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Sujet : La science des rêves
boulaouane Mais il a filmé la Block Party de Dave Chappelle et ça c'est bien.

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boulaouane Mais il a filmé la Block Party de Dave Chappelle et ça c'est bien.
ogami Bon, j'ai pas vu ses précédents films, j'y suis allé sans aucun a priori, négatif ou positif. Bah j'ai été franchement déçu, sans y aller par quatre chemins.
Outre le scénario qui tiendrait sur une feuille OCB, j'ai été agacé par l'impression de me trouver devant un égo-trip où Gondry étale ses petits délires de créatif psychotique. Ca donne franchement pas envie d'aller boire un coup avec lui. Visuellement, pas grand-chose de neuf à se mettre sous la dent : les décors faits de matériel récupéré, les voitures en carton... rien que du déjà-vu (dans les propres productions clipesques de Gondry lui-même, d'ailleurs).
Pas grand-chose à sauver, donc.
parpaing. c'est assez cucu quand meme, avec des relents d'amélie poulain qui tachent par moment
invite_Simon Legris En tout cas, evitez la version VF.
zeitoon ouais ben moi j'ai bien aimé la sciens des rêves. Certes on n'a pas à faire au film du siècle, mais à un bon moment dans sa globalité, et puis je suis assez bon public, donc en gros fan de Chabat que je suis, je me marre lourdement avec le coup des aisselles par exemple. Ou alors quand Stéphane essaye de se cacher chez Stéphanie en se jetant sur le lit. Et puis oui je me suis laissé emporter par l'espèce de velours nostalgico-douceâtre qui enveloppe le film, même si je n'étais pas dupe de la légèreté du scénario .
Et pour le coup, Vergiss mein nicht (eternal blabla dans sa plus belle traduction de titre :) ) restera définitivement un gros coup de coeur pour moi. Cinéphile ou pas.
trelkax J'ai également aimé "La Science des Rêves", surement aussi parce que je me suis un peu reconnu dans le personnage de Stephane (je ne suis tout de même pas autant psychotique que lui) et reconnu en Stéphanie un peu de l'amie dont j'aimerai être autant aimé que je l'aime.
 
C'est aussi un peu de notre relation que j'ai vu dans cette jolie comédie romantique. Très poétique, très drole, de très bons acteurs, et s'il y a parfois un peu trop d'effets d'animation c'est pour mieux se perdre dans les rêves du héros. En plus Charlotte Gainsbourg est toujours aussi ravissante.
invite_DocteurC @WYK:
Je trouve le jugement porté sur Eternal Sunshine injuste: n'y rien voir c'est se fermer d'avance sur le nom du réalisateur, car de fait c'est une mise en scène plutôt réussi des mécanismes de la mémoire et de l'oubli rattachés à une histoire d'amour. Rien d'étonnant puisque le scénario est du même que Dans la peau de John Malkovitch, et il a un talent d'écriture obsessionnelle certain.
 
J'ai trouvé que le film exploitait bien le thème, avec une petite surenchère de mouvements de caméra mais je l'ai trouvé bien sobre pour du Gondry. En plus les acteurs sont très bons. A mon avis Gondry ne fera jamais mieux que ça. Je crois que ce serait presque un accident dans sa carrière, un film réussi au milieu d'un monceau de... je ne trouve pas de mot. Clips ratés?
easywriter une peu dur Wyk avec eternal , film qu'à l'époque j'avais trouvé relativement frais : réussissant à raconter une histoire d'amour (finalement assez basique) en adoptant une construction de récit certes échevelée mais qui avait le mérite d'exprimer la force des sentiments amoureux à travers la rémanence qu'ils suscitent : rappelons que les personnages choisissaient (puis regrettaient) d'oublier une histoire d'amour aussi forte que douloureuse. le choix de gondry permettait un regard un peu original sur une trame narrative encore une fois assez mince. C'est d'ailleurs là son principal défaut (mais évite à mons sens dans Eternal) : jouer la surenchère formelle et clippesque pour cacher la misère de son incompétence scénaristique. c'est le cas dans human nature, c'est apparemment le cas dans la science... dont les bandes annonces m'ont aussi donné envie de fuir
kazaar J'ai bien aimé Eternal Sunshine, j'ai bien aimé la science des rêves. Ca fait penser à de l'écriture automatique, un bouillonnement d'idées couchées sur une feuille de papier (à carreaux évidemment). Bien sûr c'est pas propre, c'est foutraque, c'est pas du grand cinéma. En fait c'est plus proche de l'esprit du court métrage et plus précisémment de nombreux films d'anim : de l'imaginaire brut, non raffiné mais plein de ressources.
 
