DES HOMMES ET DES DIEUX
de Xavier Beauvois
NOTE:18,5/20
Interprétation/réalisation:10
Photos/esthétisme:9
Intérêt/durée:10
Originalité:8
C'est le jour ou un pilier de la nouvelle vague,mr Claude chabrol nous quitte,que s'installe dans mon esprit peut être l'un des chefs d'oeuvres dont on parlera encore en fin de décennie. Certains me trouveront pompeux,mais pourtant jusque la j'ai eu bon. Comme je l'avais prédit,le film a obtenu le prix du jury a Cannes, est encensé par la critique,et marche même plutôt bien en salles. Mais pourquoi tant de louanges ? Venons y en détail.
D'abord,c'est un sujet. L'histoire vraie des moines de tyberine,isolés dans un monastère en Algérie,et qui en Fevrier 1996,sont pris en otages,et sauvagement assassinés quelques jours plus tard. 6 moines sur 8 sont morts. Deux ont réussis a se cacher lors du rapt au monastère. Le défi pour Xavier beauvois était grand:faire une œuvre juste sur un fait dont on connait déjà la fin.
Avec grâce,beauvois ne renouvelle pas les erreurs de "la rafle" de roselyn boch. Son but n'est pas de nous apitoyer ou de nous faire pleurer devant le sort des moines. Non,le but de beauvois est plus fin que ça. Il cherche a expliquer pourquoi ces hommes ont choisis de mourir pour un amour spirituel. Pourquoi ils ont donnés leur vie au nom de dieu. Pourquoi ils respectaient la religion musulmane et le coran,jugeant que chaque religion est rattachée par un "amen"'.Pourquoi au lieu de fuir la mort,ils sont restés au monastère jusqu'au bout. La est l'une des forces du film. Mais une parmit tant d'autre,bien entendu.
Si le film fait l'exploit de décrocher le prix du jury a Cannes pour la deuxième année consécutive pour la France (le film succède au "prophète" de audiard,lauréat de l'année 2009),on a quand même un petit chagrin en pensant qu'il aurait pût,comme indigènes il y a quatre ans,remporter un prix d'interprétations masculines collectives pour l'ensemble des acteurs (je préviens que je ne vais pas louper Javier Bardem en octobre). Car il faut être honnête,le casting frôle le grandiose. Chaque acteur a une personnalité propre,pudique,et touchante (beauvois avait rencontré frères Jean pierre et ahmede pour ce point la). Ceux qui imposent le plus leur présence sont quand même Lambert wilson,Michael longsdale,et Olivier rabourdin. Lambert wilson est perdu,car c'est lui le plus haut placé dans le monastère,et il possède une certaine part de responsabilité qu'il soit assumer devant le tout puissant. Rabourdin est effondré face a la mort proche,et désespère,implorant dieu de lui venir en aide (la scène est très belle,et fait même penser a "raging bull" de scorcese). Michael longsdale reste peut être le plus imposant des huits. Indifférent face a son destin,la mort n'est qu'une farce pour lui,et elle ne doit pas l'empêcher de vivre,de rire,de respirer. Chacun est déstabilisé par le destin,mais tous restent pour l'amour d'un être.
Enfin,la musique. Essentiellement composé de chants religieux,chaque mots au nom de dieu éclate dans nos oreilles et résonnent dans nos esprits. Le point ultime restant l'ultime repas des moines,avec "le lac des cygnes" en fond sonore. Magistral.
Conclusion:Xavier beauvois est une figure majeur du cinema français,et il l'a bien prouvé. Certains se souviennent encore de "n'oublie pas que tu vas mourir". Cinq après "Le petit lieutenant",beauvois signe une œuvre grandiose et splendide auquel on aura difficulté a contredire. Le film prend ainsi le chemin du "prophète",et comme ce dernier,a déjà un pied posé aux césars.
Message édité par maxou du 76 le 26-11-2010 à 16:56:49
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