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Sujet : INLAND EMPIRE
@bstr@it Merci pour cette info emo_tive

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@bstr@it Merci pour cette info emo_tive
emo_tive Je n'ai pas lu tout ce qui a été dit et je ne donnerai pas mon avis sur Lynch puisque je ne pourrai pas être subjective du tout, je commencerai à faire son apologie et ça pourrait durer réellement des heures et des heures... Je voulais juste signaler que INLAND EmPIRE doit être écrit en lettres capitales, c'est un choix/souahit de Monsieur Lynch.
@bstr@it

Citation :

une expèrience avant tout sensorielle que ce film: voilà mon avis; y chercher du sens est presque malvenu


 
Ben oui, c'est ce que je dis depuis le début. L'intérêt ne se situe pas dans l'histoire mais la perdition physique dans son "Inland empire" (cerveau, trippe, estomac, etc...).
Excellent les effets secondaires sur ton ami(e)! Cà prouve qu'en tout cas il a un pur effet physique, rarissimes sont les films qui produisent une telle épreuve sensorielle!

omphale hum j'aurais du mal à rester indifférente devant "les quatre fantastiques", il faudrait m'attacher au siège pour ne pas que je m'enfuie en courant!
 
pour revenir à "inland empire", ce film ne m'a pas laissée indifférente: il m'a à la fois hypnotisée au sens physique du terme (à savoir que j'ai eu l'impression en extrapolant au maximum, d'une modification de mes états mentaux, le plus surprenant étant le rapport au temps qu'il a induit) et à la fois laissée sur ma faim, puisqu'honnêtement je n'ai rien compris
bref, une expèrience avant tout sensorielle que ce film: voilà mon avis; y chercher du sens est presque malvenu (et c'est là que la figure de lynch peut intervenir et biaiser la façon de recevoir le film)
 
chose amusante, la personne avec qui j'y suis allée a d'ailleurs été physiquement malade: gavée d'images, de sons etc., bref prise dans ce tourbillon de stimuli presque trois heures durant, elle a vomi à la sortie (véridique!)
et elle a -comme tu t'en douteras- détesté!
 
mais moi, navrée,  je ne peux définitivement pas dire que j'ai aimé ni que j'ai détesté...et c'est bien cela qui est étrange!
@bstr@it Si tu veux. J'ai déjà bien décrit ce que j'aimais dans le film... J'ai du mal à croire que ce film laisse indifférent. Donc quand tu dis que tu es mitigé(e), c'est en quel sens? Hésitant(e) ou indifférent(e)? Parce que bon je veux croire qu'on reste indifférent devant "Les 4 fantastiques", mais devant le film de Lynch c'est forcé d'avoir soit aimé, soit détesté car sa démarche  était quand même particulière (il y avait un parti pris inhabituel)...
Non?
 
Au fait, je signale au apssage pour les curieux qui se questionnent sur le travail de Lynch, et notamment Mullholand drive, la sortie du libre d'Hervé Aubron (cf. amazon).
omphale si tu avais lu autrement qu'en diagonale mon message, tu aurais noté que le doute quant au caractère supportable dudit film s'appliquait non à ceux qui l'ont aimé (je ne pense pas qu'en ce cas on puisse dire qu'ils l'ont supporté ), mais ceux qui -comme moi en l'occurence: et oui, je parlais bel et bien de mon cas!- sont sortis mitigés, ne criant donc ni au chef d'oeuvre ni au navet

 

le sens de mon propos était donc celui-ci (puisqu'il t'a échappé et que tu l'as transformé en je ne sais quel jugement hâtif): me questionner sur l'éventuelle influence induite par le nom du célèbre réalisateur -dont j'ai apprécié quelques films tu t'en doutes
sortir de trois heures de film sans en être dégoutée ni n'avoir adoré n'étant pas expèrience courante je pense -du moins pour moi