Laissez la cinéphilie en dehors de tout ça, il y a autant de rapports entre Gondry et Kieslowsky qu'entre Louis Guilloux et Christophe Blain (l'auteur de BD). De lointains cousins pourtant non ?
 
La science des rêves fait rire assez souvent, on s'amuse du personnage qui se comporte comme un gosse. A défaut de pouvoir communiquer simplement, il fait des tours et détours en empruntant des chemins balisés par son imaginaire. Un peu comme Gondry finalement. Je comprends qu'on trouve dommage de cracher ses idées comme ça, mais surtout pas grotesque. La maladresse je trouve ça très sympatique au contraire.
eleanor_

lilo. a écrit :

Le film sort mi-aout; mais j'ai déjà eu des échos plus que moins positif (négatif, quoi). Ce qui m'attriste. Si ya des gens qui l'ont déjà vu, et qui ont aimé, manifestez-vous.


 
AH ? Dommage.
Pas vu encore, donc pas d'avis a priori.  
Mais la BA donne en fait l'impression d'un manque d'épaisseur émotionnelle, d'un truc un peu ado, à l'image de l'acteur principal, un peu ado, un peu touchant, mais bon. Court.  
Enfin tu tiens peut-être une explication à cette sortie estivale difficile.  
   
 

davidkoresh

Citation :

Le cinéma est un art majeur qui a en grande partie supplanté la littérature depuis 50 ans.

et qui dépend en grande partie de ses conditions de productions et d'une infrastructure démentielle.
 
Et sur les attentes qu'on peut avoir sur un média ou un art, en connaissant ses moyens de production, il ya beaucoup plus à dire que :
 
 

Citation :

Le cinéma est un art majeur qui a en grande partie supplanté la littérature depuis 50 ans.


 
Merci pour l'info ! Je croyais que c'était une variante des boules lyonnaise.
 
 
 
Procès d'intention ? j'aurai pu rajouter un point d'interrogation à la fin de ma phrase. En effet, ou pas... Le point, c'est que de suivre Michel Gondy à ses débuts doit être aussi intéressant que de suivre Blake Edwards (malgré les merdes qu'il a faite). L'inexpérience a aussi ses bénéfices.

invite_WYK-

davidkoresh a écrit :

Le cinéma t'en attends, juste beaucoup plus qu'il m'a jamais apporté.


Ca c'est un procès d'intention aussi débile sur le fond que sur la forme.
Le cinéma est un art majeur qui a en grande partie supplanté la littérature depuis 50 ans.

davidkoresh Non, mais, c'est parce que je réfléchis encore à ce que tu dis et c'est comme une révélation pour moi. Et puis que j'ai pas encore eu le temps de répondre plus longuement. Et puis en même temps, j'essaye de me relire si j'écris un long truc. En gros, ça sera sur INVENTION et PROCéDé. Le flash back, procédé narrative est utilisé dans eternal bla bla de manière inventive. C'est d'autant bien fait que ça rentre à tous les niveaux dans la structure du film. ça m'a fait réfléchir là-dessus (ce qui est technique.) ce que j'ai retiré du film en lui-même, c'était une sensation vachement pop-corn stylee. Une belle histoire d'amour hollywoodienne vachement creuse (ce genre de truc ou c'est le mec ou la nana qui refuse de s'engager puis qui s'aperçoit qu'il est toujours amoureux et ça se finit bien.) et une bonne gestion du suspense - fun et innovante à sa manière.
 
Maintenant, c'est vrai que ça m'a laissé l'impression d'être perméable à des émotions à la con. Des situations que je vis pas et que je vivrais jamais parce qu'ELLES n'EXISTENT PAS. On participe à un espèce de rêve mou par procuration en espérant que ça se finisse bien (que ça ait un sens tout simplement).  
 
Quand tu as parles de l'exigeance qu'apporte l'expérience, okay, certes. Mais sa trimballe la lassitude aussi apparemment. Je comprends tout à fait que les procédés narratifs d'un film te fassent chier, mais là avec eternal chachacha on était dans l'innovation. Je comprends aussi que l'aspect mode te gave. Mais la mode influence forcément le cinéma de son époque (the party : la mode et le génie comique au sein d'une situation complètement pop expérimental)
 
Quelqu'un sans expérience, ni culture de ça, peut mettre du temps à y être sensible (moi, c'est la deuxième fois que je me suis accoché au film. La première,j'étais passé à côté, dégoûté par l'esthétisme pop (le jeu avec la branchouillerie du film). J'attends de voir la suite de ce que fait Gondry.
 
