Je discutais récemment avec un réalisteur qui a tourné son troisième long métrage. Il a financé son film lui même, très petit budget donc.
Le cinoche français est de plus en plus financé par les chaines de télé qui allongent la thune si le film est calibré pour passer en prime time un dimanche soir. Dans son cas, les producteurs télé lui ont demandé de faire en sorte que le protagonniste principal ne meure pas à la fin du film. Il a refusé car cela aurait trop modifié son propos. Il n'a donc pas eu les financements. D'après ce qu'il me disait, Jacques Audiard a été dans la même situation avec De battre mon coeur s'est arrêté. Lorsque le personnage interprété par Duris retrouve le type qui a tué son père, il l'éclate, lui met le canon d'un flingue dans la bouche mais se ravise au moment de tirer. Vraisemblablement, le personnage de Duris butait le type, dans une version non visée par les chaines.