 

s'il te plaît d'en discuter autrement que par l'invective...you're welcome

@bstr@it Donc on dit qu'il est bien parce qu'il est réalisé par David Lynch? Les gens qui ont aimés le film sont donc si con que çà?
omphale (je recopie ici ce que j'ai écrit ailleurs à propos de ce film)
 
j'ai vu inland empire il y a quelques jours: ce film est complètement kaléidoscopique et onirique
le rapport au temps est surprenant, on ne voit pas vraiment passer les presque trois heures, et je ne suis pourtant pas certaine qu'il y ait quelque chose à comprendre, précisément
étrange expèrience que le visionnage de ce film...
je reste mitigée toutefois: ce n'est pour moi ni un chef d'oeuvre ni un navet
peut-être n'est ce supportable que parce qu'estampillé david lynch, d'ailleurs...? :/
 
je précise que je n'ai pas vu mulholand drive, que je suspectais d'être trop "hollywoodien" et "facile" -deux filles qui flirtent de façon esthétisante, la blonde et la brune...: la fausse odeur de soufre en puissance!
@bstr@it Les deux que tu aimes "moins" (disons) sont les moins holliwoodien de ces films et les plus approfondies à mon sens.  
 
Enfin je veux pas paraître impertinent, çà pas pour le plaisir de contredire. Donc ne m'agresse pas dans ta prochaine réponse lol. Je vais argumenter.
 
Dans "Une histoire vraie", Lynch a l'audace de déjouer tous les codes du cinéma traditionnel : pas de corps parfait dans ce films mais des corps normaux (même affaiblie, on peut le dire), pas d'effet spéciaux à couper le souffle juste le quotidien, la puissance poétique provient du déterminisme touchant de ce modeste "vieillard" qui doit voir son frère souffrant.  
Le message : la réalité n'a pas besoin d'être complètement changé par les talents artistiques d'un vidéaste géniale, elle est assez féconde en elle-même pour produire de la magie et réaliser l'irréalisable. Il y a une phrase d'Artaud (commentant l'oeuvre de Van Gogh) que j'ai lu hier, qui est étonnante venant de sa part (habituellement il rejette la réalité) mais très justement posée, elle correspond parfaitement, il me semble, à la démarche de Lynch pour ce film :
 
" [...] Van Gogh pensait qu'il faut déduire le mythe des choses les plus terre-à-terre de la vie./En quoi je pense moi qu'il avait foutrement raison./Car la réalité est terriblement supérieure à toute histoire, à toute fable, à toute divinité, à toute surréalité."  
(Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société, collection L'imaginaire, éditions Gallimard, 2001, première édition 1974, p.47.)
 
Le personnage principal, bien que simple et réaliste, est vraiment d'une force ahurissante. Et ce silence du frère qui en dit long lorsque le héros arrive et qu'il lui demande : "tu as fait tout ce chemin avec cette bécanne pour venir me voir"... Sans parler de la beauté photographique et des couleurs fantastiquement présentes de chaque plan de ce film. Voilà, moi je pense qu'il y a une véritable intensité dans "Une histoire vraie" que l'on trouve rarement ailleurs.
 
En ce qui concerne Inland Empire, la grande répétition, la grosse différence, la grande rupture est l'expérience de la durée. Qui est très audacieuse puisqu'il ne s'agit pas de trois heures d'histoires, il ne s'agit pas non plus trois heures d'action comme dans Harry Potter; ce qui aurait été plutôt banal. Non il s'agit de trois heures de perditions, trois heures de double enfermement (enfermé dans la salle de cinéma, erfermé avec l'héroïne dans son labyrinthe mental n'arrivant plus à trouver l'issue de son délire). L'expérience visuelle est intense et violente, elle éprouve les sens du spectateur. Car il s'avère que la durée et l'absence de narration (qui est un point auquel on arrive un moment donné dans le film) sont toujours une certaine manière de cuisiner le regardeur, le faire marriner dans son besoin d'issue, son besoin de sens. Et bien là non, Lynch joue avec la compréhension (l'incompréhension) du spectateur jusqu'au bout.  
Oui, David Lynch a usé d'une certaine forme de saturation : saturation de plans différents, saturation d'espace différent, saturation d'ambiance différente, saturation de personnage différent. En effet, c'est un choix plastique plus que cinématographique. Il ne s'agit plus d'un film fini, mais d'un b(r)ouillon dans lequel toutes les idées se mélangent, sans  produire de structure sur laquelle construire une histoire (un trame), pour immiter le procédé complexe et illogique de l'activité mentale. Nous ne sommes pas non plus dans le rêve, nous sommes en plein milieu du processus de création (au sens large), dans une matrice de formes et de "larves d'idées avortées", c'est à dire dans une peinture en mouvement.
Je pense qu'il s'agit là, je le répète, d'un aboutissement de l'oeuvre de David Lynch. Les recherches plus ou moins prononcés qu'il a effectué jusque là n'était que les prémices de ce qui allait devenir un grand "Inland Empire" ou le magnifique 'Une histoire vraie". Mais je pense que Lynch ne peut plus s'arrêter là. Affaire à suivre.
 