J'attends de voir la suite de ce que Gondry fait, parce que la patte me plaît. Et je trouve plutôt quelque chose qui s'affirme. Le prochain Gondry est un doc sur la stand up comedy de rue. Le cinéma t'en attend, juste beaucoup plus qu'il m'a jamais apporté. Mais c'est pas grave.
invite_WYK-

davidkoresh a écrit :

Merci de ton explication. C'est plus clair pour moi. J'ai plus l'impression que tu 'attaques à la branchouillerie, mais seulement à la branchouillerie contemporaien, qui as repris ce que faisait avant eux les moins branchouilles en moins bien.


C'était pas la peine que je me fasse chier à en écrire si long pour lire çe en retour. Enfin...ça me servira de leçon.

davidkoresh Merci de ton explication. C'est plus clair pour moi. J'ai plus l'impression que tu 'attaques à la branchouillerie, mais seulement à la branchouillerie contemporaien, qui as repris ce que faisait avant eux les moins branchouilles en moins bien.
invite_WYK-

davidkoresh a écrit :


Quand tu te fais hier au cinéma, tu analyses un peu pourquoi ou ton seul curseur, c'est ton ressenti. Je veux dire, t'as l'air de t'y connaître un tas et d'être une vraie cinéphile et tout... attention ! Mais souvent quand tu en parles, on sait pas pourquoi tu t'es emmerdé.
 


Le terme cinéphile éthymologiquement signifie qui aime le cinéma. Il a été détourné (pareil avec pédophile d'ailleurs, désolée si je choque telle n'est pas mon intention) en "personne érudite qui a vu tout Bresson et Murnau à l'âge de 12 ans et qui dispose d'un vocabulaire de 100 mots qu'il enfile pour faire des critiques de cinéma qui se veulent irréfutables et intellectuelles".
Vous n'étiez pas né lorsque les anciens forums de Flu existaient, il y avait peu de débats cinéma mais un peu plus que sur ces forums actuels. Et en tous cas il y eut quelques jolies empoignades car nous étions 2/5 cinéphiles.
Par ailleurs à l'époque nous étions plusieurs cinéphiles-éthymologiques à reprocher à Flu (personnellement j'en ai discuté plusieurs fois avec Alex) d'avoir des critiques cinéma particulièrement mauvais car jouant au cinéphile-Cahiers du.
J'avais d'ailleurs ouvert un fil incendiaire sur ce sujet à l'époque.
Tout ça pour dire que je me revendique haut et fort comme cinéphile-éthymologique et pas du tout cinéphile-cahiersdu, qu'un film pour moi c'est blood tears and sweat même si évidemment j'attache beaucoup  d'importance à la réalisation. Donc effectivement je ne vais pas du tout au ciné pour me labourer le cerveau mais pour vivre une autre vie, pour entrer dans un autre univers, pour voir des constructions formelles qui m'intéressent...
Pour en revenir à Gondry et à Eternal machin, je trouve ce film purement grotesque. Pour moi ça sent l'onirisme de pacotille, il n'y a aucune invention, il y a un procédé.
Tout comme Marie Antoinette c'était des bonnes femmes poudrées et des tonnes de gateaux, voilà précisément ce qui me reste de ce film.
Peut-etre est-ce une question de génération ? c'est possible.  
Peut-etre est-ce aussi une question d'exigence ? il me semble absolument fatal que lorsqu'on a vu disons 1000 films on devienne plus exigeant que lorsqu'on en a vu 100. Les polars ou les films de braquage par exemple je ne peux quasiment plus les supporter car tout a été fait. "Un flic à deux jours de la retraite se voit confier une enquêt banale...' Grrrr.  
Or, j'ai adoré le dernier Spike Kee car l'histoire n'avait pas déjà été faite, car j'aimais bcp les digressions autour du braquage (la pouffe albanaise, le gamin avec son jeu 50 cent...) et l'humour du film.
Or j'ai adoré Collateral qui est un film totalement invraisemblable de A à Z, parce qu'il a une construction formelle exceptionnelle et qu'il joue sur deux archetypes.
Voilà aussi un mot fondamental : un vrai bon film joue forcément -sans aucune exception- sur des archetypes. C'est ça qui l'ancre dans l'inconscient ppopulaire. Or tous ces petits films ne manipulent pas d'archetype ; c'est un point absolument essentiel pour moi.
 
