil : Wannabe
Posté le 31-08-2008 à 23:37:04  profilanswer
 

{{Demain lundi 1er septembre, réunion extraordinaire du Conseil européen, l'UE parle de la Russie et décide de ce qu'elle a d'inimportant sur le sujet à dire.}}
 
{{Accessoirement la réunion pourrait nous dire aussi si la Pologne et la République tchèque font encore partie pleinement de l'UE (ou de la même UE que nous) après leur décision "apparemment" très unilatérale d'installer des missiles américains sur leurs sols respectifs. Les Américains sont certes nos amis, mais puisqu'on est un peu formalistes en ce moment il nous semble qu'il y a quelque chose là dedans qui pèche quelque part.}}
 
{{Y a aussi une solution logique qui répond à la question mais qu'on n'ose pas tout à fait livrer, c'est que l'Europe en vérité prend ses citoyens pour de vrais cons, ça c'est aussi extrêmement possible !}}
 
................................................  
 
{{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}}  
 
{{Ocsena, Organisation contre le système-ENA... et pour la démocratie avancée}}  
-[->http://ocsena.ouvaton.org]

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