Au fait quelqu'un a déjà été à son expo à la fondaion Cartier? Cà a l'air pas mal...
invite_iona J'ai vu le film de Lynch cette semaine et je trouve aussi que la dénonciation est proche de celle de Mulholland Drive tandis que le personnage féminin m'évoque la Renée de Lost Highway. Par ailleurs, malgré la plasticité des scènes et leur incroyable poésie, je me suis malheureusement profondément ennuyée dans la deuxième partie du film. On manque de balises auxquelles se raccrocher je trouve et les gros plans effectivement fatiguent par leur récurrence...
Pour moi, ce film est à ranger avec Une histoire vraie dans la catégorie des Lynch qui m'ont laissé sur ma faim contrairement à Lost Highway,Mulholland Drive et Sailor et Lula qui eux sont sidérants.
invite_gbertrand Et une rencontre Lynch Hitchcock, pourquoi pas ?
http://www.gerard-bertrand.net/hitchcock_lynch.html
invite_anna-b La série Twin Peaks sortira en dvd sous forme de trois coffrets en juillet 2007 chez TF1 Vidéo.
Quand à Inland Empire....personellement je trouve que c'est un chef d'oeuvre, ne serait-ce que parce qu'il nous force à réfléchir, l'imagination au pouvoir, pas un instant du film sans que mille questions traversent notre tête, à la recherche des liens qui unissent les mille fils conducteurs, nous échafaudons les hypothèses les plus folles, et pour finir c'est nous même qui réécrivons l'histoire, celle qui nous plaît, celle que nous souhaitons voir, et nous pouvons même en inventer une autre, et une autre...tant les possibilités offertes par le réalisateurs, les pistes à explorer sont infinies; bref nous devenons un spectateur actif, enfin, c'est si rare, merci Monsieur Lynch.
invite_hopey Ah la la... Je sens qu'on n'a pas fini les élucubrations diverses et variées au sujet d'inland empire que je vais d'ailleurs m'apréter à retourner voir d'içi peu pour élaborer une théorie personnelle aussi farfelue que ses 3 lapins.  
En ts cas, contrairement à ce que peuvent dire certaines critiques, tt ça a au moins le mérite de prouver qu'on se retrouve encore une fois devant un vrai lynch...et tant mieux pr moi!
 En fait j'étais venu pour autre chose; au sujet d'une tte petite question qui commence à me tarauder sérieusement :
 
   A quand l'intégrale de la série twin peaks en zone 2, VOST french + bonus et commentaires enfin disponible chez mon marchand de journaux ???????? :??:  (il serait temps quand même)   :sarcastic:  
 
Alors si vs avez des scoops à ce sujet faites les parvenir !__car l'impatience me gagne..... :bounce:  
 
Merciii d'avance!           :jap:  :jap:  :jap:  
eeee. je ferai parti des déçus.
comme le souligne khepri, trop trop trop de redites (rideaux rouges, téléphones, personnage riche puis déchu, l'envers du décor, blablabla... manquait que le damier noir et blanc).  une idée de base proche de son dernier film (mulholland drive) : pourquoi ? alors que le précédent est un chef-d'oeuvre (enfin c'est comme ça que je le considère. L'ensemble est mou et plat, je n'ai pas vraiment eu envie de rentrer dans le labyrinthe (qu'est-ce qui se cache derrière cette porte ? je m'en fous). La performance de Laura Derm m'a laissé froid, même si je reconnais que la scène de sa "mort" sur le trottoir est l'une des plus réussies du film.  
 
