| nuclearprout |
Vu en avant-première au Décavision d'Annecy le 27 juillet 2007 à 22h15 (une heure qu'il est bon de regarder du caca lumineux étalé sur une toile blanche qu'à la fin ça pique les yeux et que quand on s'essuie ça sent ! Si si !!! Je vous jure)
Le plus gros n’importe quoi de toute l’histoire des réalisateurs qui se tripotent les organes sur les scénaristes. Jamais vu une aberration pareille et je me contrefiche qu’il soit bien fait et que ce soit le film au plus gros budget consacré aux effets spéciaux. On sait, désormais ce que la technologie numérique et les images de synthèses sont capables de générer sur l’ambiance d’un film. On connaît leurs influences sur l’immersion filmique, oui on s’y croirait… Mais zut, ce film est nul de chez trop-nul-marché. Pour bien nous montrer qu’ils savaient tracker des prises de vue réelles pour incruster leurs robots, tous les plans tremblent (ça, ça doit être Spielberg et sa « Save private Ryan touch »), ce qui fait qu’on voit rien, mais rien du tout du tout, ça se bouscule dans tous les sens et l’œil de chair et de nerf, tout le tissu orbital ne voit que dalle, rien du tout que je vous dis. Ensuite, on apprend rien sur les relations hommes-machines, mais encore moins que rien du tout, on apprend à l’envers, on désapprend (c’est certes un processus intéressant, mais totalement asynchrone en ce qui concerne Transformers). C’est le cône inversé des images de synthèses, tellement illusoires (donc si proches du réel) que l’on ne les voit plus. Elles collent à chacun des ses fichtres de pixels tremblotants sur une image haute définition avec un taux de rafraîchissement astronomique. En fait, à vouloir trop bien simuler du réel, à vouloir tant s’accrocher à l’aspect réaliste des effets spéciaux, tout fait faux, mais tout de chez tout. On a la sensation bizarre de ne rien voir de frais, de ne ressentir aucune sensation (ça c’est encore Spielberg, quel mou du moue celui-là). Même si tout tremble, on dirait que c’est encore un effet, même l’effet réaliste de la caméra à l’épaule est trop propre et lissé, rien ne fait défaut dans l’image, c’est… parfait ! Et personnellement, l’image parfaite ne fait pas le film, le scénario non plus, les acteurs encore moins, ce qui fait le film, c’est l’apôtre qui tient cette caméra crado et qui la pointe sur un truc. Des équipes de 40 ingénieurs en effets spéciaux et des heures de compositing sur des séquences de 30 secondes n’y changeront rien. Le réalisateur ment dès qu’il décide de faire un film, il pourra jouer sur les stimuli « réaliste » autant de fois qu’il voudra, il mentira toujours autant. Le réalisateur ne réalise que le mensonge de l’écran, et Transformers ne nous parle pas de ce mensonge à l’œuvre, il l’assume peut-être mais ne réalise pas le mensonge. Il ne nous parle pas du mensonge technologique qui sous-tendent le rendu de chacune des séquences de ce film, il ne dit rien de chez rien, ah si juste ; « regardez ce que je sais faire avec 130 millions de dollars ». Perso, je m’en tripote les testicules et retourne voir Videodrome.
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