 
En fait je crois que je peux beaucoup plus facilement dire pourquoi j'aime un film que pourquoi je ne l'aime pas.
Je m'étais déjà fait cette réflexion auparavant. En plus lorsque je n'aime pas un film je n'ai plus envie d'en parler, j'ai déjà perdu 1h30 c'est bon, je passe à autre chose.
Donc pour Eternal Bidule j'ai beaucoup me creuser les méninges je ne vois rien à en dire. C'est pour moi totalement surfait, le genre de truc sur lequel un certain public (jeune et branchouille) s'emballe mais qui ne vaut pas un kopeck au panthéon du cinéma. Rien d'intéressant sur le fond, rien d'intéressant sur la forme, et je ne vois rien à dire d'autre et en plus ça m'ennuie profondément de chercher autre chose car j'oublie ce genre de film sitôt la salle quittée. Oui ça aussi c'est un critère de première importance. Si un film ne revient pas dans mon cerveau plusieurs jours après l'avoir vu  il ne m'intéresse foncièrement pas. Je vais prendre l'exemple d'Almodovar que je trouve totalement inintéressant car tout est dit tout est démontré et j'ai horreur de ça. Pour moi un film c'est 1h30 d'images et des jours voire des semaines de suite dans mon cerveau. (on en revient aux archetypes)
Or Almodovar-outre son esthétique qui ne m'intéresse pas non plus- montre les choses à 100%. On sort de la salle il n'y a plus aucune réflexion à avoir et les émotions qu'il suscite en moi sont aussi fugaces qu'une fraise tagada.
 
Voilà, désolée d'avoir été très longue mais j'ai tenté d'expliquer ce qui m'était demandé.

davidkoresh C'est pas faux.
 
Moi, j'ai bien accroché la construction du Soleil éternel d'un esprit sans point, tout de même. J'aimais bien le groupe de Gondry quand j'étais petit. Je trouve pas le gars inintéressant, mais on en a trop fait des caisses ; ces clips récup' était marrant mais les années 90 étaient les années de la récup'.
 
@ wyk
 
Quand tu fais "hier au cinéma", tu analyses un peu pourquoi ton seul curseur, c'est ton ressenti ? Je veux dire, t'as l'air de t'y connaître un tas et d'être une vraie cinéphile et tout... attention ! Mais souvent quand tu en parles, on sait pas pourquoi tu t'es emmerdée.
 
Je veux dire Okay, Sofia C. est branchouille, les inrocks, tralala... Okay, Gondry est branchouille (plutôt après la hype) des Inrocks... Il faut pas habiter à Paris pour le savoir. Mais là... l'ambiance prose scato se justifie-t-elle ? Je veux dire, le coup des séquences de flash back qui avançait à l'envers mais dans un mouvement réel pour le personnage principal, luttant pour sauvegarder ses souvenirs tout en réalisan la situation qu'il allait oublier... c'est laborieux à résumer mais filmé par Gondry sa passe tout seul. C'est pas donné de manipuler autant le temps dans ton récit sans foutre un merde noire !
invite_WYK- -Je me suis fait chier comme un rat mort à cette daube de Human Nature
-Je me suis fait chier comme deux rats morts à cette dauble de Eternal Sunshine (je croyais, je suis même sure, que les films devaient obligatoirement sortir avec des titres français, encore une mesure passée aux oubliettes.)
-Je me suis fait chier les x fois que j'ai vu la BA de la Sience des rêves, pardon The Science of sleep; Chabat en beauf à bonnet péruvien fabricant de calendriers de cul c'est à gerber.
 
----> Une chose est certaine ; s'il y a bien un film que je ne verrai pas c'est la Science des rêves, pardon the Science of sleep.  
Même les Inrocks qui étaient gondrymaniaques à mort disent en 10 lignes que ce film est mauvais. Bigre.
 
Et quant à la légende Gondry petit bricoleur de fortune sans fric, Gondry il est overpété de thunes. Il a fait des clips pour la terre entière et des petites pubs à 3 euros pour Nike, Air France ou la dernière pub Nespresso avec George Clooney.
addison Je ne l'ai pas vu (puisqu'il n'est pas encore sorti ;) ), mais j'ai vraiment adoré Eternal Sunshine of the spotless mind, donc j'ai vraiment hâte de voir le nouveau film de Gondry.
Il me semble avoir lu une bonne critique dans Première non ?
davidkoresh Sortie dans une semaine.
lilo. Le film sort mi-aout; mais j'ai déjà eu des échos plus que moins positif (négatif, quoi). Ce qui m'attriste. Si ya des gens qui l'ont déjà vu, et qui ont aimé, manifestez-vous.
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