Quant au son et à la musique, c'est ce qui m'a sans doute le plus exaspéré : un sound design cliché et omniprésent (-> du coup un rendu très fade), et penderecki je suis pas fan, donc ça fait BO de seconde zone mille fois déjà entendue.
J'ai revu le film aujourd'hui. J'ai un peu mieux compris l'histoire, même si beaucoup de choses restent encore tres flous. Mais la fin m'a encore plus ému que la premiere fois.
khepri J'en sors. Déçu et fatigué de David Lynch et de Laura Dern.
L'impression dominante est une redite..que ça tourne en rond..Pour une fois que je n'est pas été happé par la magie malsaine et vénéneuse qui hante une bonne partie de ses films.  
Je n'ai plus été sensible à son traitement du son et de l'image...trop de flou, de gros plans, de saturation, de ruptures de ton..
Je n'ai pas eu envie de franchir les portes qu'il me proposait...pour en trouver d'autres..poupées russes barrées et fardées comme ces filles magnifiques qui achèvent le film sur une note festive et dansante...au moins ils se seront amusés...
Comme beaucoup de David Lynch, Inland Empire est plus que difficile d'accès. Je trouve que Lynch a un pouvoir de fascination certain, mais je n'ai pas été bien emballé par ce film, dans la mesure où il m’a été impossible de comprendre le sens du scénario, mais il semble y en avoir un, car beaucoup d’éléments se recoupent dans ce labyrinthe d’histoires.  
 
Cependant, malgré la longueur (2h52), c'est un film qui reste, à mon goût, intéressant, pour ses images, ses lumières, ses textures, sa musique (notamment ambiant), qui est géniale, et de manière générale son univers fascinant, sombre, pesant, effrayant, et parfois émouvant. C’est un peu comme une peinture : soit on aime, soit on n’aime pas. Là où je trouve Inland Empire très puissant, c’est qu’il s’agit d’une expérience mentale, mais qui parle tout autant à l’intellect, qu’au subconscient et au coeur. C'est marrant ce que tu dis @bstr@it, car je pense effectivement que d'une certaine maniere, on peut dire que Inland Empire est au cinéma ce que l’ambiant est à la musique électronique. Il y a un côté ambiant dans ce film, car il faut patienter longtemps avant que la sauce commence à prendre.
 
Ma note : 6/10.
 
PS : je précise que je n'ai pas vu Mullholand Drive.
@bstr@it Il parait que c'est un premier aboutissement de l'oeuvre de David Lynch, très picturale et très photographique. Il semblerait que ce film soit la version "ambiente" de Mullholand drive.
Il y a un petit article au sujet du film dans le Beaux Arts Magazine de ce mois... Putain je suis super impatient. Il sort le 7 février 2007. Encore une semaine à attendre!!!!
tork :ouch: ourggffhhhh cte claque!
 
traduction:
 
une oeuvre diapolemiquement intelligente!
 
 ;)
jypegue Les infos sont assez rares (même allociné est dans le brouillard). Enfin voilà toutefois la bande annonce d'Inland Empire, on sera pas beaucoup plus avancé si ce n'est qu'elle est moins clinquante que l'univers de rêve des collines de Mulholland:
 
[flash=425,350]http://www.youtube.com/v/y4hFEDYmMcM[/flash]
PURSEWARDEN Aprés sa présentation à la Mostra de Venise, INLAND EMPIRE divise la critique. Pas vraiment étonnant avec LYNCH qui est un Metteur en Scène d'exception et complètement hors normes.
Pourquoi ne pas collecter sur ce forum les infos et avis sur ce nouvel opus avant sa sortie en 2007

Citation :

L'inconnu c'est toujours exitant... David LYNCH

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